Edgar Poe - Eureka

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«Oui, Kepler était essentiellement théoricien; mais ce titre, qui comporte aujourd'hui quelque chose de sacré, était dans ces temps anciens une épithète d'un suprême mépris. C'est aujourd'hui seulement que les hommes commencent à apprécier le vieux homme divin, à sympathiser avec l'inspiration poétique et prophétique de ses indestructibles paroles. Pour ma part, – continue le correspondant inconnu, – il me suffit d'y penser pour que je brûle d'un feu sacré, et je sens que je ne serai jamais fatigué de les entendre répéter; en terminant cette lettre, permettez-moi de jouir du plaisir de les transcrire une fois encore:

« Il m'importe peu que mon ouvrage soit lu maintenant ou par la postérité. Je puis bien attendre un siècle pour trouver quelques lecteurs, puisque Dieu lui-même a attendu un observateur six mille ans. Je triomphe! J'ai volé le secret d'or des Égyptiens! Je veux m'abandonner à mon ivresse sacrée! »

Je termine ici mes citations de cette épître si étrange et même passablement impertinente; peut-être y aurait-il folie à commenter d'une façon quelconque les imaginations chimériques, pour ne pas dire révolutionnaires, de son auteur, quel qu'il puisse être, – imaginations qui contredisent si radicalement les opinions les plus considérées et les mieux établies de ce siècle. Retournons donc à notre thèse légitime: l' Univers.

III

Cette thèse admet deux modes de discussion entre lesquels nous avons à choisir. Nous pouvons monter ou descendre. Prenant pour point de départ notre point de vue, c'est-à-dire la Terre où nous sommes, nous pouvons de là nous diriger vers les autres planètes de notre système, de là vers le Soleil, de là vers notre système considéré collectivement; de là enfin nous pouvons nous élancer vers d'autres systèmes, indéfiniment et de plus en plus au large. Ou bien, commençant par un point distant, aussi défini que nous le pouvons concevoir, nous descendrons graduellement vers l'habitation de l'Homme. Dans les essais ordinaires sur l'Astronomie, la première de ces méthodes est, sauf quelques réserves, généralement adoptée, et cela pour cette raison évidente que les faits et les causes astronomiques étant l'unique but de ces recherches, ce but est infiniment plus facile à atteindre en s'avançant graduellement du connu, qui est auprès de nous, vers le point où toute certitude se perd dans l'éloignement. Toutefois, pour mon dessein actuel, qui est de donnera l'esprit le moyen de saisir, comme de loin et d'un seul coup d'œil, une conception de l'Univers considéré comme individu, il est clair que descendre du grand vers le petit, du centre, si nous pouvons établir un centre, vers les extrémités, du commencement, si nous pouvons concevoir un commencement, vers la fin, serait la marche préférable, si ce n'était la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité, de présenter ainsi aux personnes qui ne sont pas astronomes un tableau intelligible relativement à tout ce qui est impliqué dans l'idée quantité, c'est-à-dire relativement au nombre, à la grandeur et à la distance.

Or, la clarté, l'intelligibilité est, à tous égards, un des caractères essentiels de mon plan général. Il est des points importants sur lesquels il vaut mieux se montrer trop prolixe que même légèrement obscur. Mais la qualité abstruse n'est pas une qualité qui, par elle-même, appartienne à aucun sujet. Toutes choses sont également faciles à comprendre pour celui qui s'en approche à pas convenablement gradués. Si le calcul différentiel n'est pas une chose absolument aussi simple qu'un sonnet de M. Solomon Seesaw, c'est uniquement parce que dans cette route ardue quelque marchepied ou quelque échelon a été, çà et là, étourdiment oublié.

Donc, pour détruire toute chance de malentendu, je juge convenable de procéder comme si les faits les plus évidents de l'Astronomie étaient inconnus au lecteur. En combinant les deux modes de discussion que j'ai indiqué; je pourrai profiter des avantages particuliers de chacun d'eux, spécialement de la réitération en détail qui sera la conséquence inévitable du plan. Je commence par descendre, et je réserve pour mon retour ascensionnel ces considérations indispensables de quantité dont j'ai déjà fait mention.

Commençons donc tout de suite par le mot le plus simple, l' Infini. Le mot infini, comme les mots Dieu, esprit et quelques autres expressions, dont les équivalents existent dans toutes les langues, est, non pas l'expression d'une idée, mais l'expression d'un effort vers une idée. Il représente une tentative possible vers une conception impossible. L'homme avait besoin d'un terme pour marquer la direction de cet effort, le nuage derrière lequel est situé, à jamais invisible, l'objet de cet effort. Un mot enfin était nécessaire, au moyen duquel un être humain pût se mettre tout d'abord en rapport avec un autre être humain et avec une certaine tendance de l'intelligence humaine. De cette nécessité est résulté le mot Infini, qui ne représente ainsi que la pensée d'une pensée.

Relativement à cet infini dont nous nous occupons actuellement, l'infini de l'espace, nous avons entendu dire souvent que «si l'esprit admettait cette idée, acquiesçait à cette idée, la voulait concevoir, c'était surtout à cause de la difficulté encore plus grande qui s'oppose à la conception d'une limite quelconque.» Mais ceci est simplement une de ces phrases par lesquelles les penseurs, même profonds, prennent plaisir, depuis un temps immémorial, à se tromper eux-mêmes. C'est dans le mot difficulté que se cache l'argutie. L'esprit, nous dit-on, accepte l'idée d'un espace illimité à cause de la difficulté plus grande qu'il trouve à concevoir celle d'un espace limité. Or, si la proposition était posée loyalement, l'absurdité en deviendrait immédiatement évidente. Pour parler net, dans le cas en question, il n'y a pas simplement difficulté. L'assertion proposée, si elle était présentée sous des termes conformes à l'intention, et sans sophistiquerie, serait exprimée ainsi: «L'esprit admet l'idée d'un espace illimité à cause de l'impossibilité plus grande de concevoir celle d'un espace limité.»

On voit au premier coup d'œil qu'il n'est pas ici question d'établir un parallèle entre deux crédibilités, entre deux arguments, sur la validité respective desquels la raison est appelée à décider; il s'agit de deux conceptions, directement contradictoires, toutes deux d'une impossibilité avouée, dont l'une, nous dit-on, peut cependant être acceptée par l'intelligence, en raison de la plus grande impossibilité qui empêche d'accepter la seconde. L'alternative n'est pas entre deux difficultés; on suppose simplement que nous choisissons entre deux impossibilités. Or, la première admet des degrés; mais la seconde n'en admet aucun; c'est justement le cas suggéré par l'auteur de l'impertinente épître que nous avons citée. Une tâche est plus ou moins difficile; mais elle ne peut être que possible ou impossible; il n'y a pas de milieu. Il serait peut-être plus difficile de renverser la chaîne des Andes qu'une fourmilière; mais il est tout aussi impossible d'anéantir la matière de l'une que la matière de l'autre. Un homme peut sauter dix pieds moins difficilement que vingt; mais il tombe sous le sens que pour lui l'impossibilité de sauter jusqu'à la Lune n'est pas moindre que de sauter jusqu'à l'étoile du Chien.

Puisque tout ceci est irréfutable, puisque le choix permis à l'esprit ne peut avoir lieu qu'entre deux conceptions impossibles, puisqu'une impossibilité ne peut pas être plus grande qu'une autre, et ne peut conséquemment lui être préférée, les philosophes qui non-seulement affirment, en se basant sur le raisonnement précité, l'idée humaine de l'infini, mais aussi, en se basant sur cette idée hypothétique, l'Infini lui-même, s'engagent évidemment à prouver qu'une chose impossible devient possible quand on peut montrer qu'une autre chose, elle aussi, est impossible. Ceci, dira-t-on, est un non-sens; peut-être bien; je crois vraiment que c'est un parfait non-sens, mais je n'ai nullement la prétention de le réclamer comme étant de mon fait.

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