León Tolstoi - Anna Karénine

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Anna Karenine mariée à un haut fonctionnaire rend visite à son frère Stepan à Moscou. Une rencontre change alors sa vie toute entière. De l'autre, Levine, homme possédant des terres et préférant la campagne à la ville. Il lui manque une chose à son bonheur: une femme pour partager sa vie. Léon Tolstoï a créé une cosmogonie de personnages, de tissus sociaux, d'interactions soumises à un étrange déterminisme qui semble un écho profond de la présence de Dieu. Chacun vogue vers son destin sans avoir une vision nette de l'ensemble, ce qui inspire souffrances, tourments, doutes et vertiges.

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– Eh bien alors, dînons ensemble.

– Dîner ? mais je n’ai rien de particulier à te dire, rien que deux mots à te demander ; nous bavarderons plus tard.

– Dans ce cas, dis les deux mots tout de suite, nous causerons à dîner.

– Ces deux mots, les voici, dit Levine ; au reste, ils n’ont rien de particulier. »

Son visage prit une expression méchante qui ne tenait qu’à l’effort qu’il faisait pour vaincre sa timidité.

« Que font les Cherbatzky ? Tout va-t-il comme par le passé ? »

Stépane Arcadiévitch savait depuis longtemps que Levine était amoureux de sa belle-sœur, Kitty ; il sourit et ses yeux brillèrent gaiement.

« Tu as dit deux mots, mais je ne puis répondre de même, parce que... Excuse-moi un instant. »

Le secrétaire entra en ce moment, toujours respectueusement familier, avec le sentiment modeste, propre à tous les secrétaires, de sa supériorité en affaires sur son chef. Il s’approcha d’Oblonsky et, sous une forme interrogative, se mit à lui expliquer une difficulté quelconque ; sans attendre la fin de l’explication, Stépane Arcadiévitch lui posa amicalement la main sur le bras.

« Non, faites comme je vous l’ai demandé, – dit-il en adoucissant son observation d’un sourire ; et, après avoir brièvement expliqué comment il comprenait l’affaire, il repoussa les papiers en disant : – Faites ainsi, je vous en prie, Zahar Nikitich. »

Le secrétaire s’éloigna confus. Levine, pendant cette petite conférence, avait eu le temps de se remettre, et, debout derrière une chaise sur laquelle il s’était accoudé, il écoutait avec une attention ironique.

« Je ne comprends pas, je ne comprends pas, dit-il.

– Qu’est-ce que tu ne comprends pas ? – répondit Oblonsky en souriant aussi et en cherchant une cigarette ; il s’attendait à une sortie quelconque de Levine.

– Je ne comprends pas ce que vous faites, dit Levine en haussant les épaules. Comment peux-tu faire tout cela sérieusement ?

– Pourquoi ?

– Mais parce que cela ne signifie rien.

– Tu crois cela ? Nous sommes surchargés de besogne, au contraire.

– De griffonnages ! Eh bien oui, tu as un don spécial pour ces choses-là, ajouta Levine.

– Tu veux dire qu’il y a quelque chose qui me manque ?

– Peut-être bien ! Cependant je ne puis m’empêcher d’admirer ton grand air et de me glorifier d’avoir pour ami un homme si important. En attendant, tu n’as pas répondu à ma question, ajouta-t-il en faisant un effort désespéré pour regarder Oblonsky en face.

– Allons, allons, tu y viendras aussi. C’est bon tant que tu as trois mille dessiatines dans le district de Karasinsk, des muscles comme les tiens et la fraîcheur d’une petite fille de douze ans : mais tu y viendras tout de même. Quant à ce que tu me demandes, il n’y a pas de changements, mais je regrette que tu sois resté si longtemps sans venir.

– Pourquoi ? demanda Levine.

– Parce que... répondit Oblonsky, mais nous en causerons plus tard. Qu’est-ce qui t’amène ?

– Nous parlerons de cela aussi plus tard, dit Levine en rougissant encore jusqu’aux oreilles.

– C’est bien, je comprends, fit Stépane Arcadiévitch. Vois-tu, je t’aurais bien prié de venir dîner chez moi, mais ma femme est souffrante ; si tu veux les voir, tu les trouveras au Jardin zoologique, de quatre à cinq ; Kitty patine. Vas-y, je te rejoindrai et nous irons dîner quelque part ensemble.

– Parfaitement ; alors, au revoir.

– Fais attention, n’oublie pas ! je te connais, tu es capable de repartir subitement pour la campagne ! s’écria en riant Stépane Arcadiévitch.

– Non, bien sûr, je viendrai. »

Levine sortit du cabinet et se souvint seulement de l’autre côté de la porte qu’il avait oublié de saluer les collègues d’Oblonsky.

« Ce doit être un personnage énergique, dit Grinewitch quand Levine fut sorti.

– Oui, mon petit frère, dit Stépane Arcadiévitch en hochant la tête, c’est un gaillard qui a de la chance ! trois mille dessiatines dans le district de Karasinsk ! il a l’avenir pour lui, et quelle jeunesse ! Ce n’est pas comme nous autres !

– Vous n’avez guère à vous plaindre pour votre part, Stépane Arcadiévitch.

– Si, tout va mal », répondit Stépane Arcadiévitch en soupirant profondément.

VI

Lorsque Oblonsky lui avait demandé pourquoi il était venu à Moscou, Levine avait rougi, et s’en voulait d’avoir rougi ; mais pouvait-il répondre : « Je viens demander ta belle-sœur en mariage ? » Tel était cependant l’unique but de son voyage.

Les familles Levine et Cherbatzky, deux vieilles familles nobles de Moscou, avaient toujours été en rapports d’amitié. L’intimité s’était resserrée pendant les études de Levine à l’Université de Moscou, à cause de sa liaison avec le jeune prince Cherbatzky, frère de Dolly et de Kitty, qui suivait les mêmes cours que lui. Dans ce temps-là Levine allait fréquemment dans la maison Cherbatzky et, quelque étrange que cela puisse paraître, était amoureux de la maison tout entière, spécialement de la partie féminine de la famille. Ayant perdu sa mère sans l’avoir connue, et n’ayant qu’une sœur beaucoup plus âgée que lui, ce fut dans la maison Cherbatzky qu’il trouva cet intérieur intelligent et honnête, propre aux anciennes familles nobles, dont la mort de ses parents l’avait privé. Tous les membres de cette famille, mais principalement les femmes, lui apparaissaient entourés d’un nimbe mystérieux et poétique. Non seulement il ne leur découvrait aucun défaut, mais il leur supposait encore les sentiments les plus élevés, les perfections les plus idéales. Pourquoi ces trois jeunes demoiselles devaient parler français et anglais de deux jours l’un ; pourquoi elles devaient, à tour de rôle, jouer du piano (les sons de cet instrument montaient jusqu’à la chambre où travaillaient les étudiants) ; pourquoi des maîtres de littérature française, de musique, de danse, de dessin, se succédaient dans la maison ; pourquoi, à certaines heures de la journée, les trois demoiselles, accompagnées de Mlle Linon, devaient s’arrêter en calèche au boulevard de la Tverskoï et, sous la garde d’un laquais en livrée, se promener dans leurs pelisses de satin (Dolly en avait une longue, Nathalie une demi-longue, et Kitty une toute courte, qui montrait ses petites jambes bien faites, serrées dans des bas rouges) : ces choses et beaucoup d’autres lui restaient incompréhensibles. Mais il savait que tout ce qui se passait dans cette sphère mystérieuse était parfait, et ce mystère le rendait amoureux.

Il avait commencé par s’éprendre de Dolly, l’aînée, pendant ses années d’études ; celle-ci épousa Oblonsky ; il crut alors aimer la seconde, car il sentait qu’il devait nécessairement aimer l’une des trois, sans savoir au juste laquelle. Mais Nathalie eut à peine fait son entrée dans le monde, qu’on la maria au diplomate Lvof. Kitty n’était qu’une enfant quand Levine quitta l’Université. Le jeune Cherbatzky, peu après son admission dans la marine, se noya dans la Baltique, et les relations de Levine avec sa famille devinrent plus rares, malgré l’amitié qui le liait à Oblonsky. Au commencement de l’hiver cependant, étant venu à Moscou, après une année passée à la campagne, il revit les Cherbatzky et comprit alors laquelle des trois il était destiné à aimer.

Rien de plus simple, en apparence, que de demander en mariage la jeune princesse Cherbatzky ; un homme de trente-deux ans, de bonne famille, d’une fortune convenable, avait toute chance de passer pour un beau parti, et vraisemblablement il aurait été bien accueilli. Mais Levine était amoureux ; Kitty lui paraissait une créature si accomplie, d’une supériorité si idéale, et il se jugeait au contraire si défavorablement, qu’il n’admettait pas qu’on le trouvât digne d’aspirer à cette alliance.

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