Guy de Maupassant - Chroniques

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C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».

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« ... C’est dans cet état, peu propre à des expériences délicates, qu’il fallut commencer les observations que je me proposais... »

Les opinions scientifiques émises par Robertson rencontrèrent une vive opposition parmi les savants du monde entier. Or, pour démontrer l’exactitude de ses observations, l’aéronaute, accompagné d’un savant russe représentant l’Académie de Saint-Pétersbourg, M. Zuccharoff, firent à Moscou une nouvelle ascension et renouvelèrent pendant plusieurs heures les expériences de Robertson.

M. Zuccharoff confirma plusieurs des assertions du Flamand, surtout celles relatives à l’affaiblissement graduel de l’action magnétique de la terre.

Mais après cette épreuve nouvelle, la lutte recommença plus violente et plus acharnée parmi les hommes de science. A Paris, les membres de l’Institut se divisèrent en deux camps, qui auraient bien longtemps discuté si Laplace n’avait proposé, au cours d’une séance, de faire de nouvelles expériences.

Biot et Gay-Lussac, professeurs de physique, furent choisis pour cette épreuve.

L’ascension, une des plus célèbres qui aient jamais été faites, eut lieu le 20 août 1804.

« Notre but principal, écrivait quelques jours plus tard Biot dans un rapport à l’Académie des sciences, était d’examiner si la propriété magnétique éprouve quelque diminution appréciable quand on s’éloigne de la terre. Saussure, d’après des expériences faites sur le col du Géant, à 3 435 mètres de hauteur, avait cru y reconnaître un affaiblissement très sensible qu’il évaluait à 1/5. Quelques physiciens avaient même annoncé que cette propriété se perd entièrement quand on s’éloigne de la terre dans un aérostat. […]

Outre cet objet principal dans ce premier voyage, nous nous proposions aussi d’observer l’électricité de l’air, ou plutôt la différence d’électricité des différentes couches atmosphériques. […]

Nous avions aussi projeté de rapporter de l’air puisé à une grande hauteur. […] »

Ils partirent du jardin du Conservatoire des Arts, le 6 fructidor, à dix heures du matin. Le baromètre était à 765 mm (28 po. 31), le thermomètre à 16°5 centigrades et l’hygromètre à 88°8, c’est-à-dire assez près de la plus grande humidité.

Biot raconte ensuite avec une grande netteté et une grande précision les différents incidents de leur magnifique et tranquille voyage, la traversée des nuages, leur admiration pour ce surprenant spectacle. – « Ces nuages vus de haut nous parurent blanchâtres... ils étaient tous exactement à la même élévation ; et leur surface supérieure toute mamelonnée et ondulante nous offrait l’aspect d’une plaine couverte de neige...

« Vers cette élévation (2 723 mètres), nous observâmes les animaux que nous avions emportés. Ils ne paraissaient pas souffrir de la rareté de l’air. Une abeille violette, à qui nous avions donné la liberté, s’envola très vite et nous quitta en bourdonnant. Le thermomètre marquait 13° centigrades. Nous étions très surpris de ne pas éprouver de froid ; au contraire, le soleil nous échauffait fortement. Notre pouls était fort accéléré : celui de M. Gay-Lussac, qui bat ordinairement soixante-deux pulsations par minute, en battait quatre-vingts. Le mien, qui donne ordinairement soixante-dix-neuf pulsations, en donnait cent onze. »

A la suite d’expériences minutieusement décrites, Biot conclut :

« La propriété magnétique n’éprouve aucune diminution appréciable depuis la surface de la terre jusqu’à 4000 mètres de hauteur. Son action dans ces limites se manifeste constamment par les mêmes effets et suivant les mêmes lois. […]

A 3400 mètres de hauteur, nous donnâmes la liberté à un petit oiseau que l’on nomme un verdier ; il s’envola aussitôt, mais revint presque à l’instant se poser dans nos cordages ; ensuite, prenant de nouveau son vol, il se précipita vers la terre en décrivant une ligne tortueuse peu différente de la verticale... Mais un pigeon que nous lâchâmes de la même manière à la même hauteur nous offrit un spectacle beaucoup plus curieux : remis en liberté sur le bord de la nacelle, il y resta quelques instants comme pour mesurer l’étendue qu’il avait à parcourir ; puis il s’élança en voltigeant d’une manière inégale, en sorte qu’il semblait essayer ses ailes ; mais après quelques battements, il se borna à les étendre et s’abandonna tout à fait. Il commença à descendre vers les nuages en décrivant de grands cercles comme font les oiseaux de proie […] »

Après le récit détaillé de la façon dont ils essayèrent l’électricité de l’air, il continue :

« Cette expérience indique une électricité croissante avec les hauteurs, résultat conforme à ce que l’on avait conclu par la théorie d’après les expériences de Volta et de Saussure […]

[…] Nos observations du thermomètre, au contraire, nous ont indiqué une température décroissant de bas en .haut, ce qui est conforme aux résultats connus. Mais la différence a été beaucoup plus faible que nous ne l’aurions attendu, car en nous élevant à 2 000 toises, c’est-à-dire bien au-dessus de la limite inférieure des neiges éternelles à cette latitude, nous n’avons pas éprouvé une température plus basse que 10°5 au thermomètre centigrade ; et au même instant la température de l’Observatoire, à Paris, était de 17°5 centigrades.

Un autre fait assez remarquable qui nous a été donné par nos observations, c’est que l’hygromètre a constamment marché vers la sécheresse à mesure que nous noua sommes élevés dans l’atmosphère ; et, en descendant, il est graduellement revenu vers l’humidité. »

Cette première ascension établit la fausseté de la plupart des allégations de Robertson ; pour dissiper les objections qui subsistaient encore, Gay-Lussac s’éleva seul, le 16 septembre 1804, à 7016 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Il est impossible de reproduire ici ses nombreuses et minutieuses observations. Elles sont d’un intérêt très spécial et très vif, surtout dans leurs rapports avec la loi établie dans ces derniers temps par M. Faye et la décroissance de la température en raison des hauteurs. A la surface de la terre, le thermomètre était à 30°75, et à la hauteur de 6977 mètres il était descendu à 9°5.

Gay-Lussac prit de l’air dans des ballons de, verre à 6561 et à 6636 mètres.

L’analyse de cet air lui a permis de conclure généralement que la constitution de l’atmosphère est la même depuis la surface de la terre jusqu’aux plus grandes hauteurs auxquelles .on puisse parvenir. Les expériences de Cavendish, MacCarthy, Berthollet et Davy ont d’ailleurs confirmé l’identité de composition de l’atmosphère sur toute la surface de la terre. Gay-Lussac ne ressentit à cette hauteur aucun malaise grave, bien qu’il éprouvât les accidents ordinaires dus à la raréfaction de l’air.

Malgré le désir exprimé vivement par lui que ces expériences si intéressantes fussent continuées sous le patronage de l’Institut, ce n’est que cinquante ans plus tard que MM. Barral et Bixio firent quelques ascensions scientifiques. Pendant les années qui suivirent, les accidents furent si nombreux qu’on doit peut-être attribuer à cette cause le peu d’empressement des vrais savants à aller chercher des renseignements dans l’espace.

Nous arrivons à la célèbre ascension de M. Glaisher, chef du bureau météorologique de Greenwich.

Aguerri par trente voyages aériens qui lui avaient appris à affronter les effets de la raréfaction de l’air et de l’abaissement de la température, il dépassa trois fois de suite l’altitude de 7000 mètres, et dans son ascension du 5 septembre 1862 il atteignit, avec l’aéronaute Coxwell, la hauteur fabuleuse de 10 000 mètres.

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