Edmond About - Germaine
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Elle avait un talent bien précieux chez une maîtresse de maison: elle savait faire causer tout le monde. Elle parlait à chacun de ce qui l'intéressait le plus; elle amenait les gens sur leur terrain. Cette femme sans éducation, trop paresseuse et trop fiévreuse pour garder un livre à la main, se faisait un fonds de connaissances utiles en feuilletant tous ses amis. Ils lui en savaient tous le meilleur gré du monde. Nous sommes ainsi bâtis; nous remercions intérieurement celui qui nous force à débiter notre tirade favorite ou à raconter l'histoire que nous disons bien. Celui qui nous fait montrer notre esprit n'est jamais une bête, et lorsqu'on est content de soi, on n'est mécontent de personne. Les hommes les plus intelligents travaillaient à la réputation de Mme Chermidy, tantôt en lui fournissant des idées, tantôt en disant avec une secrète complaisance:
«C'est une femme supérieure, elle m'a compris.»
Dans le cours de cette après-dînée, elle mit la main sur un homoeopathe en renom, qui soigne les santés les plus illustres de Paris. Elle trouva moyen de le questionner devant sept ou huit personnes sur le point qui la préoccupait.
«Docteur, lui dit-elle, vous qui savez tout, apprenez-moi si l'on guérit les phthisiques?»
L'homoeopathe lui répondit galamment qu'elle n'aurait jamais rien à démêler avec cette maladie-là.
«Il ne s'agit pas de moi, reprit-elle. Je m'intéresse de tout mon coeur à une pauvre enfant dont les poumons sont dans un triste état.
–Envoyez-moi chez elle, madame. Il n'y a pas de guérison impossible à l'homéopathie.
–Vous êtes bien bon. Mais son médecin, un simple allopathe, assure qu'elle n'a plus qu'un poumon. Encore est-il attaqué.
–On peut le guérir.
–Le poumon, soit. Mais la malade?
–La malade peut vivre avec un seul poumon. Cela s'est vu. Je ne vous promets pas qu'elle sera capable de gravir le mont Blanc au pas de course, mais elle vivra tout doucement, pendant plusieurs années, à force de ménagements et de globules.
–C'est un avenir, cela! Je n'aurais jamais cru qu'on pût vivre avec un seul poumon.
–Nous avons des exemples assez nombreux. L'autopsie a démontré….
–L'autopsie! mais on ne fait l'autopsie que des morts!
–Vous avez raison, madame, et j'ai l'air d'avoir dit une sottise. Cependant, écoutez bien ceci. En Algérie, le bétail des Arabes est généralement phthisique. Les troupeaux sont mal soignés, ils passent la nuit dans les champs, et prennent des maladies de poitrine. Nos sujets musulmans ne vont pas chez le vétérinaire: ils laissent à Mahomet le soin de guérir leurs vaches et leurs boeufs. Ils en perdent beaucoup par cette négligence, mais ils ne perdent pas tout. Les animaux guérissent quelquefois, sans le secours de l'art et malgré tous les ravages que la maladie a pu faire dans leur corps. Un de nos confrères de l'armée d'Afrique a vu tuer dans les abattoirs de Blidah des vaches guéries de la phthisie pulmonaire, et qui vivaient depuis plusieurs années avec un seul poumon en très-mauvais état. Voilà l'autopsie dont je voulais parler.
–Je comprends, dit Mme Chermidy. Alors, si l'on tuait toutes les personnes qui vivent dans notre monde, on en trouverait quelques-unes qui n'ont pas les poumons au complet?
–Et qui ne s'en portent pas beaucoup plus mal. Précisément, madame.»
Une heure plus tard, le cercle s'était renouvelé autour de la cheminée du salon. Mme Chermidy vit entrer un vieil allopathe endurci, qui ne croyait pas aux miracles, qui mettait volontiers les choses au pis, et s'étonnait qu'un animal aussi fragile que l'homme pût arriver sans accident jusqu'à la soixantaine.
«Docteur, lui dit-elle, vous auriez dû arriver un instant plus tôt, vous avez perdu un beau panégyrique de l'homéopathie. M. P., qui sort d'ici, se vantait de nous faire vivre tous sans un seul poumon. Est-ce que vous l'auriez laissé dire?»
Le vieux médecin haussa les sourcils avec un imperceptible mouvement d'épaule. «Madame, reprit-il, le poumon est à la fois le plus délicat et le plus indispensable de tous nos organes; il renouvelle la vie à chaque seconde par un prodige de combustion que Spallanzani et les plus grands physiologistes n'ont ni expliqué ni décrit. Sa contexture est d'une fragilité effrayante; sa fonction l'expose à des dangers sans cesse renaissants. C'est dans le poumon que notre sang vient se mettre en contact immédiat avec l'air extérieur. Si l'on songeait que l'air est presque toujours ou trop froid, ou trop chaud, ou mélangé de gaz délétères, on ne respirerait pas une fois sans faire son testament. Un philosophe allemand qui a prolongé sa vie à force de prudence, le célèbre Kant, lorsqu'il faisait sa promenade hygiénique de tous les jours, avait soin de fermer la bouche et de respirer exclusivement par les narines, tant il craignait l'action directe de l'atmosphère ambiante sur ses poumons!
–Mais alors, cher docteur, nous sommes tous condamnés à mourir de la poitrine?
–On en meurt beaucoup, madame, et les homéopathes n'y changent rien.
–Mais on guérit aussi! Voyons: je suppose qu'un homme jeune et bien portant épouse une jeune et belle phthisique. Il l'emporte en Italie, il se dévoue à la guérir, il l'entoure des soins d'un homme comme vous. Est-ce qu'on ne pourrait pas en deux ou trois ans….
–Sauver le mari? c'est possible. Encore n'en répondrais-je pas.
–Le mari! le mari! mais quel danger?
–Danger de contagion, madame. Qui sait si les tubercules qui naissent dans les poumons d'un phthisique ne répandent pas dans l'air environnant des semences de mort? Mais pardon, ce n'est ni le lieu ni le moment de développer une théorie nouvelle dont je suis l'inventeur et que je compte soumettre un de ces jours à l'Académie de médecine. Je veux seulement vous raconter un fait que j'ai observé.
–Parlez, cher docteur: c'est plaisir et profit d'écouter un savant tel que vous.
–Il y a cinq ans, madame, j'ai donné des soins à la femme d'un tailleur de la rue Richelieu, une pauvre petite créature abominablement phthisique. Son mari était un grand Allemand, solide, bien bâti et rouge comme une pomme. Ces gens-là s'adoraient. Ils ont eu, en 1849, un enfant qui n'a pas vécu. La femme est morte en 1850: j'avais fait tout ce que j'avais pu pour la sauver. On m'a demandé le compte de mes visites, et j'ai passé deux ans sans retourner dans la maison. Le tailleur m'a fait chercher l'année dernière: je l'ai trouvé dans son lit, tellement changé, que je ne voulais pas le reconnaître. Il était phthisique au troisième degré. J'avisai une petite boulotte qui pleurait à son chevet. C'était sa nouvelle femme: il avait fait la sottise de se remarier. Le malade mourut, conformément au programme. La veuve a hérité de sa maladie. Je lui ai fait une visite hier, et quoique le mal ait été pris à temps, je ne réponds de rien.»
Mme Chermidy consigna sa porte à cinq heures et s'enfonça dans une méditation fort mélancolique.
Elle n'avait jamais désespéré de devenir comtesse de Villanera. Toute femme qui trompe son mari aspire nécessairement au veuvage; à plus forte raison lorsqu'elle a un amant riche et garçon. Elle avait tout lieu de croire que Chermidy ne serait pas éternel. Du homme qui vit entre le ciel et l'eau est un malade en danger de mort.
Ses espérances avaient pris un corps depuis la naissance du petit Gomez. Elle tenait le comte par un lien tout-puissant sur les âmes honnêtes, l'amour paternel. En mariant M. de Villanera à une mourante, elle assurait l'avenir de son fils et le sien. Mais à la veille d'accomplir ce projet triomphant, elle découvrait deux dangers qu'elle n'avait pas prévus. Germaine pouvait guérir. Si elle succombait, elle pouvait entraîner le comte avec elle et lui léguer un germe de mort. Dans le premier cas, Mme Chermidy perdait tout, jusqu'à son enfant. De quel droit irait-elle réclamer le fils légitime de don Diego et de Mlle de La Tour d'Embleuse? D'un autre côté, si le comte devait mourir après sa femme, elle ne se souciait pas de l'épouser. Elle se sentait trop belle et trop jeune pour jouer le rôle de la seconde femme du tailleur.
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