Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 02
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– Peux-tu partir? lui demanda le roi.
– Oui, sire, répondit Ferrari.
– Peux-tu aller à Vienne sans t'arrêter?
– Oui, sire.
– Combien de jours te faut-il pour aller à Vienne?
– Au dernier voyage, sire, j'ai mis cinq jours et six nuits; mais je me suis aperçu que je pouvais aller plus vite et gagner douze heures.
– Et à Vienne, combien de temps te faut-il pour te reposer?
– Le temps qu'il faudra à la personne à laquelle Votre Majesté écrit pour me donner une réponse.
– Alors, tu peux être ici dans douze jours?
– Auparavant si l'on ne me fait pas attendre, et s'il ne m'arrive pas d'accident.
– Tu vas descendre à l'écurie, seller un cheval toi-même; tu iras le plus loin possible avec le même cheval, au risque de le forcer; tu le laisseras chez un maître de poste quelconque et tu l'y reprendras à ton retour.
– Oui, sire.
– Tu ne diras à personne où tu vas.
– Non, sire.
– Tu remettras cette lettre à l'empereur lui-même et point à d'autres.
– Oui, sire.
– Et à qui que ce soit, même à la reine, tu ne laisseras prendre la réponse.
– Non, sire.
– As-tu de l'argent?
– Oui, sire.
– Eh bien, pars, alors.
– Je pars, sire.
Et, en effet, le brave homme ne prit que le temps de glisser la lettre du roi dans une petite poche de cuir pratiquée en manière de portefeuille dans la doublure de sa veste, de mettre sous son bras un petit paquet contenant un peu de linge et de se coiffer de sa casquette de courrier; après quoi, sans en demander davantage, il s'apprêta à descendre l'escalier.
– Eh bien, tu ne fais pas tes adieux à Jupiter? dit le roi.
– Je n'osais, sire, répondit Ferrari.
– Voyons, embrassez-vous; n'êtes-vous pas deux vieux amis, et tous les deux à mon service?
L'homme et le chien se jetèrent dans les bras l'un de l'autre: tous deux n'attendaient que la permission du roi.
– Merci, sire, dit le courrier.
Et il essuya une larme en se précipitant par les degrés pour rattraper le temps perdu.
– Ou je me trompe fort, dit le cardinal, ou vous avez là un homme qui se fera tuer pour vous à la première occasion, sire!
– Je le crois, dit le roi: aussi, je pense à lui faire du bien.
Ferrari avait disparu depuis longtemps que le roi et le cardinal n'étaient point encore au bas de l'escalier.
Ils rentrèrent dans l'appartement du roi par le même chemin qu'ils avaient pris pour en sortir, refermant derrière eux les portes qu'ils avaient laissées ouvertes.
Un huissier de la reine attendait dans l'antichambre, porteur d'une lettre de Sa Majesté.
– Oh! oh! fit le roi en regardant la pendule, à trois heures du matin? Ce doit être quelque chose de bien important.
– Sire, la reine a vu votre chambre éclairée, et elle a pensé avec raison que Votre Majesté n'était pas encore couchée.
Le roi ouvrit la lettre avec la répugnance qu'il mettait toujours à lire les lettres de sa femme.
– Bon! dit-il aux premières lignes, c'est amusant: voilà ma partie de chasse à tous les diables!
– Je n'ose demander à Votre Majesté ce que lui annonce cette lettre.
– Oh! demandez, demandez, Votre Éminence. Elle m'annonce qu'au retour de la fête et à la suite de nouvelles importantes reçues, M. le capitaine général Acton et Sa Majesté la reine ont décidé qu'il y aurait conseil extraordinaire aujourd'hui mardi. Que le bon Dieu bénisse la reine et M. Acton! Est-ce que je les tourmente, moi? Qu'ils fassent donc ce que je fais, qu'ils me laissent tranquille.
– Sire, répliqua Ruffo, pour cette fois, je suis obligé de donner raison à Sa Majesté la reine et à M. le capitaine général; un conseil extraordinaire me paraît de toute nécessité, et plus tôt il aura lieu, mieux cela vaudra.
– Eh bien, alors, vous en serez, mon cher cardinal.
– Moi, sire? Je n'ai point droit d'assister au conseil!
– Mais, moi, j'ai le droit de vous y inviter.
Ruffo s'inclina.
– J'accepte, sire, dit-il; d'autres y apporteront leur génie, j'y apporterai mon dévouement.
– C'est bien. Dites à la reine que je serai demain au conseil à l'heure qu'elle m'indiquera, c'est-à-dire à neuf heures. Votre Éminence entend?
– Oui, sire.
L'huissier se retira.
Ruffo allait le suivre, lorsqu'on entendit le galop d'un cheval qui passait sous la voûte du palais.
Le roi saisit la main du cardinal.
– En tout cas, dit-il, voilà Ferrari qui part. Éminence, vous serez instruit un des premiers, je vous le promets, de ce qu'aura répondu mon cher neveu.
– Merci, sire.
– Bonne nuit à Votre Éminence… Ah! qu'ils se tiennent bien demain au conseil! je préviens la reine et M. le capitaine général que je ne serai pas de bonne humeur.
– Bah! sire, dit le cardinal en riant, la nuit portera conseil.
Le roi rentra dans sa chambre à coucher et sonna à briser la sonnette. Le valet de chambre accourut tout effaré, croyant que le roi se trouvait mal.
– Que l'on me déshabille et que l'on me couche! cria le roi d'une voix de tonnerre; et, une autre fois, vous aurez soin que l'on ferme mes jalousies, afin que l'on ne voie pas que ma chambre est éclairée à trois heures du matin.
Disons maintenant ce qui s'était passé dans la chambre obscure de la reine, tandis que ce que nous venons de raconter se passait dans la chambre éclairée du roi.
XX
LA CHAMBRE OBSCURE
A peine la reine était-elle rentrée chez elle, que le capitaine général Acton s'était fait annoncer en lui mandant qu'il avait deux nouvelles importantes à lui communiquer; mais sans doute ce n'était pas lui que la reine attendait ou n'était-il point le seul qu'elle attendit; car elle répondit assez durement:
– C'est bien! qu'il entre au salon; aussitôt que je serai libre, j'irai le rejoindre.
Acton était habitué à ces boutades royales. Depuis longtemps, entre la reine et lui, il n'y avait plus d'amour; il était l'amant en titre comme il était premier ministre; ce qui n'empêchait point qu'il n'y eût d'autres ministres que lui.
Un lien politique rattachait seul l'un à l'autre ces deux anciens amants. Acton avait besoin, pour rester au pouvoir, de l'influence que la reine avait prise sur le roi, et la reine, pour ses vengeances ou ses sympathies, qu'elle satisfaisait avec une égale passion, avait besoin du génie intrigant d'Acton et de sa complaisance infinie, prête à tout supporter pour elle.
La reine se dépouilla rapidement de toute sa toilette de gala, de ses fleurs, de ses diamants, de ses pierreries; elle effaça et fit disparaître le rouge dont les femmes et surtout les princesses couvraient leurs joues à cette époque, passa un long peignoir blanc, prit une bougie, suivit un couloir solitaire, et, après avoir traversé tout un appartement, elle arriva à une chambre isolée, d'un ameublement sévère et communiquant à l'extérieur avec un escalier secret dont la reine avait une clef, et son sbire Pasquale de Simone une autre.
Les fenêtres de cette chambre restaient constamment fermées pendant le jour, et pas le moindre rayon de lumière n'y pénétrait.
Une lampe de bronze occupait le centre de la table, où elle était scellée, et un abat-jour posé sur la lumière était construit de manière à concentrer cette lumière dans la circonférence de la table seulement, et à laisser tout le reste de la chambre dans l'obscurité.
C'était là que l'on entendait les dénonciations. Si les dénonciateurs, malgré l'ombre qui s'épaississait dans les profondeurs de la salle, craignaient d'être reconnus, ils pouvaient entrer un masque sur le visage, ou revêtir dans l'antichambre une de ces longues robes de pénitent qui accompagnent le cadavre au cimetière ou le patient à l'échafaud: linceuls effrayants qui rendent l'homme pareil à un spectre et qui, ne laissant de passage qu'à la vue, font, des trous pratiqués à cet effet, deux ouvertures pareilles aux orbites vides d'une tête de mort.
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