Edgar Poe - Eureka
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Toutefois, la méthode la plus prompte pour montrer la fausseté de l'argument philosophique en question est simplement de considérer un fait qui jusqu'à présent a été négligé, à savoir que l'argument énoncé contient à la fois sa preuve et sa négation. «L'esprit, disent les théologiens et autres, est induit à admettre une cause première par la difficulté plus grande qu'il éprouve à concevoir une série infinie de causes.» L'argutie gît, comme précédemment, dans le mot difficulté; mais ici à quelle fin est employé ce mot? A soutenir l'idée de Cause Première. Et qu'est-ce qu'une Cause Première? C'est une limite extrême de toutes les causes. Et qu'est-ce qu'une limite extrême de toutes les causes? C'est le Fini. Ainsi, la même argutie, dans les deux cas, est employée, – par combien de philosophes, Dieu le sait! – pour soutenir tantôt le Fini et tantôt l'Infini; ne pourrait-elle pas être utilisée pour soutenir encore quelque autre chose? Quant aux arguties, elles sont généralement, de leur nature, insoutenables; mais, en les jetant de côté, constatons que ce qu'elles prouvent dans un cas est identique à ce qu'elles démontrent dans un autre, c'est-à-dire à rien.
Personne, évidemment, ne supposera que je lutte ici pour établir l'absolue impossibilité de ce que nous essayons de faire entendre par le mot Infini. Mon but est seulement de montrer quelle folie c'est de vouloir prouver l'Infini, ou même notre conception de l'Infini, par un raisonnement aussi maladroit que celui qui est généralement employé.
Néanmoins il m'est permis, en tant qu'individu, de dire que je ne puis pas concevoir l'Infini, et que je suis convaincu qu'aucun être humain ne le peut davantage. Un esprit, qui n'a pas une entière conscience de lui-même, qui n'est pas habitué à faire une analyse intérieure de ses propres opérations, pourra, il est vrai, devenir souvent sa propre dupe et croire qu'il a conçu l'idée dont je parle. Dans nos efforts pour la concevoir, nous procédons pas à pas; nous imaginons toujours un degré derrière un degré; et aussi longtemps que nous continuons l'effort, on peut dire avec raison que nous tendons vers la conception de l'idée en vue; mais la force de l'impression que nous parvenons, ou que nous sommes parvenus à créer, est en raison de la période de temps durant lequel nous maintenons cet effort intellectuel. Or, c'est par le fait de l'interruption de l'effort, – c'est en parachevant (nous le croyons du moins) l'idée postulée, – c'est en donnant, comme nous nous le figurons, la touche finale à la conception, – que nous anéantissons d'un seul coup toute cette fabrique de notre imagination; – bref, il faut que nous nous reposions sur quelque point suprême et conséquemment défini. Toutefois, si nous n'apercevons pas ce fait, c'est en raison de l'absolue coïncidence entre cette pause définitive et la cessation de notre pensée. En essayant, d'autre part, de former en nous l'idée d'un espace limité, nous inversons simplement le procédé, impliquant toujours la même impossibilité.
Nous croyons à un Dieu. Nous pouvons ou nous ne pouvons pas croire à un espace fini ou infini; mais notre croyance, en de pareils cas, est plus proprement appelée foi, et elle est une chose tout à fait distincte de cette croyance particulière, de cette croyance intellectuelle, qui présuppose une conception mentale.
Le fait est que, sur la simple énonciation d'un de ces termes à la classe desquels appartient le mot Infini, classe qui représente des pensées de pensées, celui qui a le droit de se dire un peu penseur se sent appelé, non pas à former une conception, mais simplement à diriger sa vision mentale vers un point donné du firmament intellectuel, vers une nébuleuse qui ne sera jamais résolue. Il ne fait, pour la résoudre, aucun effort; car avec un instinct rapide il comprend, non pas seulement l'impossibilité, mais, en ce qui concerne l'intérêt humain, le caractère essentiellement étranger de cette solution. Il comprend que la Divinité n'a pas marqué ce mystère pour être résolu. Il voit tout de suite que cette solution est située hors du cerveau de l'homme, et même comment, si ce n'est exactement pourquoi, elle gît hors de lui. Il y a des gens, je le sais, qui, s'employant en vains efforts pour atteindre l'impossible, acquièrent aisément, grâce à leur seul jargon, une sorte de réputation de profondeur parmi leurs complices les pseudo-penseurs, pour qui obscurité et profondeur sont synonymes. Mais la plus belle qualité de la pensée est d'avoir conscience d'elle-même, et l'on peut dire, sans faire une métaphore paradoxale, qu'il n'y a pas de brouillard d'esprit plus épais que celui qui, s'étendant jusqu'aux limites du domaine intellectuel, dérobe ces frontières elles-mêmes à la vue de l'intelligence.
Maintenant on comprendra que, quand je me sers de ce terme, l' Infini de l'Espace, je ne veux pas contraindre le lecteur à former la conception impossible d'un infini absolu. Je prétends simplement faire entendre la plus grande étendue concevable d'espace, – domaine ténébreux et élastique, tantôt se rétrécissant, tantôt s'agrandissant, selon la force irrégulière de l'imagination.
Jusqu'à présent, l'Univers sidéral a été considéré comme coïncidant avec l'Univers proprement dit, tel que je l'ai défini au commencement de ce discours. On a toujours, directement ou indirectement, admis, – au moins depuis la première aube de l'Astronomie intelligible, – que, s'il nous était possible d'atteindre un point donné quelconque de l'espace, nous trouverions toujours, de tous côtés, autour de nous, une interminable succession d'étoiles. C'était l'idée insoutenable de Pascal, quand il faisait l'effort, le plus heureux peut-être qui ait jamais été fait, pour périphraser la conception que nous essayons d'exprimer par le mot Univers. «C'est une sphère, dit-il, dont le centre est partout, et la circonférence nulle part.» Mais, bien que cette intention de définition ne définisse pas du tout, en fait, l'Univers sidéral, nous pouvons l'accepter, avec quelque réserve mentale, comme une définition (suffisamment rigoureuse pour l'utilité pratique) de l'Univers proprement dit, c'est-à-dire de l'Univers considéré comme espace. Ce dernier, prenons-le donc pour une sphère dont le centre est partout, et la circonférence nulle part. Dans le fait, s'il nous est impossible de nous figurer une fin de l'espace, nous n'éprouvons aucune difficulté à imaginer un commencement quelconque parmi une série infinie de commencements.
IV
Comme point de départ, adoptons donc la Divinité. Relativement à cette Divinité, considérée en elle-même, celui-là seul n'est pas un imbécile, celui-là seul n'est pas un impie, qui n'affirme absolument rien. «Nous ne connaissons rien, dit le baron de Bielfeld, nous ne connaissons rien de la nature ou de l'essence de Dieu; – pour savoir ce qu'il est, il faut être Dieu même.»
Il faut être Dieu même! Malgré cette phrase effrayante, vibrant encore dans mon oreille, j'ose toutefois demander si notre ignorance actuelle de la Divinité est une ignorance à laquelle l'âme est éternellement condamnée.
Enfin, contentons-nous aujourd'hui de supposer que c'est Lui, – Lui, l'Incompréhensible (pour le présent du moins), – Lui, que nous considérerons comme Esprit, c'est-à-dire comme non-Matière (distinction qui, pour tout ce que nous voulons atteindre, suppléera parfaitement à une définition), – Lui, existant comme Esprit, qui nous a créés, ou faits de Rien, par la force de sa Volonté, – dans un certain point de l'Espace que nous prendrons comme centre, à une certaine époque dont nous n'avons pas la prétention de nous enquérir, mais en tout cas immensément éloignée; – supposons, dis-je,'que c'est lui qui nous a faits, – mais faits … quoi? Ceci est, dans nos considérations, un point d'une importance vitale. Qu 'étions-nous, que pouvons-nous supposer légitimement avoir été, quand nous fûmes créés, nous, univers, primitivement et individuellement?
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