Gustave Aimard - Les terres d'or

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La jeune maîtresse du logis s’occupait diligemment de préparer le repas de midi, mais non sans faire de fréquentes pauses pour aller sur le seuil enguirlandé de la chaumière réjouir ses yeux à l’aspect des cieux, des bois, des flots joyeux: comme un écho vivant des harmonies printanières, la gracieuse enfant chantait aussi en même temps que les oiseaux et les brises murmurantes.

En s’approchant de la cabane, Allen entendit la fraîche voix d’Alice: ses genoux fléchirent sous lui, le cœur lui manquait pour broyer cette joie innocente sous le fardeau de la douleur!

La jeune fille trottait allègrement par la maison; Allen le reconnaissait aux notes, tantôt assourdies, tantôt éclatantes de sa voix. Au moment où il apparaissait dans la clairière, Alice venait une dernière fois sur le seuil de la porte sourire avec la belle journée, messagère du printemps. Elle était ravissante à voir, toute rose de l’exercice auquel elle venait de se livrer, couronnée de ses beaux cheveux blonds flottant dans un joyeux désordre, les yeux animés et riants, les lèvres entr’ouvertes comme une grenade en fleur.

A l’aspect de ce visiteur imprévu, ses joues pâlirent un peu, sa physionomie devint sérieuse; elle étendit involontairement ses mains comme pour repousser une vision importune.

Allen s’approcha, saisit avec un tendre respect ses doigts mignons, encore teints des rougeurs de la fraise ou de la cerise. Il la fit rentrer dans la maison: la table était mise et portait sur son milieu la belle corbeille pleine, cueillie le matin par les deux jeunes gens.

– Ah! bégaya-t-il en essayant un sourire, vous offrirez bien, sans doute, quelques-uns de ces beaux fruits au convive qui vous surprend sans être invité?

Puis il se tut, retenant toujours les mains d’Alice dans ses mains tremblantes, et fixa ses yeux sur elle avec tristesse, mais ne put ajouter un mot.

La jeune fille, impressionnée par l’étrange contenance d’Allen, restait muette, effarée, immobile, pressentant quelque chose de terrible, n’osant même pas faire une question.

Allen, de son côté, ne savait comment rompre le silence: tout à coup des bruits de voix animées s’approchèrent, il se vit forcé de parler pour préserver Alice de quelque secousse plus foudroyante.

– Pauvre enfant! s’écria-t-il d’une voix navrée, j’ai de malheureuses nouvelles à vous apprendre… Votre père est en prison, et…

Il ne put achever sa phrase; la jeune fille s’arracha de ses mains et bondit en arrière avec égarement, puis elle retomba évanouie.

Allen la relevait et s’efforçait de la ranimer, lorsqu’un constable apparut sur le seuil de la porte, accompagné de deux citoyens de Fairview.

Le constable, au milieu de sa rude profession, avait conservé un cœur accessible à la sensibilité: il fut ému et hésita à remplir son pénible devoir.

– Pauvre créature! comme elle a pris cela à cœur! murmura-t-il; ouf! je n’aime pas ces affaires-là; et puis, ça me fend le cœur de voir les femmes mêlées à de semblables catastrophes; elles n’ont pas la force de supporter ça comme les hommes.

Allen ne répliqua rien. Il songeait amèrement à la triste fonction qu’il remplissait dans cette lamentable occurrence, et se figurait l’aversion que la jeune fille allait éprouver contre lui… lui, l’accusateur de son père!

– Eh! mais! ce n’est qu’une enfant, remarqua l’un des deux assistants regardant par-dessus l’épaule du constable: n’est-ce pas étrange qu’elle composât, à elle seule, toute la famille de Newcome – ce vieux gredin!

– En vérité, on se demande d’où elle tient sa beauté, dit l’autre; elle est positivement très-jolie, c’est formel.

– Retirez-vous un peu, gentlemen, s’il vous plaît, dit Allen avec un mouvement d’impatience, vous empêchez l’air d’arriver jusqu’à elle.

– Elle reprend connaissance, observa le constable en se reculant jusqu’au dehors.

Les deux citoyens de Fairview avaient moins de délicatesse que le recors; ils firent semblant de bouger, mais ils restèrent à proximité pour surveiller les mouvements de la jeune fille.

Allen les aurait souffletés s’il ne s’était retenu. Il garda un sombre silence, s’occupant avec une sollicitude et une délicatesse toutes féminines à réparer le désordre des vêtements d’Alice.

Quelques mouvements convulsifs entremêlés de sanglots annoncèrent bientôt que la jeune fille revenait à elle:

– Oh! mon père! mon pauvre père! s’écria-t-elle.

En même temps ses yeux s’ouvrirent et manifestèrent une expression d’effroi en rencontrant tous ces regards étrangers fixés sur elle. Cet entourage inattendu sembla lui inspirer une résolution effarée qui ranima ses forces.

Elle comprima ses sanglots et se leva debout dans une attitude désolée, pendant que des larmes brûlantes roulaient sur ses joues pâles et glacées.

– Prenez courage, miss Newcome, dit Allen: votre père est sain et sauf pour le moment. Peut-être la Providence lui ouvrira une voie de salut; en tout cas, il est trop tôt pour vous livrer au désespoir.

Le constable qui s’était approché pour savoir comment elle allait, entreprit de lui fournir aussi des consolations.

– Là! là! oui, miss, lui dit-il avec sa grosse voix enrouée; de par tous les diables!… je veux dire, n’ayez pas peur! Eh! il n’y aurait plus d’hommes sur la terre si la moitié seulement des accusés étaient coupables. Qui sait s’il ne surviendra pas quelque incident de nature à, établir que ce coup de feu a été purement accidentel? De par tous les diables!… je veux dire, n’ayez pas peur.

– Serait-il vrai?… mon père a donc tué quelqu’un…? s’écria Alice avec désespoir. Mais.... vous êtes vivant, sir, continua-t-elle en s’adressant à Allen; et… et… qui donc… a été tué?

– Mon ami, le docteur Edwards a été frappé d’un coup de fusil, répliqua sombrement Allen, tout palpitant au souvenir de la scène sanglante arrivée le matin.

Alice resta muette; mais les douloureuses contractions de son visage trahissaient l’amertume intérieure de son âme. Bientôt elle remarqua la présence persistante des étrangers, et comprit qu’ils attendaient quelque chose. Allen était resté assis près d’elle; elle lui demanda à voix basse quelles pouvaient être leurs intentions.

Allen fit approcher le constable:

– Ce gentlemen, dit-il, vous expliquera ce qu’on attend de vous.

– Ma chère miss, commença celui-ci embarrassé; de par tous les diables!… je veux dire, n’ayez pas peur: c’est toujours parfaitement désagréable pour une fille de porter témoignage contre son père; et, pour votre bonheur, j’espère que vous n’aurez pas grand’chose à dire sur son compte, quand on vous interrogera; pour votre bonheur, je l’espère. Mais la loi et la justice le veulent; de par tous les diables!… je veux dire, n’ayez pas peur: oui, il faut qu’aujourd’hui même, devant le juge, vous déclariez ce que vous savez sur cette affaire.

Alice avait dévoré avec angoisse les moindres paroles de cet homme, espérant, jusqu’à la fin, y trouver quelque lueur de consolation. Lorsqu’elle eût compris que tout ce verbiage ne signifiait qu’une seule chose: déposer contre son père! le désespoir la gagna; malgré tous ses efforts pour se raidir contre eux, ses sanglots éclatèrent à lui briser la poitrine, et elle s’écria d’une façon déchirante:

– Oh! mon père! mon pauvre père!

Ce spectacle navrant arracha des larmes à tous ceux qui l’entouraient.

– De par tous les diables!… murmura le bon constable en se plongeant les poings dans les yeux; je veux dire… non… Enfin, bref,… nous avons encore trois bonnes heures devant nous, en attendant que l’information commence: nous ferions bien de retourner en ville, et de dépêcher ici quelques femmes pour consoler cette pauvre affligée. Sans cette précaution elle ne fera qu’un cri, comme ça, jusqu’à ce soir.

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