Dino Dorothée - Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4)
Здесь есть возможность читать онлайн «Dino Dorothée - Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4)» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: foreign_antique, foreign_prose, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4)
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:4 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 80
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4): краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4)»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4) — читать онлайн ознакомительный отрывок
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4)», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
«M. Demidoff a renvoyé le secrétaire, le maître d'hôtel et les domestiques qu'il avait ici. On ne le sait point encore arrivé en Russie, ni si l'Empereur Nicolas permettra à sa femme d'y entrer avec lui: on en doute.
«Le duc Decazes a ses affaires dans un affreux désordre, ses gens le quittent; on le dit, du reste, fort malade.»
M. Raullin : «Nous avons eu hier, à Notre-Dame, une prédication du Révérend Père Lacordaire, qui veut rétablir ou établir en France l'ordre des Dominicains, avec leur bel habit blanc. Tout Paris y est venu: l'église était comble. On a beaucoup dit, pour et contre ce sermon; c'était une prédication à la manière de Pierre l'Ermite prêchant la Croisade aux peuples, seulement la Croisade n'était contre personne, mais pour le catholicisme. C'était Rome et la France, marchant ensemble depuis Clovis à la conquête de la vraie liberté et de la civilisation. Il y avait, dans tout cela, un mélange de papauté et de nationalité, de monarchie spirituelle et de liberté universelle, de manière à faire trembler les piliers et à remuer les fondements de toutes les églises gallicanes. Je ne voudrais pas qu'on renouvelât souvent de pareils essais, mais une fois, en passant, ce n'est pas un mal. J'ai surtout été frappé de cet immense concours de monde et de l'attention infinie avec laquelle on suivait toutes les paroles de ce résurrecteur des Dominicains. Que sera-t-il de cette tentative? J'ai peur que l'imagination seule et le pittoresque n'en fassent les frais. Je n'aime pas qu'on débute par l'extraordinaire.»
La duchesse d'Albuféra : «Mme de Rambuteau, pour se tirer de la terrible foule qui envahit les salons de l'Hôtel de Ville, a déclaré qu'elle n'inviterait, en fait de nouvelles connaissances, que ceux qui se feraient présenter chez elle les mardis matin. C'est ce qu'elle a répondu à un billet de Mme d'Istrie, qui lui demandait de lui présenter sa sœur, Mme de La Ferronnays. On a trouvé ce mot de présentation ridicule de la part de Mme de Rambuteau envers Mme de La Ferronnays; on en glose, on s'en moque, et beaucoup de personnes comme il faut ne veulent plus retourner à l'Hôtel de Ville.
«Mme de Flahaut n'est occupée qu'à attirer le faubourg Saint-Germain chez elle; cela donne beaucoup d'humeur à M. le duc d'Orléans: mais comme les Princes ne vont plus dans les salons, Mme de Flahaut dit qu'elle ne continuera pas à sacrifier ses goûts aux fantaisies de M. le duc d'Orléans . Émilie, sa fille, qui gouverne la maison, pousse dans ce sens-là. Les jeudis, on danse chez Mme de Flahaut: on disait, chez la marquise de Caraman, que c'étaient des bals de jeunes personnes ; à cela, la Marquise a repris: et de jeunes femmes, car j'y suis priée . Là-dessus, on s'est souvenu de son extrait de baptême, qu'on n'a pas trouvé d'accord avec cette prétention!»
Enfin, M. de Valençay m'écrit que Mme de Saint-Elme, l'auteur des Mémoires de la contemporaine , est fort impliquée dans l'affaire des soi-disant lettres du Roi. Le Préfet de police est toujours très occupé d'arriver au fond de cette intrigue.
M. de Valençay a été entendre le Père Lacordaire qui représentait, dit-il, un beau tableau espagnol. Son discours a été très républicain, ses expressions très différentes de celles employées jusqu'à présent en chaire, mais il a beaucoup de talent et de verve.
Il ajoute que M. de Chateaubriand lit ses Mémoires chez Mme Récamier: Mme Gay s'y pâme d'admiration; Mme de Boigne y fait la grimace: ces deux sensations sont devenues évidentes à un portrait très brillant de M. le duc de Bordeaux. Mme la duchesse de Gramont-Guiche, qui y était, a été médiocrement contente d'un passage où il était question d'elle, et où M. de Chateaubriand dit: Madame de Guiche qui A ÉTÉ d'une grande beauté .
Voilà tout ce que je trouve dans mes lettres qui vaille la peine d'être extrait, et encore y a-t-il bien du fatras.
Rochecotte, 23 février 1841. – On m'avait conseillé, il y a quelque temps, de lire un roman de M. de Sainte-Beuve, sans m'effrayer du titre: Volupté . J'en ai lu la moitié hier: malgré un peu de divagation plus métaphysique que religieuse, une certaine afféterie et le raboteux du style de Sainte-Beuve, je suis touchée de cet ouvrage, dans lequel il y a une connaissance profonde du cœur humain, un sentiment vrai du bien et du mal, et, en général, une élévation délicate de la pensée, rare chez nos auteurs modernes.
On mande de Paris à mon gendre que la Chambre des Députés a été émue du rapport de M. Jouffroy sur les fonds secrets. Il paraît que la Chambre vivait dans une quiétude profonde et que ce rapport l'a troublée: il ranime toutes les querelles, met tous les Ministères passés sur la sellette; il fait de la politique du Cabinet actuel des définitions inacceptables pour beaucoup de ceux qui le soutiennent. Enfin, c'est un incident malheureux, qui a de la portée, en donnant de la force à cette fraction importante de la Chambre qu'on appelle Dufaure-Passy.
Rochecotte, 24 février 1841. – J'ai trouvé dans l'Ami de la religion , petit journal que je reçois pour le prêter à mon curé, un long extrait du fameux sermon de M. Lacordaire, qui a fait dernièrement tant de bruit à Paris, et qui, heureusement, parait y avoir été fort désapprouvé. En effet, ce que j'y ai lu est inimaginable, quoique semé de passages pleins de verve et de talent. Mais ils sont noyés dans des choses étranges jusqu'au scandale et au danger. Il a pris pour texte le devoir des enfants à l'égard des parents, et il part de là pour faire de la démocratie avec enivrement. Il dit que Jésus-Christ était un bourgeois, classe moyenne avant tout, et que la France est protégée de Dieu parce qu'elle respire la démocratie. Feu Mgr de Quélen avait bien raison de ne jamais permettre à M. Lacordaire de prêcher, à moins qu'il n'y assistât pour le surveiller: il se défiait de ces étranges doctrines, puisées jadis dans son commerce avec M. de Lamennais, et, quoiqu'il soit resté catholique, il est resté aussi imbu du mauvais lait sucé dans sa jeunesse.
Le prince Pierre d'Aremberg m'écrit que, le jour de la quête à Notre-Dame, Mgr Affre s'est fait nommer les dames quêteuses à la sacristie; qu'il ne leur a pas dit un mot, qu'il ne les a pas remerciées, à quoi elles s'attendaient, y ayant toujours été habituées par Mgr de Quélen, qui le faisait toujours avec une grâce parfaite, et qu'il les a fait entrer dans l'église par un: Allons, marchons , des plus militaires, ce qui, à la lettre, a été accueilli par des murmures de la part de ces dames!
M. de Valençay m'écrit savoir de bonne source qu'on attend toujours une ouverture de la part du Cabinet anglais, et que, pour le coup, on croit qu'elle va venir. Il avait rencontré Mme de Lieven qui l'avait chargé de me le mander, et d'ajouter que M. Guizot est au mieux avec les Cours allemandes. Il paraît que cette semaine va se décider le sort du Cabinet anglais, qui sera fort attaqué.
Les fortifications ne seront votées ou rejetées par la Chambre des Pairs que dans quinze jours: elles seront rudement attaquées par M. Molé, par le Chancelier et les légitimistes. La Cour est fort en colère contre les deux premiers. On ne sait vraiment pas encore quel pourra être le sort de cette loi.
Mme de Nesselrode a quitté Paris, pleine d'engouement pour la vie qu'on y mène, pour les choses et pour les personnes. Je continue à rendre justice à son bon cœur, à son âme généreuse, mais je n'ai plus aucune considération pour son jugement.
Rochecotte, 26 février 1841. – On m'écrit, de Paris, qu'il y a eu chez Mme Le Hon un bal très bien composé ; qu'à présent, elle et Mme de Flahaut cherchent à épurer leur salon et à y attirer le faubourg Saint-Germain; qu'on espère, à cet égard, une sorte de réaction, que l'on veut absolument être du grand monde, qu'on dédaigne ceux qu'on recherchait et qu'on courtise ceux qu'on dédaignait.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4)»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4)» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4)» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.