Alphonse Allais - A se tordre
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La petite troupe, toujours au galop, enfila la rue de Vaugirard, et l’on se trouva bientôt à l’Odéon.
Justement, il y avait un encombrement. Un omnibus Panthéon – Place Courcelles jonchait le sol, un essieu brisé.
Toutes les petites femmes de la Brasserie Médicis étaient sur la porte, ravies de l’accident.
Raoul, qui avait été l’un de leurs meilleurs clients, fut reconnu tout de suite :
– Raoul ! ohé Raoul ! Descends donc de ton cheval, hé feignant !
Sans être pour cela un feignant, Raoul descendit de son cheval, et ne crut pas devoir passer si près du Médicis sans offrir une tournée à ces dames.
Avec la solidarité charmante des dames du Quartier latin, Nana conseilla fortement à Raoul d’aller voir Camille, au Furet. Ça lui ferait bien plaisir.
Effectivement, cela fit grand plaisir à Camille de voir son ami Raoul en si bel attirail.
– Va donc dire bonjour à Palmyre, au Coucou. Ça lui fera bien plaisir.
On alla dire bonjour à Palmyre, laquelle envoya Raoul dire bonjour à Renée, au Pantagruel.
Docile et tapageur, le bon canon suivait l’orgie, l’air un peu étonné du rôle insolite qu’on le forçait à jouer.
Les petites femmes se faisaient expliquer le mécanisme de l’engin meurtrier, et même Blanche, du D’Harcourt, eut à ce propos une réflexion que devraient bien méditer les monarques belliqueux :
– Faut-il que les hommes soient bêtes de fabriquer des machines comme ça, pour se tuer… comme si on ne claquait pas assez vite tout seul !
De bocks en fines champagnes, de fines champagnes en absinthes anisettes, d’absinthes en bitters, on arriva tout doucement à sept heures du soir.
Il était trop tard pour rentrer. On dîna au Quartier latin, et on y passa la soirée.
Les sergents de ville commençaient à s’inquiéter de ce bruyant canon et de ces chevaux fumants qu’on rencontrait dans toutes les rues à des allures inquiétantes.
Mais que voulez-vous que la police fasse contre l’artillerie ?
Au petit jour, Raoul, ses hommes et son canon faisaient une entrée modeste dans le fort de Vincennes.
Au risque d’affliger le lecteur sensible, j’ajouterai que le pauvre Raoul fut cassé de son grade et condamné à quelques semaines de prison.
À la suite de cette aventure, complètement dégoûté de l’artillerie, il obtint de passer dans un régiment de spahis, dont il devint tout de suite le plus brillant ornement.
UN MOYEN COMME UN AUTRE
– Il y avait une fois un oncle et un neveu.
– Lequel qu’était l’oncle ?
– Comment, lequel ? C’était le plus gros, parbleu !
– C’est donc gros, les oncles ?
– Souvent.
– Pourtant, mon oncle Henri n’est pas gros.
– Ton oncle Henri n’est pas gros parce qu’il est artiste.
– C’est donc pas gros, les artistes ?
– Tu m’embêtes… Si tu m’interromps tout le temps, je ne pourrai pas continuer mon histoire.
– Je ne vais plus t’interrompre, va.
– Il y avait une fois un oncle et un neveu. L’oncle était très riche, très riche…
– Combien qu’il avait d’argent ?
– Dix-sept cents milliards de rente, et puis des maisons, des voitures, des campagnes…
– Et des chevaux ?
– Parbleu ! puisqu’il avait des voitures.
– Des bateaux ? Est-ce qu’il avait des bateaux ?
– Oui, quatorze.
– À vapeur ?
– Il y en avait trois à vapeur, les autres étaient à voiles.
– Et son neveu, est-ce qu’il allait sur les bateaux ?
– Fiche-moi la paix ! Tu m’empêches de te raconter l’histoire.
– Raconte-la, va, je ne vais plus t’empêcher.
– Le neveu, lui, n’avait pas le sou, et ça l’embêtait énormément…
– Pourquoi que son oncle lui en donnait pas ?
– Parce que son oncle était un vieil avare qui aimait garder tout son argent pour lui. Seulement, comme le neveu était le seul héritier du bonhomme…
– Qu’est-ce que c’est héritier ?
– Ce sont les gens qui vous prennent votre argent, vos meubles, tout ce que vous avez, quand vous êtes mort…
– Alors, pourquoi qu’il ne tuait pas son oncle, le neveu ?
– Eh bien ! tu es joli, toi ! Il ne tuait pas son oncle parce qu’il ne faut pas tuer son oncle, dans aucune circonstance, même pour en hériter.
– Pourquoi qu’il ne faut pas tuer son oncle ?
– À cause des gendarmes.
– Mais si les gendarmes le savent pas ?
– Les gendarmes le savent toujours, le concierge va les prévenir. Et puis, du reste, tu vas voir que le neveu a été plus malin que ça. Il avait remarqué que son oncle, après chaque repas, était rouge…
– Peut-être qu’il était saoul.
– Non, c’était son tempérament comme ça. Il était apoplectique…
– Qu’est-ce que c’est apoplectique ?
– Apoplectique… Ce sont des gens qui ont le sang à la tête et qui peuvent mourir d’une forte émotion…
– Moi, je suis-t-y apoplectique ?
– Non, et tu ne le seras jamais. Tu n’as pas une nature à ça. Alors le neveu avait remarqué que surtout les grandes rigolades rendaient son oncle malade, et même une fois il avait failli mourir à la suite d’un éclat de rire trop prolongé.
– Ça fait donc mourir, de rire ?
– Oui, quand on est apoplectique… Un beau jour, voilà le neveu qui arrive chez son oncle, juste au moment où il sortait de table. Jamais il n’avait si bien dîné. Il était rouge comme un coq et soufflait comme un phoque…
– Comme les phoques du Jardin d’Acclimatation ?
– Ce ne sont pas des phoques, d’abord, ce sont des otaries. Le neveu se dit : « Voilà le bon moment », et il se met à raconter une histoire drôle, drôle…
– Raconte-la-moi, dis ?
– Attends un instant, je vais te la dire à la fin… L’oncle écoutait l’histoire, et il riait à se tordre, si bien qu’il était mort de rire avant que l’histoire fût complètement terminée.
– Quelle histoire donc qu’il lui a racontée ?
– Attends une minute… Alors, quand l’oncle a été mort, on l’a enterré, et le neveu a hérité.
– Il a pris aussi les bateaux ?
– Il a tout pris, puisqu’il était son seul héritier.
– Mais quelle histoire qu’il lui avait racontée, à son oncle ?
– Eh bien ! celle que je viens de te raconter.
– Laquelle ?
– Celle de l’oncle et du neveu.
– Fumiste, va !
– Et toi, donc
COLLAGE
Le Dr Joris Abraham W. Snowdrop, de Pigtown (U.S.A.), était arrivé à l’âge de cinquante-cinq ans, sans que personne de ses parents ou amis eût pu l’amener à prendre femme.
L’année dernière, quelques jours avant Noël, il entra dans le grand magasin du 37th Square (Objets artistiques en Banaloïd), pour y acheter ses cadeaux de Christmas.
La personne qui servait le docteur était une grande jeune fille rousse, si infiniment charmante qu’il en ressentit le premier trouble de toute sa vie. À la caisse, il s’informa du nom de la jeune fille.
– Miss Bertha.
Il demanda à miss Bertha si elle voulait l’épouser. Miss Bertha répondit que, naturellement (of course), elle voulait bien.
Quinze jours après cet entretien, la séduisante miss Bertha devenait la belle mistress Snowdrop.
En dépit de ses cinquante-cinq ans, le docteur était un mari absolument présentable. De beaux cheveux d’argent encadraient sa jolie figure toujours soigneusement rasée. Il était fou de sa jeune femme, aux petits soins pour elle et d’une tendresse touchante.
Pourtant, le soir des noces, il lui avait dit avec une tranquillité terrible :
– Bertha, si jamais vous me trompez, arrangez-vous de façon que je l’ignore.
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