Guillaume Apollinaire - Les trois Don Juan
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–Don Juan vous attend.
–Don Juan! Nos deux destinées sont-elles donc à ce point unies?
–Silence, j'entends un pas…»
Les deux femmes écoutaient. Il était neuf heures du soir, et l'ombre s'était faite autour des hauts murs du couvent.
–Qui peut venir ici? dit Inès avec effroi.
–Lui seul!
–Qui?
–Lui!
–Don Juan!»
La porte s'était ouverte, en effet, et Don Juan était entré. Il se précipita, un genou en terre, et prit la main de ta tremblante Inès.
«Ma chère Inès, Inès de mon cœur, répétait-il.
–Est-ce vous, Don Juan? Ou bien est-ce un fantôme?…»
Mais trop faible pour tant d'émotions, elle s'évanouit et laissa tomber la lettre à terre.
«Je vais prendre Doña Inès dans mes bras, dit Juan à ta gouvernante, et gagner au plus tôt le cloître solitaire, puis la porte.
–Je suis à vos ordres, reprit la duègne. Tout ce que vous ferez pour la sauver de ce couvent sera bien, mon seigneur.
–Je sortirai d'ici, s'il le faut, l'épée dans ma main libre…
–Ah! vous êtes un lion! Rien ne vous trouble, ne vous arrête… Je m'attache à vos pas.»
Mais l'abbesse avait entendu le bruit insolite de l'arrivée de Don Juan. Elle se rendit à la chambrette d'Inès et fut stupéfaite de n'y plus trouver personne.
«Ces gouvernantes! fit-elle inquiète. Jamais je ne les laisserai pénétrer auprès de mes saintes enfants.
–Ma mère, ma mère, dit la sœur tourière, qui entrait précipitamment, il y a à la porte un noble vieillard qui désire vous parler.
–Un homme! Dans le couvent! À cette heure! C'est inutile.
–Il est, dit-il, chevalier de Calatrava, ce qui lui donne le privilège d'entrer. L'affaire est d'urgence, dit-il.
–A-t-il dit son nom?
–Sa Seigneurie Don Gonzalo de Ulloa.
–Don Gonzalo! Qu'il entre!»
La visite du père coïncidait avec la disparition de la fille. Que signifiait tout ceci?
Don Gonzalo était un grand vieillard aux traits un peu rudes, au regard froid, à la mine sévère.
«Mère abbesse, dit-il, pardonnez-moi de vous déranger à pareille heure. Mais il s'agit d'une affaire qui intéresse peut-être notre honneur…
–Jésus!
–Écoutez.
–Parlez donc.
–J'avais conservé jusqu'ici un trésor plus précieux que tout l'or du monde. Ce trésor est mon Inès.
–Précisément…
–Or, j'ai appris à l'instant que sa duègne vient d'être vue en ville parlant avec un certain Don Juan Tenorio, un homme qui n'a pas sur la terre son pareil pour l'audace et la perversité. Jadis, on songea à le marier avec ma fille… Mais en raison de ses vices, de ses crimes, j'ai refusé… Que cet homme songe à se venger, c'est dans sa nature. Il est, paraît-il, revenu de Naples. Je dois être sur mes gardes, car il suffirait à ce fils de Satan d'un jour, d'une heure d'imprévoyance pour ternir mon honneur… Il a séduit cette duègne par ses discours et de l'argent, j'en jurerais… Elle est maintenant au couvent… Je suis venu afin de vous prier d'en finir avec cette vieille femme. Qu'Inès demeure seule et, puisqu'elle l'a voulu, prononce demain les vœux qui la feront disparaître du monde!
–Vous êtes père, et vos inquiétudes se comprennent, commandeur, mais remarquez que vous m'offensez!
–Vous ignorez qui est don Juan!
–Si pervers que vous le peigniez, je vous dis que Doña Inès est en sûreté tant qu'elle sera ici, Don Gonzalo.
–Je le crois, mais allons au fait. Remettez-moi cette duègne et excusez mes idées mondaines.
–On se conformera à vos exigences.»
Sur ce la mère abbesse appelle la tourière.
«Sœur tourière, lui dit-elle, allez donc quérir Doña Inès et sa duègne. Elles ont quitté la chambre.»
La tourière sortit.
«Elles ont quitté la chambre? reprit Don Gonzalo avec inquiétude.
–Oui, elles sont sorties l'une et l'autre, je ne sais pourquoi.»
À cet instant, Don Gonzalo aperçut la lettre qui traînait à terre. Il la prit et l'examina:
«Malédiction! s'écria-il soudain… Mes inquiétudes me le criaient! Lisez, ma mère: Inès de mon âme .» Signé Don Juan . Voici la preuve écrite. Tandis que vous priiez Dieu pour elle, le Diable est venu qui l'a enlevée!
La tourière accourait à ce moment.
«Madame! madame! Je n'ai pas retrouvé Doña Inès. Mais tout à l'heure un homme a escaladé avec une échelle le mur du jardin.
–C'est bien lui! fit le commandeur. Je pars… Malheur à moi!
–Où allez-vous, commandeur?
–Sotte! À la poursuite de mon honneur que vous avez laissé voler!»
Avec l'aide de son valet Ciutti, Don Juan avait fait transporter Inès dans sa maison de campagne, aux proches environs de Séville, dans un paysage enchanteur. C'est là que la jeune fille reprit ses sens. Brigitte était auprès d'elle.
«Où suis-je? dit-elle.
–Dans la maison de Don Juan.
–La maison de Don Juan n'est pas un lieu convenable pour moi: Je suis noble! Brigitte. Viens. Il faut partir d'ici.
–Don Juan va revenir, Don Juan qui vous a sauvée de la mort du cloître…
–Oui, mais il m'a empoisonné le cœur.
–Vous l'aimez donc?
–Je ne sais; mais, par pitié, fuyons, fuyons au plus vite cet homme au seul nom duquel je sens se dérober mon cœur…
–Vous l'aimez?
–Certes, si cela est de l'amour, je l'aime, mais je sais aussi que cette passion me déshonore. Si mon faible cœur m'entraîne vers Don Juan, mon honneur et mon devoir m'éloignent de lui. Partons donc d'ici avant qu'il ne revienne: la force me manquerait si je le voyais à mes côtés. Partons. Mon père, Don Gonzalo, me recevra.
–Mais Juan s'est rendu auprès de Don Gonzalo pour lui demander son pardon et sa parole.
–Est-ce vrai?
–Du reste, voici un bruit de rames sur le Guadalquivir. N'entendez-vous point? C'est la barque de Don Juan.»
C'était lui en effet. Il sauta légèrement du frêle bateau et, en un instant, fut auprès d'Inès. Minuit venait de sonner. Le silence était tombé sur la campagne et sur le fleuve…
«Où est Don Gonzalo? lui dit Inès.
–À cette heure, répondit Juan, il dort tranquillement. Je n'ai pu le joindre, mais l'ai rassuré par un message.
–Que lui avez-vous dit?
–Que vous étiez en sûreté sous ma garde, respirant les saines brises de la campagne…»
Don Juan prit la main d'Inès.
«Calme-toi donc, ma vie. Repose ici et pour un instant oublie la sombre prison de ton couvent. Ah! n'est-il pas vrai, ange d'amour, que sur ce rivage solitaire l'air est meilleur, la lune brille d'un éclat plus pur? Ces bises qui passent, pleines des doux parfums des fleurs champêtres, ces eaux calmes et limpides, ces forêts qui chantent doucement en attendant l'aurore, ne respirent-elles point l'amour?
«Écoute mes paroles, Inès. Elles respirent aussi l'amour. De tes yeux coulent deux perles liquides. Permets-moi de les boire, agenouillé devant toi. Oui, vois, ce cœur inconstant est devenu à jamais ton esclave.
–Taisez-vous, pour Dieu, Don Juan, reprit Inès… par pitié, taisez-vous… En vous écoutant, il me semble que la folie trouble mon cerveau et que mon pauvre cœur à moi brûle. Oh! dites-moi seulement que vous ne m'avez pas donné à boire un philtre infernal…
–Je t'ai donné la sincérité de mon âme.
–Assez, assez, Don Juan… Je ne pourrais plus résister. Oh! je sens que je vais à vous comme ce fleuve va à la mer. Pitié! pitié! Don Juan! Arrache-moi le cœur ou aime-moi parce que je t'adore!
–Mon cœur, cette parole change mon être au point de me laisser espérer que l'Éden s'ouvrira pour moi. Non, Doña Inès, ce n'est pas Satan qui m'inspire cet amour, c'est Dieu qui veut sans doute par toi me gagner à lui… Bannis toute inquiétude, à tes pieds je me sens capable de vertu. Oui, mon orgueil, je te le promets, s'inclinera devant le bon commandeur. Il m'accordera ta main ou n'aura qu'à me tuer.
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