Valentin Krasnogorov - Pièces choisies

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Pièces choisies: краткое содержание, описание и аннотация

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Pièces de Valentin Krasnogorov, mises en scène dans plus de 400 théâtres de nombreux pays, ont été chaleureusement accueillies par les critiques et les spectateurs. Le livre de l’écrivain “Quatre murs et une passion” sur l’essence du drame a mérité les éloges de personnalités en vue du théâtre. Des réalisateurs exceptionnels, tels que Gueorgui Tovstonogov, Lev Dodine et Roman Viktiuk ont travaillé sur la mise en scène de ses pièces.

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LE DOCTEUR. Que me vaut l’honneur de votre visite ?

JEANNE. La santé de mon mari m’inquiète.

LE DOCTEUR. Elle m’inquiète aussi. Mais je préfèrerais en parler avec vous, seul à seule.

JEANNE. ( À Michel .) Chéri, attends-moi dans la salle d’attente, ensuite, nous irons ensemble à la maison.

MICHEL sort docilement.

LE DOCTEUR. Savez-vous, que votre… heu-heu… mari est malade ?

JEANNE. Qui mieux que moi peut le savoir ?

LE DOCTEUR. Et savez-vous quelle est sa maladie ?

JEANNE. Il souffre d’amnésie.

LE DOCTEUR. Depuis quand ?

JEANNE. ( Étonnée .) Que signifie « depuis quand » ?

LE DOCTEUR. Depuis quand est-il malade ?

JEANNE. ( Étonnée .) Comment ? Vous ne savez pas ?

LE DOCTEUR. Pourquoi devrais-je le savoir ?

JEANNE. Mais voyons, vous le suivez depuis deux ans !

LE DOCTEUR. Moi ? Deux ans ??

JEANNE. Docteur, qu’arrive-t-il à votre mémoire ? Comment pouvez-vous soigner des malades, si vous-même ne vous souvenez de rien ?

LE DOCTEUR. Bien, deux ans, soit. Parlez-moi de la maladie de votre mari en termes plus précis. Votre cohabitation est-elle difficile ?

JEANNE. Quelle femme trouve facile de vivre avec son mari ?

LE DOCTEUR. Nous n’allons pas entrer dans les problèmes personnels, parlons des problèmes médicaux. Quelles sont les manifestations concrètes de sa maladie ?

JEANNE. Il se souvient de choses très compliquées et lointaines, et oublie les plus simples. Il peut, par exemple, se remplir une tasse de café et oublier de le boire. Ou bien avaler deux fois le même médicament.

LE DOCTEUR. Ça m’arrive aussi.

JEANNE. ( Caustique .) J’ai déjà pu m’en rendre compte.

LE DOCTEUR. Comment supportez-vous tout cela ?

JEANNE. Je suis quelqu’un qui agit en vertu du devoir. Je fais non ce qui me plaît, mais ce que je dois faire. Je mange non ce qui me plaît, mais ce qui contient moins de calories. Je fréquente non ceux qui me sont agréables, mais ceux qui me sont utiles. Je ne vis pas avec le mari avec qui je voudrais être, mais avec celui qui m’est échu. Se plaindre et se lamenter est inutile. Il faut travailler, travailler comme un bœuf et porter sa croix.

LE DOCTEUR. Je vous admire.

JEANNE. Merci. Mais, finalement, mon ex-mari n’est pas une si mauvaise personne. Il y a pire. Je me répète cela cent fois par jour. Chaque femme devrait se le répéter. Il y a pire.

LE DOCTEUR. Pourquoi avez-vous dit « ex-mari » ? Seriez-vous divorcés ?

JEANNE. Pas le moins du monde. Nous sommes légalement mariés. Mais qu’est-ce qu’un mari qui oublie ce qu’un mari – un homme – ne doit pas oublier ? Vous me comprenez ?

LE DOCTEUR. M-m-m… Et que faites-vous dans ces cas-là ? Vous le lui rappelez ?

JEANNE. S’il faut rappeler à un homme de telles choses, alors il n’y a plus rien à espérer.

LE DOCTEUR. Vous avez raison.

JEANNE. Savez-vous, à quelle conclusion m’a amenée l’exercice du droit ? Plus il y a d’hommes qui oublient, plus il y a de femmes qui souffrent.

LE DOCTEUR. L’exercice de la médecine aussi arrive à la même conclusion. Cependant, dites-moi, ne vous est-il pas venu à l’esprit, que l’oubli de ces choses par votre mari, pouvait s’expliquer par le fait que… hum-hum…

JEANNE. Qu’il a une femme ?

LE DOCTEUR. C’est vous qui l’avez dit, pas moi.

JEANNE. Ne me faites pas rire, cela est exclu.

LE DOCTEUR. Oui ? Et comment réagiriez-vous si nous faisions la supposition que, peu avant vous, serait venue avec lui ?… Comment vous dire ça ?… Naturellement, ce n’est qu’une supposition…

JEANNE. Ne tournez pas autour du pot, docteur. Jouez franc jeu. J’ai les nerfs solides.

LE DOCTEUR. N’allez pas le juger. Selon moi, il a oublié qui était sa femme.

JEANNE. Il s’en souvient parfaitement. ( Elle appelle son mari .) Michel !

MICHEL entre.

JEANNE. Chéri, dis à cette personne, comment je m’appelle.

MICHEL. L’aurait-il oublié ?

JEANNE. Il l’a su, mais il l’a oublié. ( Avec ironie .) Cette personne souffre d’amnésie.

MICHEL. ( Au docteur .) Je suis sincèrement désolé pour vous.

LE DOCTEUR. Moi aussi je suis désolé pour moi.

MICHEL. Pourquoi ne suivez-vous pas un traitement ? Je peux vous recommander un bon médecin. Voici sa carte de visite.

LE DOCTEUR. ( Jetant un œil sur la carte .) Je vous remercie, c’est ma carte ! Dites-nous, plutôt, comment s’appelle cette dame.

MICHEL. Étrange question. Vous pensez que je ne sais pas comment s’appelle ma propre femme ? Ma femme, avec qui j’ai été dans la même école ?

LE DOCTEUR. Bon, mais comment s’appelle-t-elle, bon sang ?

MICHEL. Jeanne. Pourquoi ?

JEANNE. Rien, chéri. Tu peux retourner dans la salle d’attente. ( Sur un ton sévère .) Et tu n’en bouges pas !

MICHEL sort.

LE DOCTEUR. Bizarre. Si ce n’était pas sa femme, qui était-ce, donc ?

JEANNE. Qui ?

LE DOCTEUR. La femme qui était ici avant vous.

JEANNE. Si c’est vrai, alors je sais qui elle est.

LE DOCTEUR. ( Avec intérêt .) Tiens donc ? Et qui est-elle ?

JEANNE. Une putain doublée d’une affairiste.

LE DOCTEUR. Vous y allez un peu fort. Elle m’a semblé tout à fait attirante.

JEANNE. Malheureusement, les putains sont toujours attirantes. À la différence de nous, les honnêtes femmes.

LE DOCTEUR. Bon, vous la connaissez ou non ?

JEANNE. Bien sûr que non, et je ne veux pas la connaître. Je ne fraye pas avec de telles personnes. Du reste, aucune femme, en réalité, n’est venue ici et vous le savez parfaitement.

LE DOCTEUR. Il est venu une femme.

JEANNE. Elle n’est pas venue.

LE DOCTEUR. Elle est venue. ( S’essuyant le front .) Mais, peut-être, en effet, n’est-elle pas venue.

JEANNE. Excusez-moi, je veux vérifier si Michel est toujours là. Il faut toujours avoir un œil sur lui.

JEANNE sort et revient.

LE DOCTEUR. Toujours là ?

JEANNE. Oui.

LE DOCTEUR. Dommage.

JEANNE. Cessons ces discussions sur les femmes et passons aux choses sérieuses. Je ne suis pas venue ici pour entendre des récits fantastiques, mais pour le certificat médical de mon mari.

LE DOCTEUR. Pour établir un certificat médical, je dois d’abord étudier sa maladie. C’est pourquoi je vous demande depuis quand…

JEANNE. ( L’interrompant .) Premièrement, je vous ai tout dit, vingt fois déjà.

LE DOCTEUR. ( Très étonné .) Quand ?

JEANNE. ( Sans l’entendre .) Deuxièmement, au lieu de poser des questions inutiles, vous feriez mieux de regarder sa carte médicale. Elle est dans votre ordinateur. Il y a tout.

LE DOCTEUR. Je n’ai aucune carte médicale le concernant !

JEANNE. Que dois-je comprendre ? Seriez-vous à ce point négligent que vous ne la remplissez pas ? Vous savez parfaitement que cette négligence est assimilable à une faute professionnelle !

LE DOCTEUR. Vous vous oubliez !

JEANNE. ( Sur un ton dur .) Nullement. Je ne souffre pas encore d’amnésie. Et je tiens à vous rappeler que la carte médicale est un document non seulement médical, mais aussi juridique. En cas de plainte légale contre vous de la part du malade, elle permettra d’établir la conformité ou la non-conformité du traitement prescrit par vous. Je crains que vous ne l’ayez pas remplie ou que vous l’ayez sciemment effacée pour masquer aux finances publiques les sommes que vous avez perçues de nous pour les visites.

LE DOCTEUR. Je n’ai reçu aucune somme !

JEANNE. Ne vous inquiétez pas, nous n’avons pas l’intention de vous demander de les rendre. La seule chose que je veux, c’est un certificat attestant de l’état de gravité dans lequel se trouve mon mari et sa carte médicale.

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