Guy de Maupassant - Chroniques

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C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».

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Et les trois hommes du ballon, penchés hors de la nacelle, répondaient à ces clameurs amies, puis ils laissèrent au loin le brick, pour se perdre de nouveau sur la mer.

Au retour, la nacelle finit par traîner dans les vagues, emportée à la vitesse fantastique de cent quatre-vingts kilomètres à l’heure. Les aéronautes se jugeaient à peu près perdus quand le soleil se leva, dilata le gaz et fit bondir l’Albatros à plus de trois mille mètres dans le ciel. Il tourna sur Gênes et revint vers l’Italie ; mais il n’avait plus ni lest, ni ancres, rien pour le diriger, rien pour l’arrêter, rien pour le manœuvrer.

Tout à coup M. Jovis aperçut quelque chose de vert, une forêt, qui, de là-haut, ressemblait à un champ de choux. Ses deux compagnons, alors, sur son ordre, se pendirent à la corde de la soupape et l’aérostat tomba comme une pierre et la nacelle entra dans l’océan des arbres, crevant les feuillages, brisant des branches énormes, et elle demeura immobile, arrêtée, encore suspendue, mais saisie, tenue par tous ces branchages refermés sur elle, tandis que le ballon, énorme et flasque, semblait palpiter, se débattre, se noyer dans les sommets bruissants des grands arbres.

Ils étaient tombés dans les Apennins. Au mois d’octobre prochain, M. le capitaine Jovis a l’intention de tenter la traversée de l’océan, de New York en Europe, avec un aérostat de 8 000 mètres.

Il compte profiter pour ce voyage d’une des perturbations atmosphériques bien observées et annoncées par les savants américains. En se lançant dans la bourrasque dont la marche est prévue d’une façon presque certaine, grâce à l’admirable bureau de renseignements du New York Herald, les aéronautes pensent et espèrent arriver en Europe en cinquante heures au maximum. Bonne chance à ces hardis oiseaux.

Que de choses encore nous raconte le capitaine avec sa verve exubérante de Méridional, sa visite à un petit nuage noir, aperçu très loin, très haut, pendant une ascension et qui n’était autre chose que le laboratoire, ou plutôt que l’œuf d’un orage. En une seconde, l’aérostat fut couvert de glace dès qu’il eut pénétré dans cette nuée en travail, et il fallut jeter le lest à deux mains pour n’être pas précipité du ciel, comme Phaéton jadis.

Voici dans un coin des ateliers une petite porte, c’est le poste des pigeons voyageurs. On les garde là, dans une pièce ouvrant sur les toits. A chaque ascension on en prend un, et dès que le ballon a touché terre, on lâche la bête en lui attachant aux ailes une dépêche.

L’oiseau revient aussitôt vers sa maison où il pénètre par une trappe à bascule ; et cette trappe, en se refermant, fait sonner un timbre électrique qui annonce la rentrée du messager.

Voici des échantillons de cordages, d’ancres automatiques, de tous les engins utilisés dans la navigation aérienne. On nous montre un vernis nouveau, imperméable, qui augmente la souplesse et la résistance des tissus au lieu de les brûler, comme font les anciens vernis employés jusqu’à ce jour. Mais ce qu’il faut admirer de véritablement surprenant, ce sont les photographies instantanées faites à 2000 et 2500 mètres de hauteur et donnant, avec une netteté parfaite, toute la topographie d’un pays.

Puis-je commettre une indiscrétion ? L’éminent géographe M. Liénard prépare avec M. Jovis une des attractions futures et certaines de l’Exposition universelle. De la nacelle d’un ballon, élevée seulement de douze mètres au-dessus du sol, on pourra voir sous ses pieds Paris, avec tous ses monuments, ses rues, ses environs, et le cœur même de la France jusqu’à la mer, jusqu’au Havre, car l’effet d’optique de cet étonnant panorama en relief, d’une exactitude absolue, sera obtenu d’une hauteur fictive de 2 500 mètres.

En terminant, lisons seulement un article des statuts de cette Société qui a pour président M. Delpont, et qui compte parmi ses membres fondateurs décédés (je ne veux parier que des morts) Gambetta, Victor Hugo, Dupuy de Lôme, Henry Gifard, le général Farre, le vice-amiral Gougeard et Paul Bert.

Lisons, dis-je, l’article 3 de ses statuts :

« L’Union aéronautique de France, avec son matériel et son personnel, se tient constamment, à toute réquisition, à la disposition de l’État et en particulier du Ministère de la guerre, pour toutes missions ou études qui paraîtraient nécessaires. »

De Paris à Heyst

(Le Figaro, 16 juillet 1887)

J’avais reçu, dans la matinée du 8 juillet, le télégramme que voici :

« Beau temps. Toujours mes prédictions. Frontières belges. Départ du matériel et du personnel à midi, au siège social. Commencement des manœuvres à trois heures. Ainsi donc je vous attends à l’usine à partir de cinq heures.

JOVIS. »

A cinq heures précises, j’entrais à l’usine à gaz de la Villette. On dirait les ruines colossales d’une ville de cyclopes. D’énormes et sombres avenues s’ouvrent entre les lourds gazomètres alignés l’un derrière l’autre, pareils à des colonnes monstrueuses, tronquées, inégalement hautes et qui portaient sans doute, autrefois, quelque effrayant édifice de fer.

Dans la cour d’entrée, gît le ballon, une grande galette de toile jaune, aplatie à terre, sous un filet. On appelle cela la mise en épervier ; et il a l’air, en effet, d’un vaste poisson pris et mort.

Deux ou trois cents personnes le regardent, assises ou debout, ou bien examinent la nacelle, un joli panier carré, un panier à chair humaine qui porte sur son flanc, en lettres d’or, dans une plaque d’acajou : Le Horla.

On se précipite soudain, car le gaz pénètre enfin dans le ballon par un long tube de toile jaune qui rampe sur le sol, se gonfle, palpite comme un ver démesuré. Mais une autre pensée, une autre image frappent tous les yeux et tous les esprits. C’est ainsi que la nature elle-même nourrit les êtres jusqu’à leur naissance. La bête qui s’envolera tout à l’heure commence à se soulever, et les aides du capitaine Jovis, à mesure que Le Horla grossit, étendent et mettent en place le filet qui le couvre, de façon à ce que la pression soit bien régulière et également répartie sur tous les points.

Cette opération est fort délicate et fort importante ; car la résistance de la toile de coton, si mince, dont est fait l’aérostat, est calculée en raison de l’étendue du contact de cette toile avec le filet aux mailles serrées qui portera la nacelle.

Le Horla, d’ailleurs, a été dessiné par M. Mallet, construit sous ses yeux et par lui. Tout a été fait dans les ateliers de M Jovis, par le personnel actif de la société, et rien au-dehors.

Ajoutons que tout est nouveau dans ce ballon, depuis le vernis jusqu’à la soupape, ces deux choses essentielles de l’aérostation. Il doit rendre la toile impénétrable au gaz, comme les flancs d’un navire sont impénétrables à l’eau. Les anciens vernis à base d’huile de lin avaient double inconvénient de fermenter et de brûler la toile qui, en peu de temps, se déchirait comme du papier.

Les soupapes offraient ce danger de se refermer imparfaitement dès qu’elles avaient été ouvertes et qu’était brisé l’enduit, dit cataplasme, dont on les garnissait. La chute de M. Lhoste, en pleine mer et en pleine nuit, a prouvé, l’autre semaine, l’imperfection du vieux système.

On peut dire que les deux découvertes du capitaine Jovis, celle du vernis principalement, sont d’une valeur inestimable pour l’aérostation.

On en parle d’ailleurs dans la foule, et des hommes, qui semblent être des spécialistes, affirment avec autorité, que nous serons retombés avant les fortifications. Beaucoup d’autres choses encore sont blâmées dans ce ballon d’un nouveau type que nous allons expérimenter avec tant de bonheur et de succès.

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