David Brin - La jeune fille et les clones

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Sur Stratos, les femmes se reproduisent l'hiver par clonage. En été, les hommes entrent en rut et il faut les enfermer dans les Sanctuaires. Mais quelques-uns échappent à la police sexuelle et s'accouplent, proti pudor ! avec les femmes. Les « vars » qui naissent de ces unions sont élevés jusqu'à la puberté puis chassés du clan ; à eux d'en fonder un autre, s'ils peuvent.
Maia et Leie, sa soeur jumelle, se voient ainsi, très jeunes, réduites à explorer ce monde pastoral et le trouvent plutôt compliqué. Il y a des radicales qui militent pour les droits des hommes ; des Perkinites qui au contraire, pour les éliminer, proposent la parthénogénèse ; et même un visiteur venu des étoiles pour proposer à Stratos de réintégrer le Phylum. Quoi, il y aurait eu sécession ? Pourquoi tous ces mystères : la Porte à Enigmes, le Mur d'Images, le Grand Modeleur ? Et comment faire bouger les choses ?

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Maïa n’en croyait pas ses oreilles. Ce vieux con de commissaire donna un coup de coude au tonneau sur lequel était posé leur argent… avec un petit supplément « en dédommagement ».

— Sais pas, ma p’tite. Un mois, p’t’êt deux…

— Un mois ! fit Leie d’une voix brisée. Espèce de dégueulis d’asticot de fumier ! Le temps est superbe, vous avez du fret, des passagères payantes ! Alors, qu’est-ce que ça veut dire ?

— Un gros clan a affrété l’navire juste pour qu’on parte pas, rétorqua l’homme en haussant les épaules. Z’ont l’air d’ben aimer nos p’tits gars. Veulent pus les lâcher.

— Il y a des mères qui sont pressées de se reproduire, cet hiver, subodora Maïa, l’estomac noué. C’est risqué, mais si elles mettent la main sur des hommes encore un peu en rut…

— Quelle maison ? coupa Leie, qui n’était pas d’humeur à trouver une raison à cette catastrophe.

— Tendez voir, fit le marin en se grattant la panse. C’était-y les Tildennes ou les Lam…

— Les Lamaïs ? C’est donc pour ça qu’elles ont ouvert la maison d’hôtes avec des semaines d’avance et qu’elles nous ont fait abreuver ces andouilles jusqu’à l’aube ! hurla Leie, et Maïa n’eut que le temps de retenir son bras pour l’empêcher de jeter son tabouret à la tête de l’homme.

Maïa enviait parfois la faculté qu’avait sa sœur de piquer des colères noires. Tout casser devait être plus satisfaisant que le recours à la logique qui était son propre système.

— Écoute, Leie, dit-elle d’une voix pressante. Ça ne peut pas être les Lamaïs. Tu penses bien qu’elles ne traitent pas avec le genre de minables auprès de qui nous pouvons nous offrir une traversée. Viens, nous allons nous arranger avec des gens honnêtes, ajouta-t-elle en notant avec satisfaction la moue du commissaire. Il y a d’autres bateaux.

— Ah ouais ? cracha Leie. Tu penses aux bouquins qu’on a potassés, au temps de transmission qu’on a acheté pour trouver les ports où cette barcasse s’arrêtait ? On avait un programme pour chaque escale, des gens à voir, des questions à poser, des espoirs. Et tout ça pour rien ?

Maïa songea aux heures qu’elles avaient passées à étudier l’archipel d’Oscco et l’océan Occidental et se rendit compte qu’elle ne réagissait pas mieux que sa sœur à ce coup dur.

— Allons-nous-en, décréta-t-elle en récupérant leur argent. On va trouver un autre bateau, Leie. Un meilleur, tu verras.

C’était plus facile à dire qu’à faire. Il y avait des navires de toutes sortes, à Port Sanger. Elles ne perdirent pas leur temps auprès des yachts élancés, équipés de panneaux solaires, amarrés aux quais diplomatiques. On y aurait repoussé avec mépris leurs misérables baguettes de crédit. Elles tentèrent leur chance auprès de cargos arborant la bannière de la guilde de la Baleine des Nuages ou du Héron bleu – les commodores venaient parfois chez les Lamaïs en parler aux garçons les plus brillants et leur faire miroiter une carrière en mer.

Selon certaines légendes, jadis, les garçons comme Albert, et même des filles d’été, rejoignaient simplement la guilde de leur père et partaient vers un avenir plein de promesses…

Enfant-clone chez lui doit rester.
Garder la ruche, toujours ici.
Enfant-var doit lutter, gagner,
Mi-maman, mi-homme, c’est ainsi.

Que s’en aillent les vents du cœur,
Givre d’hiver, lumière d’été.
Choisis des choses de valeur,
À suivre dans l’obscurité.

Mère Stratos et Fondatrices,
Vos dons et vos mains passionnées,
Vraies faveurs, chance élévatrice,
Billet pour les terres éloignées.

La Savante Judeth, une vieille Lamaï débonnaire, leur avait assuré que ces fables étaient fondées sur la réalité.

— À l’époque, les marins qui transportaient les marchandises du clan y étaient bien accueillis, été comme hiver. Quand une var atteignait cinq ans, son père l’emmenait, tel un véritable trésor, et l’aidait à s’installer en terre lointaine.

Balivernes romantiques, s’était dit Maïa, mais Leie avait demandé :

— Pourquoi n’en est-il plus ainsi ?

Et le sourire nostalgique de la Savante Judeth lui avait fait perdre un instant sa sévérité typiquement lamaï.

— Ça…, avait-elle soupiré. C’est peut-être dû au nombre des naissances d’été. Nous en sommes aujourd’hui à une sur quatre. Il y a tant de vars… Mais nous savions quels hommes logeraient ici, pour amorcer des clones à la saison fraîche, procréer des fils durant le bref été et vous engendrer, vous, les estiviennes. Enfin, c’est du passé.

Leie avait alors demandé si Judeth connaissait son père.

— Clevin ? Oh oui. Il voguait sur l’Otarie. Il était bien, pour un homme. Votre mère porteuse – que Lysos l’ait en Sa Sainte Garde – ne voulait que lui. On finissait par connaître les hommes, alors. C’était agréable, curieusement.

Et difficile à imaginer. Les individus bruyants qui se claquemuraient dans les maisons de Plaisir pour y assouvir leur rut en été comme les hôtes taciturnes avec qui les sœurs lamaïs jouaient aux échecs ou à la Vie durant les saisons calmes s’en allaient tous si vite… Leur nom oublié, seule restait leur semence. Pourtant, longtemps après l’histoire de la Savante Judeth, Maïa avait cherché parmi les mâts la bannière de l’Otarie et tenté d’imaginer le visage hâlé de son père.

Puis elle avait appris que la guilde des Pinnipèdes ne croisait plus sur la mer de Parthéno. Les petites vars que ses hommes avaient engendrées, cinq ans plus tôt, étaient seules.

Aucun navire n’avait de place pour les jumelles. La plupart étaient déjà surchargés d’uniks – des femmes aux yeux durs qui les regardaient d’un air moqueur. Les capitaines refusaient platement ou exigeaient des sommes inimaginables.

Et puis, il y avait autre chose. Maïa n’aurait su dire quoi au juste, mais l’atmosphère était… électrique. Elle essaya de s’ôter cette idée de la tête en se disant qu’elle projetait sa propre nervosité sur les autres.

Ne trouvant rien d’intéressant, épuisées, les jumelles commençaient à envisager de retourner en ville, louer une chambre. Ces refus en série ne pouvaient être qu’un mauvais présage. Ça irait mieux d’ici quelques jours, conclut Leie.

Comment, protesta Maïa, se terrer dans un hôtel quand elles pourraient naviguer vers une terre exotique, un endroit où elles auraient l’occasion de mettre leur plan en pratique ?

Enfin, dans un estaminet bizmish, elles rencontrèrent les capitaines de deux navires charbonniers qui partaient pour le sud avec la marée du matin.

Le monde des hommes avait lui aussi ses hiérarchies. Ceux à l’œil vif, qui réussissaient et faisaient de bons étalons, étaient recherchés par les matriarchies les plus riches. Les ruches moins fortunées accueillaient des classes inférieures. Les Bizmishes voûtées, au teint grisâtre, souvenir des mines où elles travaillaient naguère, allaient et venaient dans la taverne en portant des cruches de bière plate dont les hommes, peu exigeants, raffolaient. Les jumelles rencontrèrent les deux matelots dans la salle commune, étouffante et humide.

— L’coin nous manquera, c’est sûr, fit le capitaine Ran en reposant bruyamment sa chope sur la table. Sont gentilles, les filles, ici. À la saison chaude, c’est pas les poulettes d’la haute qui nous paieraient un coup à boire, et j’parle pas d’un bon coup de roulis. Mais ici, on a tout c’qui nous faut.

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