André Gide - André Gide - Oeuvres majeures

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André Gide est un des plus grands auteurs français et lauréat du prix Nobel de littérature. Cette collection comporte:
Romans et Nouvelles:
Les Cahiers d'André Walter
Le Voyage d'Urien
Paludes
Le Prométhée mal enchaîné
L'Immoraliste
Le Retour de l'enfant prodigue
La Porte étroite
Isabelle
Les Caves du Vatican
La Symphonie Pastorale
Les Faux-monnayeurs
L'École des femmes
Robert
Geneviève
Ouvres Poétiques et Lyriques:
Les Poésies d'André Walter
Les Nourritures terrestres
Les Nouvelles nourritures
Écrits de Voyage:
Amyntas
Voyage au Congo
Le Retour de Tchad
Retour de l'U. R. S. S.
Retouches â mon retour de l'U. R. S. S.
Essais Littéraires:
Prétextes; Réflexions sur quelques points de littérature et de morale
Nouveaux Prétextes
Le Journal des Faux-monnayeurs
Dostoïevski (Articles et Causeries)
Notes sur Chopin
Ouvres Autobiographiques:
Si le Grain ne Meurt
Journal 1939–1949

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--La dernière fois elle est venue m'embrasser dans mon lit.

--Elle ne t'embrasse donc pas d'ordinaire?

--Oh! si beaucoup.

--Alors pourquoi dis-tu "la dernière fois"?

--Parce qu'elle pleurait.

--Elle était avec ta tante?

--Non; elle était entrée toute seule dans le noir; elle croyait que je dormais.

--Elle t'a réveillé.

--Oh! je ne dormais pas. Je l'attendais.

--Tu savais donc qu'elle était là.

Il baissa la tête de nouveau, sans répondre. J'insistai:

--Comment savais-tu qu'elle était là?

Pas de réponse. Je repris:

--Dans le noir, comment as-tu pu voir qu'elle pleurait?

--Oh! j'ai senti.

--Tu ne lui as pas demandé de rester?

--Oh! si. Elle était penchée sur mon lit; je la tenais par les cheveux...

--Et qu'est-ce qu'elle disait?

--Elle riait; elle disait que je la décoiffais; mais qu'il fallait qu'elle s'en aile.

--Elle ne t'aime donc pas?

--Oh! si; elle m'aime beaucoup, cria-t-il, brusquement écarté de moi et le visage empourpré plus encore, d'une voix si passionnée que je pris honte de ma question.

La voix de Madame Floche retentit au bas de l'escalier:

--Casimir! Casimir! va dire à Monsieur Lacase qu'il serait temps de s'apprêter. La voiture sera là dans une demi-heure.

Je m'élançai, dégringolai l'escalier, rejoignis la vieille dans le vestibule.

--Madame Floche! quelqu'un pourrait-il porter une dépêche? J'ai trouvé un expédient qui me permettra je crois de passer quelques jours de plus près de vous.

Elle pris mes deux mains dans les deux siennes:

--Ah! Que c'est improbable! cher Monsieur... Et comme son émotion ne trouvait rien d'autre à dire, elle répétait: Que c'est improbable!... puis, courant sous la fenêtre de Floche:

--Bon ami! Bon ami! (c'est ainsi qu'elle l'appelait) Monsieur Lacase veut bien rester.

La faible voix sonnait comme un grelot fêlé, mais parvint cependant; je vis la fenêtre s'ouvrir, Monsieur Floche se pencher un instant; puis, aussitôt qu'il eut compris:

--Je descends! Je descends!

Casimir je joignait à lui; durant quelques instants je dus faire face aux congratulations de chacun; on eût dit que j'étais de la famille.

Je rédigeai je ne sais plus quel fantaisiste texte de dépêche que je fis expédier à une adresse imaginaire.

--J'ai peur, à déjeuner, d'avoir été un peu indiscrète en vous priant trop fort, dit Madame Floche; puis-je espérer que, si vous restez, vos affaires de Paris n'en souffriront pas trop?

--J'espère que non, chère Madame. Je prie un ami de prendre soin de mes intérêts.

Madame de Saint-Auréol était survenue; elle s'éventait et tournait dans la pièce en criant de sa voix la plus aiguë. --Qu'il est aimable! Ah! mille grâces... Qu'il est aimable!-- puis disparut, et le calme se rétablit.

Peu avant le dîner l'abbé rentra de Pont-l'Évêque; comme il n'avait pas eu connaissance de ma velléité de départ, il ne put être surpris d'apprendre que je restais.

--Monsieur Lacase, dit-il assez affablement, j'ai rapporté de Pont-l'Évêque quelques journaux; pour moi je ne suis pas grand amateur des racontars de gazettes, mais j'ai pensé qu'ici vous étiez un peu privé de nouvelles et que ces feuilles pourraient vous intéresser.

Il fouillait sa soutane: --Allons! Gratien les aura montés dans ma chambre avec mon sac. Attendez un instant; je m'en vais les quérir.

--N'en faites rien, Monsieur l'abbé, c'est moi qui monterai les chercher.

Je l'accompagnai jusqu'à sa chambre; il me pria d'entrer. Et tandis qu'il brossait sa soutane et s'apprêtait pour le dîner:

--Vous connaissiez la famille de Saint-Auréol avant de venir à la Quartfourche? demandai-je après quelques propos vagues.

--Non, me dit-il.

--Ni Monsieur Floche?

--J'ai passé brusquement des missions à l'enseignement. Mon supérieur avait été en relations avec Monsieur Floche, et m'a désigné pour les fonctions que je remplis présentement; non, avant de venir ici je ne connaissais ni mon élève ni ses parents.

--De sorte que vous ignorez quels événements ont brusquement poussé Monsieur Floche à quitter Paris il y a quelque quinze ans, au moment qu'il allait entrer à l'Institut.

--Revers de fortune, grommela-t-il.

--Et quoi! Monsieur et Madame Floche vivraient ici aux crochets des Saint-Auréol!

--Mais non, mais non, fit-il impatienté; ce sont les Saint-Auréols qui sont ruinés ou presque; toutefois la Quartfourche leur appartient; les Floche, qui sont dans une situation aisée, habitent avec eux pour les aider; ils subviennent au train de maison et permettent ainsi aux Saint-Auréol de conserver la Quartfourche, qui doit revenir plus tard à Casimir; c'est je crois tout ce que l'enfant peut espérer...

--La belle-fille est sans fortune?

--Quelle belle-fille? La mère de Casimir n'est pas la bru, c'est la propre fille des Saint-Auréol.

--Mais alors, le nom de l'enfant? --Il feignit de ne point comprendre.-- Ne s'appelle-t-il pas Casimir de Saint-Auréol?

--Vous croyez! dit-il ironiquement. Eh bien! il faut supposer que Mademoiselle de Saint-Auréol aura épousé quelque cousin du même nom.

--Fort bien! fis-je, comprenant à demi, hésitant pourtant à conclure. Il avait achevé de brosser sa soutane; un pied sur le rebord de la fenêtre il flanquait de grands coups de mouchoir pour épousseter ses souliers. --Et vous la connaissez... Mademoiselle de Saint-Auréol?

--Je l'ai vue deux ou trois fois; mais elle ne vient ici qu'en courant.

--Où vit-elle?

Il se releva, jeta dans un coin de la chambre le mouchoir empoussiéré:

--Alors c'est un interrogatoire?... puis se dirigeant vers sa toilette: --On va sonner pour le dîner et je ne serai pas prêt!

C'était une invite à le laisser; ses lèvres serrées certainement en gardaient gros à dire, mais pour l'instant ne laisseraient plus rien échapper.

V

Quatre jours après j'étais encore à la Quartfourche; moins angoissé qu'au troisième jour, mais plus las. Je n'avais rien surpris de nouveau, ni dans les événements de chaque jour, ni dans les propos de mes hôtes; d'inanition déjà je sentais ma curiosité se mourir. Il faut donc renoncer à en découvrir davantage, pensais-je apprêtant de nouveau mon départ: autour de moi tout se refuse à m'instruire; l'abbé fait le muet depuis que j'ai laissé paraître combien ce qu'il sait m'intéresse; à mesure que Casimir me marque plus de confiance, je me sens devant lui plus contraint; je n'ose plus l'interroger et du reste je connais à présent tout ce qu'il aurait à me dire: rien de plus que le jour où il me montrait le portrait.

Si pourtant; l'enfant innocemment m'avait appris le prénom de sa mère. Sans doute j'étais fous de m'exalter ainsi sur une flatteuse image vraisemblablement vieille de plus de quinze ans; et si même Isabelle de Saint-Auréol, durant mon séjour à la Quartfourche, risquait une de ces fugitives apparition dont je savais à présent qu'elle était coutumière, sans doute je ne pourrais, n'oserais me trouver sur son passage. N'importe! ma pensée soudain tout occupée d'elle échappait à l'ennui; ces derniers jours avaient fui d'une fuite ailée et je m'étonnais que s'achevât déjà cette semaine. Il n'avait pas été question que je restasse plus longtemps chez les Floche et mon travail ne m'offrait plus aucune raison de m'attarder, mais, ce dernier matin encore, je parcourais le parc que l'automne rendait plus vaste et sonore, appelant à demi-voix, puis à voix plus haute: Isabelle!... et ce nom qui m'avait déplu tout d'abord, se revêtait à présent pour moi d'élégance, se pénétrait d'un charme clandestin... Isabelle de Saint-Auréol! Isabelle! J'imaginais sa robe blanche fuir au détour de chaque allée; à travers l'inconstant feuillage, chaque rayon rappelait son regard, son sourire mélancolique, et comme encore j'ignorais l'amour, je me figurais que j'aimais et, tout heureux d'être amoureux, m'écoutais avec complaisance.

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