Leo Tolstoy - L'enfance et l'adolescence

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«Couvrez-vous, Karl Ivanovitch … je vous demande si les enfants ont bien dormi,» répéta maman en s'approchant de lui et en haussant la voix.

Il n'entendit pas davantage, et, abritant sa calvitie sous sa calotte écarlate, il sourit encore plus gracieusement.

«Cessez le piano, pour un moment, Mimi, dit ma mère en souriant, on ne s'entend plus.»

Quand maman souriait, son visage, toujours beau, rayonnait, et tout semblait en fête autour d'elle! Si, dans les moments difficiles de la vie, je pouvais parfois revoir ce sourire, je ne saurais pas ce que c'est que la tristesse. Il me semble que toute la beauté de la physionomie tient au sourire; si le sourire donne plus de charme au visage, il est beau; si le sourire ne le transfigure pas, c'est un visage ordinaire; s'il l'enlaidit, c'est que ce visage ne peut être beau.

Lorsque ma mère m'eut embrassé, elle prit ma tête entre ses mains, la renversa et, me regardant en face, me dit:

«Tu as pleuré aujourd'hui?»

Je ne répondis pas, elle me baisa sur les yeux et répéta:

«Pourquoi as-tu pleuré?

– J'ai pleuré à cause d'un rêve,» dis-je en me rappelant tous les détails de ce songe imaginaire, et en tremblant à ce souvenir.

Karl Ivanovitch appuya ce que je venais de dire, mais ne raconta pas mon rêve. Après avoir parlé du temps, ma mère mit sur le plateau six morceaux de sucre pour les domestiques les plus favorisés, puis elle se leva, et, s'approchant de son métier à broder, près de la fenêtre, elle dit:

«Maintenant, mes enfants, courez vers votre père et dites-lui qu'il passe chez moi, sans faute, avant d'aller voir rentrer les blés.»

La musique scandée par les coups de pied rythmiques, accompagnés de regards féroces, recommença de plus belle, et nous nous échappâmes du salon pour nous rendre auprès de notre père. Karl Ivanovitch nous suivit.

Papa était debout devant son bureau; il parlait avec vivacité, désignant à son intendant, Iakov, des enveloppes, des papiers et des liasses de billets, et lui donnant des explications très animées. Iakov se tenait à sa place accoutumée entre la porte et le baromètre, et, les bras croisés derrière le dos, agitait ses doigts en tous sens.

Plus papa se fâchait, plus les doigts se démenaient; au contraire, dès que papa se taisait, les doigts s'arrêtaient aussi. Mais, quand Iakov prenait la parole, ses doigts se livraient à une gymnastique désespérée. Il me semble que, d'après leurs mouvements, on aurait pu deviner les pensées secrètes de Iakov. Son visage toujours calme exprimait à un degré égal le sentiment de sa propre dignité et la soumission.

En nous apercevant, papa nous dit, sans se déranger:

«Attendez … je suis à vous tout de suite.»

Je me trouvais près de la table, et je me mis à déchiffrer les adresses inscrites sur les enveloppes. Il y en avait une qui portait «à Karl Ivanovitch Mauer».

Ayant remarqué que je venais de commettre une indiscrétion, mon père posa sa main sur mon épaule et, du geste, m'invita à m'éloigner de la table. Je ne compris pas si c'était une caresse ou une observation; mais, à tout hasard, je baisai la grande main nerveuse qui reposait sur mon épaule.

Quand il eut fini ce qu'il avait à dire à son intendant, mon père se tourna vers nous, et, sans préambule, nous déclara que nous avions assez longtemps regardé voler les mouches à la campagne, que nous n'étions plus de petits garçons, et qu'il était temps de commencer des études sérieuses.

«Vous savez déjà, n'est-ce pas, que je pars ce soir pour Moscou. Eh bien! je vous prends avec moi, dit-il. Vous vivrez chez votre grand'mère, et maman restera ici avec les petites. Surtout n'oubliez pas que la seule chose qui puisse la consoler de votre absence, ce sera d'apprendre que vous êtes appliqués à vos leçons, et qu'on est content de vous.»

Bien que les préparatifs qui se faisaient depuis quelque temps dans la maison nous eussent déjà fait pressentir un événement extraordinaire, cette nouvelle nous surprit pourtant; Volodia devint tout rouge d'émotion et fit d'une voix mal assurée le message de notre mère.

«Voilà, pensais-je, le malheur que mon mauvais rêve me prédisait, pourvu qu'il n'arrive rien de pis!»

Je songeai aussitôt au chagrin qu'éprouverait maman; mais le sentiment que nous étions de grands garçons me remplissait de satisfaction.

«Si nous partons aujourd'hui, nous n'aurons point de leçons… Voilà une bonne chose!» me disais-je.

Pourtant, je regrettais beaucoup Karl Ivanovitch: «Il partira aussi … cette lettre à son adresse le lui annonce sans doute…» Et je me dis que j'aimerais mieux étudier sans relâche et ne pas me séparer de maman, ni faire de la peine à ce pauvre Karl Ivanovitch; il est déjà assez malheureux sans cela!

Toutes ces idées se croisaient dans ma tête; je ne bougeais pas de ma place, et je regardais fixement les rubans noirs de mes souliers.

Après avoir discuté avec Karl Ivanovitch la baisse du baromètre, mon père intima l'ordre à Iakov de ne pas donner aux chiens leur pâtée et de les tenir prêts pour une dernière partie de chasse. Contrairement à mon attente, il nous envoya en classe, mais nous promit de nous emmener à la chasse.

Avant d'entrer dans la salle d'étude, je courus sur la terrasse; Milka, la chienne favorite de papa, était couchée au soleil, les yeux fermés.

«Chère Milka, lui dis-je, en caressant et en baisant son museau luisant, nous devons partir aujourd'hui, nous ne nous reverrons plus.»

Et je fondis en larmes.

CHAPITRE III

LA LEÇON – GRICHA L'INSENSÉ

Karl Ivanovitch était de fort mauvaise humeur; on pouvait le deviner au froncement de ses sourcils, au geste brusque dont il jeta son surtout dans la commode, à la précipitation avec laquelle il noua sa ceinture, à l'incision profonde qu'il fit avec son ongle dans le livre des Dialogues , pour marquer le morceau que nous devions apprendre par cœur.

Mon frère était appliqué; mais moi j'étais si ému, que je ne pouvais rien faire. J'avais beau regarder mon livre, je ne parvenais pas à fixer mon attention, et les larmes qui me montaient aux yeux, chaque fois que je pensais à la prochaine séparation, m'empêchaient de distinguer les lettres.

Quand vint l'heure de réciter, Karl Ivanovitch ferma les yeux, c'était un mauvais signe, et se mit à me questionner. Je ne pouvais réprimer les sanglots qui m'empêchaient de répondre.

La leçon de calligraphie suivit; mes larmes, en tombant sur le papier, firent de si grosses taches, qu'on eût dit que j'avais écrit avec de l'eau sur du papier de soie.

Karl Ivanovitch se fâcha, me fit mettre à genoux et me reprocha mon entêtement; il déclara que je faisais semblant d'être affligé, et me menaça de sa règle si je ne demandais pas pardon. Mais je ne pouvais rien dire, tant les larmes m'étouffaient.

Enfin, sentant qu'il s'était emporté à tort, il sortit de la salle d'étude, entra dans la chambre de notre menin en tapant la porte derrière lui, et la laissa entre-bâillée.

Je sortis doucement de mon coin et me mis aux aguets. Je surpris ainsi la conversation suivante:

«Sais-tu, Nicolas, que les enfants vont à Moscou?

– Ah! oui, je le sais.

– Faites du bien aux autres, attachez-vous à eux, mais n'attendez pas de la reconnaissance,» reprit Karl Ivanovitch d'une voix vibrante.

Notre menin, Nicolas, assis à la fenêtre où il réparait de la chaussure, hocha la tête en signe d'assentiment.

«Je suis resté douze ans dans cette maison, continua Karl Ivanovitch, en levant les yeux et sa tabatière vers le ciel, et je peux dire que je les ai aimés, et que j'ai pris plus de peine pour eux que s'ils eussent été mes propres enfants. Tu te rappelles, Nicolas, quand Volodia a eu le typhus? j'ai passé neuf jours à son chevet, sans fermer les yeux. Ah! oui, alors j'étais « le bon », « le cher » Karl Ivanovitch; alors on avait besoin de moi, et j'étais utile à quelque chose! Et maintenant, ajouta-t-il avec un sourire amer, maintenant: « Les enfants sont devenus grands; ils doivent commencer des études sérieuses. » Comme s'ils n'apprenaient rien avec moi, Nicolas!

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