La finance au service de l'Afrique

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La reprise en Afrique après la crise causée par la pandémie de COVID-19 dépendra du maintien et de la création d'emplois par les entreprises privées. Toutefois, même les entreprises qui prospéraient par le passé ont été durement touchées par cette crise. Ce rapport décrit les conséquences de la crise sanitaire en Afrique, le coût potentiel de la reprise et la volonté des banques de soutenir les investissements verts alors qu'elles se tournent vers l'avenir.

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Les répercussions de la crise du COVID-19 pourraient s’inscrire dans la durée. Dès lors, le secteur financier pourrait avoir davantage de difficulté à soutenir une économie intelligente, verte et inclusive. Le soutien des décideurs politiques a contribué au maintien de la stabilité et de la viabilité du secteur financier pendant la crise. Néanmoins, de nombreuses banques se retrouvent maintenant avec des volumes importants de prêts non productifs dans leur bilan, ce qui pourrait les inciter à redémarrer leur activité de prêt avec prudence. Une telle évolution creuserait l’important déficit de financement auquel les entreprises africaines sont confrontées[ 4], les petites et moyennes entreprises (PME), les start-ups et les entreprises innovantes étant particulièrement concernées.

Le 15 septembre, le Conseil d’administration de la BEI a approuvé la proposition relative à la création d’une branche de la BEI dédiée au financement du développement. Cette réorganisation lui permettra de recentrer sa contribution sur le soutien des objectifs de l’Union européenne et de ses partenaires à l’extérieur de l’UE avec un impact et une efficacité encore accrus. La Banque de l’UE pourra renforcer son engagement en matière de développement en intensifiant la présence d’experts sur le terrain ; elle deviendra aussi un partenaire plus efficace pour les autres banques de développement multilatérales et nationales. En outre, elle sera mieux en mesure de poursuivre son ambition en termes de lutte contre le changement climatique.

Avec la nouvelle branche consacrée au développement, la BEI continuera de collaborer avec les institutions financières africaines pour les aider à stimuler une reprise tirée par le secteur privé. La BEI octroie des prêts et des fonds propres « patients » pour renforcer la capacité de ces institutions à prêter en faveur d’un redressement durable, en ciblant en particulier les PME et les investissements dans des domaines clés tels que le climat, l’économie numérique, l’innovation et l’entrepreneuriat féminin. Nous soutenons toute une gamme d’acteurs et adaptons notre offre, y compris par le biais de prêts en monnaie locale, pour répondre à tout l’éventail des besoins en matière de développement durable. Afin de maximiser l’impact sur le développement, la BEI complète son offre financière par des missions d’assistance technique, des services de conseil et des productions intellectuelles, telles que le présent rapport.

J’espère que vous trouverez La finance au service de l’Afrique utile et que l’analyse contenue dans le présent rapport pourra vous aider à prendre des décisions d’investissement éclairées et à fort impact.

Werner Hoyer

Président de la Banque européenne d’investissement

[ 1] OCDE, 2020. L’OCDE estime que la crise du coronavirus a provoqué un déficit de revenus de 700 milliards d’USD en 2020.

[ 2] FMI, 2020. Chapitre 2 – « S’adapter aux changements climatiques en Afrique subsaharienne ». Disponible à l’adresse : https://www.imf.org/fr/Publications/REO/SSA/Issues/2020/04/01/sreo0420.

[ 3] Données disponibles à l’adresse : https://www.enterprisesurveys.org/en/graphing-tool.

[ 4] Le déficit de financement des PME a été estimé à 17 % du revenu national en 2017, sur la base des données présentées dans Société financière internationale, 2017.

Résumé analytique

L’Afrique s’efforcera de financer la relance économique après la crise liée au COVID-19 tout en abordant les défis sous-jacents en matière de développement et les effets croissants des changements climatiques. La crise sanitaire et ses conséquences économiques ont freiné la croissance en Afrique en 2020 et pourraient avoir plongé 30 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté (voir le chapitre 1). Les pays fortement dépendants du tourisme ont été durement touchés et la chute des prix des matières premières a eu des incidences majeures sur les exportateurs de pétrole et de gaz, en particulier au premier semestre de 2020. Une relance inclusive et durable est essentielle pour éviter de nouveaux revers en matière de développement durable, ainsi que pour atténuer le risque d’une déstabilisation accrue et de nouveaux troubles sociaux. Toutefois, la reprise économique devrait être progressive et les besoins de financement sont importants. Une reprise durable et inclusive post-COVID-19 nécessitera 1 000 milliards d’USD supplémentaires par an, en plus des 2 500 milliards d’USD nécessaires pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD), qui manquaient déjà chaque année avant la crise[ 1]. Les États africains ont intensifié leur soutien aux populations et au secteur privé pendant la pandémie. Toutefois, la chute de la croissance a entraîné un effondrement des recettes budgétaires. L’accroissement de la dette qui en découle, qui a aggravé un endettement déjà élevé dans de nombreux pays, limitera la capacité d’investissement des États africains[ 2]. Bien que les flux de financements extérieurs privés se redressent après une chute brutale en 2020[ 3] et que la communauté internationale apporte un allègement de la dette et d’autres aides financières, cela ne suffira pas à couvrir tous les besoins.

Les secteurs financiers africains peuvent jouer un rôle important en faveur d’une reprise durable, intelligente et inclusive en aidant à attirer les investissements étrangers et à affecter les ressources nationales de manière efficace. Le présent rapport examine comment les secteurs financiers africains ont été touchés par la crise du COVID-19 et comment ils ont réagi. Il analyse ensuite leurs capacités à porter la reprise. Cette analyse couvre les principaux acteurs financiers, à savoir les banques ( chapitre 1), les institutions de microfinance ( chapitre 2) et les fonds de capital-investissement ( chapitre 3). Le rapport examine également la façon dont les secteurs financiers gèrent le passage au numérique ( chapitre 4), comment ils font face aux défis posés par les changements climatiques et s’ils profitent des possibilités offertes par la finance verte ( chapitre 5).

Les secteurs bancaires africains sont la principale source de financement pour les entreprises privées sur le continent, mais les microentreprises et petites et moyennes entreprises (MPME) souffrent toujours d’un important déficit de financement.L’analyse au chapitre 1s’appuie sur une enquête unique menée début 2021 par la BEI auprès de banques d’Afrique subsaharienne, sur des données issues d’ enquêtes sur les entreprises menées par la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ainsi que sur diverses sources de données secondaires. L’activité bancaire dans les pays africains est faible par rapport à la taille de leur économie[ 4], et les obstacles au financement des MPME sont particulièrement importants. Les banques interrogées ont cité le manque de garanties, d’antécédents de crédit et de projets bancables comme les principales contraintes à l’expansion de leur activité de prêt aux MPME, conformément à d’autres données d’enquête.

Le COVID-19 a rendu cette situation plus difficile et ses effets risquent de durer. Les secteurs bancaires africains sont restés relativement résilients. Une crise de liquidité a été évitée, notamment grâce au fait que la plupart des banques étaient bien capitalisées avant la crise. Le soutien proactif des décideurs politiques a également contribué à maintenir la stabilité et la solidité du secteur financier. Toutefois, les données recueillies dans le cadre des enquêtes sur les entreprises donnent à penser que les entreprises de toute l’Afrique ont été durement touchées par la crise. Lorsque les mesures de soutien prendront fin, la qualité des actifs du secteur bancaire est donc susceptible de diminuer, ce qui réduira la capacité des banques à financer le secteur privé tandis que cellesci chercheront à maintenir et à reconstituer des volants de fonds propres. La plupart des banques interrogées considèrent la détérioration de la qualité des actifs comme l’effet le plus important de la crise sur leurs activités. Nombre d’entre elles se retrouvent à présent avec des volumes importants de prêts non productifs dans leur bilan, ce qui pourrait les inciter à redémarrer leur activité de prêt avec prudence. Une telle situation risque de creuser l’important déficit de financement auquel les entreprises africaines sont confrontées[ 5], les petites et moyennes entreprises (PME), les start-ups et les entreprises innovantes étant particulièrement concernées.

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