Émile Zola - Une page d'amour
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- Название:Une page d'amour
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– Est-ce que vous avez lu le roman…?
Mais il ne la laissa pas achever et répondit d'un air supérieur:
– Je ne lis que deux romans par an.
Quant à l'exposition du cercle des Arts, elle ne valait vraiment pas qu'on se dérangeât. Puis, tous les sujets de conversation du jour étant épuisés, il vint s'accouder au petit canapé de Juliette, avec laquelle il échangea quelques mots à voix basse, pendant que les autres dames causaient vivement entre elles.
– Tiens! il est parti, s'écria madame Berthier en se retournant. Je l'avais rencontré, il y a une heure, chez madame Robinot.
– Oui, et il va chez madame Lecomte, dit madame Deberle. Oh! c'est l'homme le plus occupé de Paris.
Et, s'adressant à Hélène, qui avait suivi cette scène, elle continua:
– Un garçon très-distingué que nous aimons beaucoup… Il a un intérêt chez un agent de change. Fort riche, d'ailleurs, et au courant de tout.
Les dames s'en allaient.
– Adieu, chère madame, je compte sur vous mercredi.
– Oui, c'est cela, à mercredi.
– Dites-moi, vous verra-t-on à cette soirée? On ne sait jamais avec qui on se trouve. J'irai, si vous y allez.
– Eh bien! j'irai, je vous le promets. Toutes mes amitiés à M. de Guiraud.
Quand madame Deberle revint, elle trouva Hélène debout au milieu du salon. Jeanne se serrait contre sa mère, dont elle avait pris la main; et, de ses doigts convulsifs et caressants, elle l'attirait par petites secousses vers la porte.
– Ah! c'est vrai, murmura la maîtresse de la maison.
Elle sonna le domestique.
– Pierre, dites à mademoiselle Smithson d'amener Lucien.
Et, dans le moment d'attente qui eut lieu, la porte s'ouvrit de nouveau, familièrement, sans qu'on eût annoncé personne. Une belle fille de seize ans entra, suivie d'un petit vieillard à la figure joufflue et rose.
– Bonjour, soeur, dit la jeune fille en embrassant madame Deberle.
– Bonjour, Pauline… bonjour, père… répondit celle-ci.
Mademoiselle Aurélia, qui n'avait pas bougé du coin de la cheminée, se leva pour saluer M. Letellier. Il tenait un grand magasin de soieries, boulevard des Capucines. Depuis la mort de sa femme, il promenait sa fille cadette partout, en quête d'un beau mariage.
– Tu étais hier au Vaudeville? demanda Pauline.
– Oh! prodigieux! répéta machinalement Juliette, debout devant une glace, en train de ramener une boucle rebelle.
Pauline eut une moue d'enfant gâtée.
– Est-ce vexant d'être jeune fille, on ne peut rien voir!.. Je suis allée avec papa jusqu'à la porte, à minuit, pour apprendre comment la pièce avait marché.
– Oui, dit le père, nous avons rencontré Matignon. Il trouvait ça très-bien.
– Tiens! s'écria Juliette, il était ici tout à l'heure, il trouvait ça infect… On ne sait jamais avec lui.
– Tu as eu beaucoup de monde? demanda Pauline, sautant brusquement à un autre sujet.
– Oh! un monde fou, toutes ces dames! Ça n'a pas désempli… Je suis morte…
Puis, songeant qu'elle oubliait de procéder à une présentation dans les formes, elle s'interrompit:
– Mon père et ma soeur… madame Grandjean…
Et l'on entamait une conversation sur les enfants et sur les bobos qui inquiètent tant les mères, lorsque mademoiselle Smithson, une gouvernante anglaise, se présenta, en tenant un petit garçon par la main. Madame Deberle lui adressa vivement quelques mots en anglais, pour la gronder de s'être fait attendre.
– Ah! voilà mon petit Lucien! cria Pauline qui se mit à genoux devant l'enfant, avec un grand bruit de jupes.
– Laisse-le, laisse-le, dit Juliette. Viens ici, Lucien; viens dire bonjour à cette demoiselle.
Le petit garçon s'avança, embarrassé. Il avait au plus sept ans, gros et court, mis avec une coquetterie de poupée. Quand il vit que tout le monde le regardait en souriant, il s'arrêta; et, de ses yeux bleus étonnés, il examinait Jeanne.
– Allons, murmura sa mère.
Il la consulta d'un coup d'oeil, fit encore un pas. Il montrait cette lourdeur des garçons, le cou dans les épaules, les lèvres fortes et boudeuses, avec des sourcils sournois, légèrement froncés. Jeanne devait l'intimider, parce qu'elle était sérieuse, pâle et tout en noir.
– Mon enfant, il faut être aimable, toi aussi, dit Hélène, en voyant l'attitude raidie de sa fille.
La petite n'avait point lâché le poignet de sa mère; et elle promenait ses doigts sur la peau, entre la manche et le gant. La tête basse, elle attendait Lucien de l'air inquiet d'une fille sauvage et nerveuse, prête à se sauver, devant une caresse. Cependant, lorsque sa mère la poussa doucement, elle fit à son tour un pas.
– Mademoiselle, il faudra que vous l'embrassiez, reprit en riant madame Deberle. Les dames doivent toujours commencer avec lui… Oh! la grosse bête!
– Embrasse-le, Jeanne, dit Hélène.
L'enfant leva les yeux sur sa mère; puis, comme gagnée par l'air bêta du petit garçon, prise d'un attendrissement subit devant sa bonne figure embarrassée, elle eut un sourire adorable. Son visage s'éclairait sous le flot brusque d'une grande passion intérieure.
– Volontiers, maman, murmura-t-elle.
Et prenant Lucien par les épaules, le soulevant presque, elle le baisa fortement sur les deux joues. Il voulut bien l'embrasser ensuite.
– A la bonne heure! s'écrièrent tous les assistants.
Hélène saluait et gagnait la porte, accompagnée par madame Deberle.
– Je vous en prie, madame, disait-elle, veuillez présenter tous mes remerciements à monsieur le docteur… Il m'a tirée l'autre nuit d'une inquiétude mortelle.
– Henri n'est donc pas là? interrompit M. Letellier.
– Non, il rentrera tard, répondit Juliette.
Et voyant mademoiselle Aurélia se lever pour sortir avec madame Grandjean, elle ajouta:
– Mais vous restez à dîner avec nous, c'est convenu.
La vieille demoiselle, qui attendait cette invitation chaque samedi, se décida à ôter son châle et son chapeau. On étouffait dans le salon. M. Letellier venait d'ouvrir une fenêtre, devant laquelle il restait planté, très occupé d'un lilas qui bourgeonnait déjà. Pauline jouait à courir avec Lucien, au milieu des chaises et des fauteuils, débandés par les visites.
Alors, sur le seuil, madame Deberle tendit la main à Hélène, dans un geste plein de franchise amicale.
– Vous permettez, dit-elle. Mon mari m'avait parlé de vous, je me sentais attirée. Votre malheur, votre solitude… Enfin, je suis bien heureuse de vous avoir vue, et je compte que nous n'en resterons pas là.
– Je vous le promets et je vous remercie, répondit Hélène, très-touchée de cet élan d'affection, chez cette dame qui lui avait paru avoir la tête un peu à l'envers.
Leurs mains restaient l'une dans l'autre, elles se regardaient en face, souriantes. Juliette avoua d'un air caressant la raison de sa brusque amitié:
– Vous êtes si belle qu'il faut bien vous aimer!
Hélène se mit à rire gaiement, car sa beauté la laissait paisible. Elle appela Jeanne, qui suivait d'un regard absorbé les jeux de Lucien et de Pauline. Mais madame Deberle retint la fillette un instant encore, en reprenant:
– Vous êtes bons amis désormais, dites-vous au revoir.
Et les deux enfants s'envoyèrent chacun un baiser du bout des doigts.
III
Chaque mardi, Hélène avait à dîner M. Rambaud et l'abbé Jouve. C'étaient eux qui, dans les premiers temps de son veuvage, avaient forcé sa porte et mis leurs couverts, avec un sans-gêne amical, pour la tirer au moins une fois par semaine de la solitude où elle vivait. Puis, ces dîners du mardi étaient devenus une véritable institution. Les convives s'y retrouvaient, comme à un devoir, juste à sept heures sonnant, avec la même joie tranquille.
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