Vladimir Mikhanovski - Sa place dans la vie
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- Название:Sa place dans la vie
- Автор:
- Издательство:Radouga
- Жанр:
- Год:1990
- Город:Moscou
- ISBN:5-05-003201-6
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
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Sa tentative pour vaincre le champ de force épuisa Orth. Les muscles fatigués réclamaient du repos, mais il fallait se dépêcher s’il voulait ne pas rester pour l’éternité sous la terre. Il courait quantité de récits terrifiants sur des accidents de ce genre.
La mélodie lointaine se faisait de plus en plus nette. Il semblait à Orth que c’était quelque chose d’ancien, qu’il connaissait depuis son enfance, mais sans qu’il pût reconnaître l’air.
Les vagues de musique le berçaient et l’appelaient quelque part au loin. Dans le passé, peut-être ?
Les sanglots d’un violon solitaire… La tendresse empoisonnée par l’amertume de la fatalité…
Orth choisit le couloir de gauche. La musique résonna plus fort. Orth croyait distinguer des cris d’accueil : « Orth ! Orth ! » Ou bien c’étaient simplement les soupirs assourdis du tambour ?
La musique se transforma en bruit de foule qui salue. Et on aurait effectivement cru que des gens s’agitant joyeusement saluaient Orth, l’accueillaient comme un grand héros de retour dans son pays.
Y a-t-il au monde quelque chose de plus doux que la gloire ? N’est-ce pas elle que le couloir brusquement illuminé promettait à Orth ? Et si le chemin brillant conduisait Orth vers la foule exaltée des admirateurs de son talent ?
Et là-bas, dans le port, ses chansons n’étaient-elles pas chantées ?
Orth coula un regard vers l’autre couloir. La musique résonna moins fort. Il fit un pas de côté. Les voix se turent, les couleurs se fanèrent. L’obscurité se condensa de façon menaçante.
Orth préférait depuis toujours le risque. Après une brève hésitation, il prit le couloir de droite.
L’inconnu l’attirait. Et quelque chose d’autre encore l’appelait à avancer, à s’aventurer dans les coudes du couloir faiblement éclairé, mais Orth n’aurait su dire quoi.
D’abord, Orth marcha lentement, comme s’il portait sur sa tête un vase rempli d’un liquide précieux qu’il craignait de répandre. Puis, il accéléra l’allure et, finalement, il se mit à courir, toujours silencieusement, comme dans un rêve, le plancher absorbant le bruit de ses pas.
Le Labyrinthe sembla se tapir.
Orth poussa un cri mais ne s’entendit pas crier.
Les couloirs se ramifiaient et se rejoignaient à nouveau, tels des ruisseaux en crue. Orth s’orientait presque sans réfléchir, ne s’en remettant qu’à son flair.
Parfois, les murs devenaient transparents, comme prêts à fondre, et alors Orth avait la brève impression qu’il s’était arraché au Labyrinthe et avait regagné l’air libre.
Tous les passages n’étaient pas droits, quelquefois, ils se tordaient en spirale, s’enroulaient en ressort pour jaillir en un ruban uni, quand il semblait qu’il n’y avait plus d’issue.
Le plafond tantôt descendait au point qu’Orth devait se baisser en marchant, tantôt remontait.
Une fois, quand Orth s’arrêta pour reprendre haleine et leva par hasard les yeux, des étoiles froides apparurent au plafond. Le soir était-il tombé ? Ou bien n’était-ce qu’un tour de vidéoplastique, une invention des ingénieurs qui avaient construit le Labyrinthe ? Quand il était entré inconsidérément dans le Labyrinthe, l’après-midi venait de commencer…
Là-haut, la vie de l’immense ville battait son plein. Des milliers de personnes se dirigeaient quelque part, des milliers d’autres travaillaient à leurs postes, chacune étant passée par les filtres du Labyrinthe. Lui, Orth, sera également contrôlé par les filtres, qui, expliquait le vieil opérateur portuaire, captent les moindres désirs, les plus fins mouvements de l’âme de celui qu’ils examinent.
— Les filtres peuvent déceler ce qu’ils veulent, dit alors Orth à l’opérateur. Et qu’est-ce que ça fait ?
— Ce qui est capté se trouve projeté sur les murs des couloirs. L’homme voit en réalité ses pensées les plus secrètes. Il se peut qu’il ne les ait même pas soupçonnées, répondit l’opérateur.
— A quoi bon projeter ces images ?
— Pour se repérer. Pour bien choisir son chemin dans le Labyrinthe, expliqua le vieillard.
— Mais, de toute façon, l’homme est libre de son choix ? insistait Orth.
Le vieil opérateur ne fit que hausser les épaules.
La mégalopole était habitée de chanceux passés par le Labyrinthe. Et combien de milliers de personnes vivent dans le port ? Sont-elles blâmables de ne pas avoir de quoi payer l’entrée au Labyrinthe ? Est-il juste que les droits d’une personne dépendent de sa situation matérielle ?
Avant, Orth ne songeait pas beaucoup à ces choses-là. Il vivait comme un oiseau, léger et insouciant, et les souffrances des autres ne touchaient pas les cordes de son âme.
Maintenant, avançant péniblement dans le couloir turquoise, Orth pensa soudain que le débrayage au port, auquel Léon lui avait fait allusion dans le plus grand secret, serait le bienvenu. Orth imagina les grues immobiles, les multiples navires, les fusées amerries attendant vainement le déchargement, les robots désemparés qui fainéantent. L’imagination lui peignit aussi les groupes d’ouvriers excités, brandissant les poings, leurs yeux rayonnant de la joie de combattre… Et ses chansons, chantées non pas tout doucement et avec circonspection, mais à pleine voix.
Comme il serait bon de chanter avec eux ! Comme il voudrait regagner le port, serrer la main calleuse de Léon, regarder dans les yeux de Lucinda.
Orth pressa involontairement le pas. Il passa un doigt sur le mur bleu ciel. Le doigt y laissa une trace, une ligne sombre, vite disparue dans un bleu d’orage.
De nouveau, pour la nième fois déjà, le couloir bifurqua. L’une des galeries était mal éclairée et peu accueillante, l’autre brillait à faire mal aux yeux. Les murs, le sol, le plafond répandaient un vif éclat jaune aux reflets rougeâtres. De l’or fin…
Après l’azur serein, l’éclat de l’or était si inattendu qu’Orth plissa un instant les paupières. Quand il rouvrit les yeux, le tableau était différent. Les murs du passage étaient parsemés de pierres précieuses, comme si un semeur invisible à la main généreuse les y avait jetées. Saphirs, rubis, diamants et autres minéraux rares adressaient à Orth des clins d’yeux multicolores : « Par ici, courage ! N’attends pas !.. »
Orth n’en attendait pas moins. Il ne comprenait pas lui-même ce qui le retenait. Il faillit s’engager dans le couloir doré, mais il se souvint des mains tremblantes de Topesh débouclant sa ceinture de cuir bourrée de pièces et s’arrêta.
Non, il n’avait pas besoin d’argent. Non pas parce qu’il n’en connaissait pas le prix. Enfant trouvé, Orth savait depuis toujours ce que c’est que la misère et n’ignorait pas que tout se payait.
Et pourtant, la richesse ne le séduisait pas. Il n’en voulait pas du moment que ses amis laissés sur le port vivotaient dans l’indigence. Pour obtenir d’un distributeur automatique du vin bon marché et fêter à frais communs l’anniversaire de Léon, il leur avait fallu ruser pendant une semaine, réduire leurs repas déjà frugaux.
L’autre galerie, à peine éclairée, avait l’air d’une grotte. Elle sentait l’humidité, tout comme le sous-sol où Orth devait parfois dormir quand il n’avait pas d’argent pour l’asile de nuit.
Pour la dernière fois, Orth jeta un coup d’œil sur le dessin exotique formé de pierres fines et enfila le couloir obscur.
Soudain, de tendres mains lui touchèrent les épaules. Était-ce une illusion ? Le jeune homme précipita le pas et atteignit une nouvelle bifurcation.
— Par ici, Orth ! murmura une voix doucereuse venant d’un des couloirs.
Une petite salle s’illumina vivement. Des bacchantes menaient une ronde. Elles souriaient et lui adressaient des gestes d’invite. Elles étaient gaies et insouciantes, leurs robes effleuraient les murs brillants du Labyrinthe.
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