Ian McDonald - Le fleuve des dieux

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Tous les Hindous vous le diront, pour se débarasser de ses péchés, il suffit de se laver dans les eaux du Gangâ, dans la cité de Vârânacî.
Et, en cette année 2047, les péchés ce n’est pas ce qui manque : un corps aux ovaires prélevés glisse doucement sur les eaux du fleuve ; des intelligences artificielles se rebellent et causent de tels dégâts qu’une unité de police a été spécialement créée pour les excommunier.
Gangâ, le fleuve des dieux, dont les eaux n’ont jamais été aussi basses, se rue vers un gouffre conceptuel, technologique, évolutionnaire - ou peut-être tout cela à la fois.
A travers le kaléidoscope de neuf destins interconnectés, Ian McDonald dresse le portrait d’une Inde future, mais aussi d’une Terre future, où tout n’est que vertige. Souvent considéré outre-Atlantique et outre-Manche comme le roman de science-fiction le plus important des quinze dernières années, Le Fleuve des dieux a reçu le British Science Fiction Award et a été finaliste du prestigieux prix Hugo.

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Le train dépasse à toute vitesse une briqueterie rurale dont le four libère une fumée qui s’étale au-dessus de la brume. Les rangées de briques empilées ressemblent aux ruines d’une civilisation qui n’a pas encore vu le jour. Les enfants se lèvent pour regarder et saluent de la main, médusés par la vitesse du train. Après son passage, ils se précipitent sur la voie ferrée à la recherche des païsas qu’ils avaient coincées entre les rails et qu’ils retrouvent écrasées, incorporées à la voie ferrée par le train rapide. Ces piécettes auraient pu servir à un achat, mais valent bien moins que le plaisir de les voir transformées en taches sur la ligne à grande vitesse.

Le châï-wallah s’avance en oscillant dans le wagon.

« Sahb ? »

M. Nanda lui tend un sachet de thé qui se balance au bout d’un cordon. Le steward s’incline, saisit l’objet et en recouvre une tasse en plastique sur laquelle il libère de l’eau bouillante. M. Nanda renifle l’odeur du châï, hoche la tête puis remet au wallah le sachet trempé et brûlant. M. Nanda souffre de graves mycoses. Le châï est ayurvédique, préparé spécialement pour lui. M. Nanda évite aussi les céréales, les fruits, la nourriture fermentée, dont l’alcool, la plupart des aliments au soja et tous les produits laitiers.

On avait appelé M. Nanda à quatre heures du matin. Il venait de s’endormir après une agréable relation sexuelle avec sa magnifique épouse. Il s’efforça de ne pas la déranger, mais elle n’avait jamais pu dormir quand lui-même était réveillé, aussi se leva-t-elle pour aller chercher le sac de voyage de son mari, qu’elle avait chargé le dhobî-wallah de garder toujours rempli de vêtements propres, repassés et pliés. Elle accompagna M. Nanda jusqu’à l’automobile du Ministère. Évitant les abords de la gare, bondés de phut-phuts et de pousse-pousse qui attendaient le train-couchettes en provenance d’Âgrâ, celle-ci le conduisit à travers les voies de triage jusqu’au quai où patientait le long train électrique aux lignes épurées. Un employé de Bhârat Rail le guida jusqu’à son siège réservé dans son wagon réservé. Trente secondes plus tard, les trois cents mètres du train, à qui on avait fait attendre le flic Krishna, quittaient comme un spectre la gare de Kâshî.

M. Nanda repense à son récent rapport sexuel et appelle sa femme sur le palmeur. Elle apparaît dans son cortex visuel. Cela ne le surprend pas de la trouver sur le toit. Depuis le début des travaux dans le jardin, Pârvati passe de plus en plus de temps au sommet de l’immeuble. Derrière la bétonnière et les tas de blocs, de sacs de compost et de tuyaux pour le système de micro-irrigation, M. Nanda aperçoit les premières lumières dans les fenêtres des immeubles tout proches de l’autre côté des rues étroites. Citernes, panneaux solaires, antennes satellite, rangées de géraniums en pots et silhouettes se détachent sur un ciel terne et brumeux. Pârvati range une mèche de cheveux derrière son oreille, plisse des yeux dans la bindîcam.

« Tout va bien ?

— Aucun problème. J’arrive à destination dans dix minutes. J’avais juste envie de t’appeler. »

Elle sourit. Le cœur de M. Nanda manque un battement.

« Merci, c’est une très gentille attention. Inquiet ?

— Non, c’est une excommunication de routine. On veut régler ça avant que la panique se répande. » Pârvati hoche la tête, se mord la lèvre inférieure comme chaque fois qu’elle pense à des problèmes. « Et toi, qu’est-ce que tu fais, aujourd’hui ?

— Eh bien, répond-elle en se tournant vers le jardin naissant, j’ai eu une idée. Ne m’en voulez pas, mais je ne pense pas qu’on ait besoin d’autant d’arbustes. J’aimerais avoir des légumes. Quelques rangs de haricots, des tomates et des poivrons – ils donnent beaucoup de couvert – et peut-être même des gombos et des brinjâls. Et des herbes aromatiques… J’adorerais en faire pousser, de la tulsî, de la coriandre et de la férule. »

Sur son siège réservé de première classe, M. Nanda sourit.

« Une vraie petite agricultrice urbaine.

— Oh, rien dont vous auriez honte. Juste quelques rangs jusqu’à ce qu’on déménage pour habiter dans un bungalow du Cantonnement. Je pourrais faire pousser ces légumes-feuilles dont vous avez besoin. On économiserait de l’argent, vu qu’ils sont importés d’Europe et d’Australie, d’après les étiquettes. Vous n’avez rien contre ?

— Comme tu veux, ma fleur. »

Pârvati bat des mains de plaisir.

« Oh, très bien. C’est un peu présomptueux, mais j’avais déjà prévu d’aller chez le grainetier avec Krishân. »

M. Nanda se demande souvent pourquoi il a fait venir sa ravissante épouse dans ce coupe-gorge qu’est la société de Vârânacî, fait venir une campagnarde au milieu des cobras. Les jeux au sein du Cantonnement, et par conséquent ceux de ses collègues, de ses égaux sur le plan social, lui paraissent écœurants. Des murmures, des regards, des rumeurs, toujours très suaves et bien élevés, mais qui surveillent, soupèsent, mesurent. Défauts et qualités dans la plus sensible des balances. Pour les hommes, c’est facile. Mariez-vous aussi bien que possible… si vous y arrivez. M. Nanda s’est marié au sein de sa jâtî. Ni Arora, son supérieur au Ministère, ni la plupart de ses contemporains ne peuvent en dire autant. Un bon et solide mariage Kayasth/Kayasth, mais les anciens et rigoureux principes ne semblent plus de mise dans le nouveau Rânâpur. Cette femme qu’a épousée Nanda. Vous avez entendu son accent ? Vous avez vu ses mains ? Ces couleurs qu’elle porte, et le style de ses vêtements ! Elle ne sait pas parler, vous savez. Pas un mot. Rien à dire. Quand elle ouvre la bouche, des mouches en sortent. Ville et campagne, je vous dis. Ville et campagne. Le genre à monter s’accroupir sur la cuvette des W.-C.

M. Nanda s’aperçoit qu’il serre les poings de rage en imaginant Pârvati au milieu de ces terribles jeux de mon mari ceci, mes enfants cela, ma maison je ne sais quoi. Elle n’a pas besoin du bungalow du Cantonnement, des deux automobiles et des cinq domestiques, ni du bébé sur mesure. Comme toute épouse moderne, Pârvati a procédé à ses vérifications financières et scans génétiques, mais les leurs ont toujours été une alliance d’amour et de respect, et non la ruée désespérée sur le premier album de mariage disponible sur le marché matrimonial darwinien de Vârânacî. Autrefois, on obtenait une dot avec l’épouse. L’homme était l’élu, le trésor. C’était toujours le problème. Désormais, après un quart de siècle de sélection fœtale, de discrètes cliniques de banlieue et de furtives officines de Kâshî opérant à l’ancienne avec des antennes de voitures, la classe moyenne du Bhârat comptait quatre fois plus d’hommes que de femmes.

M. Nanda sent une légère variation de l’accélération. Le train ralentit.

« Mon amour, je dois y aller, on arrive à Navadha.

— Vous ne courrez aucun danger, n’est-ce pas ? demande Pârvati, les yeux écarquillés d’inquiétude.

— Non, aucun. J’ai déjà fait ça des douzaines de fois.

— Je vous aime, mon époux.

— Je t’aime, mon trésor. »

La femme de Nanda disparaît de sa tête. Je le ferai pour toi, se dit-il alors que le train le conduit au lieu de la confrontation. Je penserai à toi en le tuant.

Une jolie jemadar de la Sécurité civile locale accueille M. Nanda sur le quai avec un salut impeccable. Deux rangées de javâns retiennent les badauds avec leurs lâthîs. Des motards d’escorte se positionnent à l’avant et à l’arrière du convoi lorsqu’il se lance dans les rues.

Navadha est une conurbation, un nom jeté sur la réunion de quatre villes bouseuses. Tombèrent ensuite du ciel quelques subventions de développement, un réseau routier improvisé, des usines et entrepôts sous forme de hangars métalliques construits à la hâte puis bourrés de centres d’appel et de fermes de données. Reliez-les entre eux par câble et satellite, branchez-les sur le réseau électrique et laissez-les pondre des crores de roupies. C’est dans les go-downs en carbone de construction et en aluminium ondulé de Navadha, et non dans les tours élancées de Rânâpur, que se forge l’avenir du Bhârat. M. Nanda passe en gros et lourd 4 × 4 militaire devant les petites boutiques et les ateliers de pièces de moteur. Il se fait l’impression d’un tueur à gages qui arrive en ville. Des scooters avec des jeunes campagnardes en amazone sur le siège arrière s’inclinent pour s’écarter de son chemin.

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