Murray Leinster - La planète oubliée

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La Terre était surpeuplée. Les autres planètes du système solaire également. En fait, toutes les planètes de la Galaxie qui avaient été colonisées étaient main­tenant surpeuplées. Il était absolument nécessaire de trouver des mondes nouveaux où les hommes puis­sent vivre.
Des raids spatiaux furent organisés. On découvrit d’autres mondes. Mais ils étaient décevants. Car ils ne possédaient aucun trace de vie. Or l’homme ne peut s’implanter que là où la vie — n’importe quelle forme de vie — l’a précédé. Cette vie, on décida donc de la créer. Des navires-laboratoires se mirent à parcourir le vide, ensemençant les planètes vierges, déversant des spores sur les sols et du plancton dans les océans, installant des plantes, des poissons, des insectes, préparant la venue des mammifères et de l’homme.
Plusieurs mondes stériles devinrent ainsi habitables.
Mais un jour, un accident survint…

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À des kilomètres à la ronde, la terre était noire de fourmis. Une bataille se déroulait, qui opposait deux fourmilières rivales. Se mordant à qui mieux mieux, les belligérantes se tordaient dans des étreintes folles, roulaient dans la poussière où elles étaient piétinées par des hordes venues en renfort se jeter dans un combat suicidaire. Il n’était, bien entendu, point fait de quartier.

L’air vibrait du vacarme de mandibules entrechoquées, de mâchoires entaillant des armures, tailladant des pattes, coupant des antennes. Certains insectes, amputés de la plupart de leurs membres, luttaient encore férocement, dans l’espoir dérisoire de tuer encore un ennemi avant de succomber. Des infirmes déchaînés, ayant perdu jusqu’à leur abdomen, trouvaient encore la force, véritables troncs ambulants, de défendre chèrement le peu de vie qui leur restait encore.

À droite et à gauche du champ de bataille, deux larges avenues menaient respectivement aux fourmilières antagonistes, invisibles de l’endroit où se trouvait Burl et sa tribu. La circulation y était intense, l’agitation, frénétique : des deux côtés, les renforts affluaient.

Comparées aux autres créatures peuplant ce monde de cauchemar, les fourmis étaient relativement petites, mais aucun scarabée géant n’aurait osé s’aventurer à leur couper la route, aucun carnivore ne se serait risqué à les choisir pour proie. Elles étaient redoutables – et redoutées. Burl et sa tribu étaient les seuls êtres vivants à demeurer si proches du théâtre des opérations – à une exception près.

Cette exception était, en l’occurrence, une autre troupe de fourmis, beaucoup moins considérable en nombre que les belligérantes – et d’un format beaucoup plus réduit. Alors que les combattantes mesuraient de trente à trente-cinq centimètres de long, ces guérilleros atteignaient à peine le tiers de cette taille. Elles rôdaient sur les flancs des armées en présence, non en tant qu’alliées de l’une ou l’autre des parties, mais pour leur propre compte. Se faufilant parmi les troupes de choc avec une agilité diabolique, elles profitaient de la confusion générale pour emporter les meilleurs morceaux des cadavres – quand elles n’achevaient pas les blessées les plus appétissantes.

Burl et sa suite furent contraints à un détour de près de quatre kilomètres pour éviter le champ de bataille proprement dit. Mais il leur fallut quand même traverser une des avenues – imprégnée d’acide formique – parcourues par les renforts.

Parvenir à se glisser entre deux corps d’armée ne fut pas une mince affaire. Burl pressa ensuite son petit monde afin de rattraper le temps perdu et de parcourir autant de kilomètres que possible avant la tombée de la nuit. Quoi qu’il en soit, ils n’entendirent plus jamais parler de la bataille, pas plus qu’ils ne surent pourquoi elle avait commencé. Pour une broutille, probablement. Deux fourmis appartenant à des cités rivales avaient fort bien pu, par exemple, se disputer un morceau de charogne quelconque. Quelques-unes de leurs congénères étaient venues à la rescousse. Et puis l’armée était intervenue. Une fois le combat engagé, plus personne ne se souvenait – ni ne se souciait – du motif de la bataille. On se battait, un point c’est tout. Et l’odeur particulière aux membres de chacune des deux fourmilières servait d’uniforme.

Burl et ses compagnons rencontrèrent de nombreux lycoperdons rouges ce jour-là. Plus d’une fois, ils dépassèrent des enveloppes parcheminées vidées de leurs spores. Plus souvent encore, ils eurent à éviter des vesses-de-loup presque mûres et qu’un simple effleurement aurait suffi à transformer en effroyables engins de mort.

Cette première nuit, ils la passèrent dissimulés dans un bosquet de champignons. Et, pour la première fois depuis soixante-douze heures, Burl dormit profondément. Ses récentes expériences lui avaient appris que les endroits inconnus n’offraient ni plus ni moins de dangers que les lieux familiers. Le reste de la tribu, en revanche, ne ferma pas l’œil de la nuit. Saya elle-même avait peur et, l’oreille tendue, étudiait tous les bruits de la nuit, tremblant de tous ses membres chaque fois qu’un crissement quelconque dominait le lent écrasement des gouttes de pluie sur le sol spongieux.

Le second jour de voyage ne fut guère différent du premier. Le jour suivant, ils parvinrent à une forêt de choux géants dont le moindre avait la taille d’une maison de trois étages. Peut-être un élément, dans la composition du sol, les favorisait-il ici au détriment des champignons. Quoi qu’il en fût, les végétaux monstrueux étaient le théâtre d’une vie animée. Des abeilles bourdonnaient tout en butinant les fleurs des cruciféracées ; d’énormes limaces pâturaient inlassablement les immenses feuilles vertes avant d’être elles-mêmes dévorées par leurs prédateurs ; et ces prédateurs eux-mêmes ne tardaient pas à devenir la proie d’autres prédateurs.

Un chou particulièrement gros se dressait quelque peu à l’écart, couvert de chenilles et de papillons. Après un soigneux examen de la situation, Burl mena à l’attaque Jon et Jak dont les dents s’entrechoquaient. Dans un élan magnifique, Dor livra bataille de son côté. Quand la tribu repartit, le ravitaillement en viande fraîche était assuré pour plusieurs jours, et tout le monde – même les enfants – était revêtu de pagnes de fourrure d’une incroyable somptuosité.

Mais les périls étaient encore ce qui manquait le moins. Le cinquième jour, Burl s’immobilisa brusquement. À moins de cent mètres, une monstrueuse tarentule velue, de l’espèce la plus dangereuse, était en train de dévorer un hanneton. Même après le long détour que Burl leur fit effectuer dans un silence absolu, les membres de la tribu tremblaient encore de frayeur rétrospective.

Mais toutes ces expériences commençaient à porter leurs fruits. Il était maintenant dans l’ordre des choses que Burl commande et que les autres obéissent. Il était devenu naturel de considérer que la possession de nourriture ne constituait pas une excuse suffisante pour se cacher jusqu’à l’épuisement complet des provisions. Progressivement, la tribu découvrait que le but de l’existence n’était pas de fuir aveuglément au moindre danger, mais de prévoir le danger en question et de réfléchir au meilleur moyen de l’éviter.

Des hommes venus d’autres planètes auraient sûrement été stupéfaits à la vue des gigantesques forêts de champignons dorés, des vastes plaines de moisissures multicolores parsemées de bosquets de mousses et de levures. Ils se seraient frotté les yeux et bouché les narines en passant au voisinage des mares putrides que longeait la caravane et à la surface desquelles des bulles monstrueuses venaient exploser, empuantissant l’atmosphère.

S’ils avaient été dotés d’armes aussi primitives que celles de Burl et de ses amis, sans doute se seraient-ils montrés aussi craintifs que ces derniers. De plus, leur totale ignorance du mode de vie des insectes les aurait plongés – eussent-ils même été convenablement armés – dans des dangers que la tribu avait depuis longtemps appris à craindre et à éviter.

Cette connaissance du milieu ambiant conférait aux membres de la tribu une supériorité écrasante.

Cependant, rien ne saurait être parfait dans le monde des hommes, quelle que soit la planète à laquelle ils appartiennent, et il arrivait encore que les amis de Burl, fatigués par le long voyage, renâclent et se plaignent à l’idée d’avancer encore et toujours.

Généralement, un geste du jeune homme vers l’arrière, désignant du pouce les nuages rouges montant des terres qu’ils avaient quittées, suffisait à calmer les esprits.

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