Guy de Maupassant - Chroniques

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C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».

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LE PRÉSIDENT : Accouche donc.

LE RAPPORTEUR : Il s'appelle Charlot s'amuse !

LE PRÉSIDENT (à son neuvième bock) : Très chic.

Un long silence. Les membres de la commission baissent les yeux et croisent leurs mains sur la table avec embarras.

LE RAPPORTEUR reprend : Les périphrases et les métaphores me manquent pour représenter le sujet de ce livre inqualifiable, de ce livre...

LE PRÉSIDENT : Dites Manuel.

LE RAPPORTEUR : De ce Manuel du solitaire.

LE PRÉSIDENT : Très chic.

LE MINISTRE : Inutile d'insister, nous comprenons. Un pareil ouvrage offrirait des dangers dans les classes.

LE PRÉSIDENT : Pas du tout. C'est très chic. Et puis je ferai remarquer à M. le ministre que le héros de ce roman, toujours intéressant bien que monotone, débute dans une école de Frères ignorantins.

LE MINISTRE, radieux : Oh ! Alors, c'est différent.

LE RAPPORTEUR : Messieurs, quand un écrivain a l'impudence de toucher à de pareilles choses...

LE PRÉSIDENT : Très chic. Je propose de le nommer inspecteur général de l'Université. Il en examinera, des Chariots. Très chic.

LE MINISTRE : Messieurs, il serait peut-être bon de lever la séance. Le sujet devient brûlant.

LE PRÉSIDENT, tout à fait gris : Non, non.

Les membres de la commission se lèvent et s'agitent. Ils parlent l'un après l'autre.

LE PRÉSIDENT : Tas de Charlots... Moi je vais finir ma soirée aux Folies-Bergères. Le proviseur a reçu ce matin pour nous deux cents entrées permanentes. Il m'en a donné six. Venez-vous avec moi, monsieur le ministre ?

Le ministre s'incline sans répondre et regagne ses appartements.

Vieux pots

(Gil Blas, 6 mars 1883)

Le baron Davillier, qui vient de mourir, a été, pour ainsi dire, le Christophe Colomb des faïences hispano-mauresques ; non qu'il en ait découvert l'existence, mais il en a, je crois, découvert et révélé la beauté.

Après avoir fouillé l'Espagne et trouvé de précieux échantillons de cette fabrication jusque-là peu appréciée, il communiqua son enthousiasme au monde extasié des amateurs artistes.

On appelle amateurs artistes des gens au sens délicat, qui se pâment devant des morceaux de terre cuite souvent fort laids, uniquement parce que leur laideur est rare, des gens qui savent apprécier d'un coup d'œil la valeur extrême et conventionnelle d'un pot cassé et qui préféreront une antiquaille grotesque aux plus beaux objets modernes. Car l'antiquité sévit d'une façon odieuse et révoltante. Tout bourgeois ayant gagné dix mille francs de rentes dans l'industrie encombre sa salle à manger de ces affreuses assiettes normandes, peinturlurées ignoblement qu'on vend maintenant au prix de la vaisselle plate, et il montre avec orgueil aux invités des vases ébréchés et ridicules achetés fort cher et valant, en vérité, fort peu.

On confond aujourd'hui complètement la rareté et la beauté, et il suffit qu'un bibelot soit difficile à trouver pour qu'il atteigne des prix de courtisane. Les gens qualifiés « connaisseurs » sont assurément ceux à qui les qualités de beauté des choses échappent le plus ; ils ne s'attachent qu'à l'introuvabilité, et leur savoir consiste à déterminer immédiatement la provenance et l'époque.

Ils s'indignent et vous traitent d'imbécile quand on proclame tranquillement hideux des objets qui valent cent mille francs. D'autres connaisseurs, des artistes ceux-là, et le baron Davillier était du nombre, s'attachent à découvrir la beauté secrète, la beauté particulière, incompréhensible pour les lourdauds, des menus objets exquis égarés dans la foule banale des bibelots qualifiés de curiosités.

Ces vases hispano-mauresques dont la splendeur l'avait ravi pourraient être exposés devant le public qui passe par les rues sans que personne tournât la tête ; car il faut un flair de race pour saisir le charme de ces poteries qu'on dirait vernies avec du soleil.

Les faïences et les porcelaines ont une histoire comme les peuples. Elles ont même un Dieu que chanta Louis Bouilhet.

« Il est en Chine un petit Dieu bizarre,
Dieu sans pagode et qu'on appelle Pu.
J'ai pris son nom dans un livre assez rare,
Qui le dit frais, souriant et trapu.

Il a son peuple au long des poteries,
Et règne en paix sur ces magots poupins,
Qui vont cueillant des pivoines fleuries
Aux buissons bleus des paysages peints. […]

[…] Petit Dieu Pu, Dieu de la porcelaine
J'ai sur ma table, afin d'être joyeux
Lorsque décembre a neigé dans la plaine,
Un pot de Chine aux dessins merveilleux. […]

[…] Foule à tes pieds et s'il te plaît écrase
Mes plats d'argile et mes grès rabougris,
Mais de tout choc garde aux flancs de mon vase
La glu d'émail où le soleil s'est pris. »

La Chine est la patrie de la porcelaine. Sait-on à quelle époque elle en commença la fabrication ? Les vases brillants de ce pays étrange qui semble avoir tout connu en des temps où notre pensée même ne remonte pas, pénétrèrent seulement en Europe dans le premier tiers du seizième siècle.

Il ne faut pas oublier d'abord que, pendant les époques qui suivirent les invasions, le secret de la fabrication des faïences fut perdu.

C'est en Espagne que recommença cette industrie rapportée par les Maures. Les Arabes en firent autant en Sicile, et créèrent d'admirables vases d'un goût oriental dont l'émail, entièrement bleu, est couvert d'ornements vermiculés, à reflets d'or et de cuivre, d'un éclat surprenant. La pâte en est presque toujours plus blanche et plus serrée que celle des faïences hispano-mauresques.

Puis l'expédition des Pisans contre Majorque fit connaître à l'Italie la céramique mauresque ; et cette nation excella bientôt dans cette artistique industrie.

La France fut l'élève de l'Italie, et nous voyons les fabriques s'établir du Midi vers le Nord : Moustiers, Marseille, Avignon, Nevers et Rouen – Rouen qui porta l'art céramique français à sa pureté la plus extrême. La pâte rouennaise n'est point la plus fine qu'on puisse voir ; le grain en est un peu gros, et la transparence reste parfois insuffisante. Mais les belles faïences de ce pays demeurent sans égales au monde par l'émail, le coloris éclatant, et surtout par l'ornementation d'un goût absolument parfait et d'un effet merveilleux.

Il ne faut pas confondre les plats de vieux Rouen, des trois époques distinctes mais également belles où excella cette manufacture, avec les effroyables faïences de toute laideur que les Parisiens achètent chaque année à prix d'or dans la campagne et dans les villes normandes.

C'est à Henri IV que revient l'honneur d'avoir organisé les premiers établissements faïenciers, à Paris, à Nevers, et en Saintonge, la patrie de Bernard Palissy.

Sèvres mit la France au premier rang pour la production des porcelaines.

Quoi de plus délicieux, en effet, qu'un bibelot de Sèvres, du vieux sèvres, bien entendu, de cette inimitable pâte tendre dont le secret est oublié ? Quoi de plus charmant et de plus délicat que ce bleu pâle qui ne change pas aux lampes, ce bleu de mer, encadrant les fins paysages pleins d'oiseaux éclatants comme des fleurs, perchés sur des arbres coquets qui abritent des bergers courtisant des bergères. Art exquis, maniéré, faux et délicieux, fait pour tromper et séduire, art efféminé de l'époque adorable où peignaient Watteau et Boucher.

Sèvres naquit dans les jupons d'une femme qui s'appelait la Pompadour.

Louis XV avait acheté cette fabrique et il la faisait exploiter sans se préoccuper curieusement des résultats quand sa maîtresse, séduite par des échantillons qu'elle en vit, décida le roi à y faire de grandes dépenses.

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