Valentin Krasnogorov - Pièces choisies

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Pièces choisies: краткое содержание, описание и аннотация

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Pièces de Valentin Krasnogorov, mises en scène dans plus de 400 théâtres de nombreux pays, ont été chaleureusement accueillies par les critiques et les spectateurs. Le livre de l’écrivain “Quatre murs et une passion” sur l’essence du drame a mérité les éloges de personnalités en vue du théâtre. Des réalisateurs exceptionnels, tels que Gueorgui Tovstonogov, Lev Dodine et Roman Viktiuk ont travaillé sur la mise en scène de ses pièces.

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IRÈNE. ( Après un moment de silence .) Donnez-moi un peu de temps pour réfléchir.

L’HOMME sort. Entre LE DOCTEUR.

LE DOCTEUR. Qui est cet homme ?

IRÈNE. Le vice-président de la banque.

LE DOCTEUR. Que vous voulait-il ?

IRÈNE. C’est sans importance. Docteur, je dois vous faire un aveu.

LE DOCTEUR. ( Essayant de plaisanter .) D’un amour, j’espère ?

IRÈNE. Non, simplement un aveu. ( Elle se tait .)

LE DOCTEUR. Vous vouliez, déjà auparavant, me dire quelque chose de très important, mais l’arrivée de cette personne vous en a empêchée.

IRÈNE. Oui.

LE DOCTEUR. Mais avouez donc, enfin !

IRÈNE. Vous allez me mépriser.

LE DOCTEUR. Ne dites pas de bêtises. ( Et, comme Irène se tait, il continue .) Si vousne vous décidez pas à avouer, alors permettez que je le fasse. Vous êtes la femme que je rêvais de rencontrer depuis longtemps. Si vous n’aviez pas été mariée, je vous aurais fait une proposition. Seulement, ne riez pas de moi.

IRÈNE. J’ai envie de pleurer, pas de rire.

LE DOCTEUR. Réfléchissez : si on ne réussit pas à guérir votre mari, il vous faudra de toute façon vous séparer de lui. Et alors, je m’occuperai de lui et de vous. Je suis bien pourvu et je ferai ce qu’il faut pour vous rendre heureuse. Et, c’est le plus important, j’ai un penchant pour vous.

IRÈNE. C’est effectivement le plus important.

LE DOCTEUR. À présent, dites-moi, ce que vous vouliez me dire.

IRÈNE. Justement, il m’est à présent encore plus difficile de m’y résoudre. Le fait est que…

Entre JEANNE. Ne s’attendant pas à voir IRÈNE en compagnie du DOCTEUR, elle s’arrête médusée.

IRÈNE. Pourquoi restes-tu plantée ? Viens t’asseoir.

LE DOCTEUR. ( Étonné .) Vous vous connaissez ?!

IRÈNE. Comme vous le voyez.

LE DOCTEUR. Je ne comprends rien.

IRÈNE. Nous n’allons pas tarder à vous expliquer. Laissez-nous seulement discuter seule à seule, d’abord. Je vous appellerai.

Pause. LE DOCTEUR sort.

Le pot aux roses est découvert. La banque exige le remboursement.

JEANNE. ( Elle est abasourdie .) Déjà ?

IRÈNE. Ça devait arriver un jour ou l’autre.

JEANNE. Oui, mais c’est quand même tellement inattendu. Et tellement terrible. ( Se ressaisissant .). Il nous faut, sans perdre de temps, mener jusqu’au bout notre manigance contre le docteur.

IRÈNE. Je ne veux pas.

JEANNE. Pourquoi ?

IRÈNE. Réfléchis toi-même aux rôles peu envieux que nous jouons. Pourras-tu, après cela, te respecter ?

JEANNE. Mieux vaut ne pas se respecter à l’air libre, que se respecter dans sa geôle.

IRÈNE. Ce que nous faisons n’est pas bien.

JEANNE. Nous ne faisons que nous battre pour nous.

IRÈNE. Tout en brisant le docteur.

JEANNE. Je ne comprends pas, tu t’es amourachée de lui, ou quoi ?

IRÈNE. Et si c’est le cas, tu dis quoi ?

JEANNE. Je dis qu’il y a un âge où les femmes ne tombent plus amoureuses.

IRÈNE. Cet âge-là n’existe pas pour les femmes.

JEANNE. Reste raisonnable. De toute façon, il n’y a pas d’autre issue.

IRÈNE. Il y a une issue : tout avouer.

JEANNE. Et mettre en l’air toute notre vie.

IRÈNE. Ne t’inquiète pas, je prends tout sur moi.

JEANNE. Tu crois que c’est de l’héroïsme, mais c’est une connerie.

IRÈNE. C’est un calcul. ( Avec douceur .) Réfléchis toi-même. Si nous menons à bien notre plan, alors, le plus probable, c’est que nous serons pris tous les quatre : nous trois, pour escroquerie et le docteur pour une fausse carte médicale. Mais en cas d’aveu, je suis seule à faire de la prison et vous restez en liberté. De plus, vous avez des enfants, alors que moi je suis seule. Et je ne parle pas de la conscience nette.

JEANNE. ( Après avoir longuement pesé le pour et le contre .) Tu as sûrement raison. ( Elle pleure .) Mais quelle ordure je suis : c’est ensemble que nous avons fait des conneries et c’est toi seule qui devras payer. Pardonne-moi. ( Elle enlace Irène .)

Les deux femmes sanglotent sur l’épaule l’une de l’autre.

IRÈNE. Alors ? On fait venir le docteur ?

JEANNE. Fais-le venir, si tu veux.

IRÈNE. ( Elle s’approche de la porte et fait venir le docteur .) Vous pouvez entrer.

LE DOCTEUR revient dans son cabinet. Les deux femmes essuient leurs larmes.

Eh bien, vous ne comprenez toujours rien ?

LE DOCTEUR. Absolument rien.

IRÈNE. Nous allons tout vous expliquer. Le fait est que… ( À Jeanne .) Je préfère que tu racontes.

JEANNE. Bien. ( Au docteur .) D’abord, buvez vos gouttes. Et asseyez-vous.

LE DOCTEUR s’exécute docilement.

Commençons à faire les présentations. Moi je suis la femme de Michel, il est mon mari. Marina est sa sœur et il est son frère. Vous saisissez ?

LE DOCTEUR. ( Tout déconcerté .) « Il est mon mari, Marina est sa sœur… » ( Radieux .) Mais c’est merveilleux ! Voilà qui change complètement la donne ! Nous allons le guérir, et alors…

JEANNE. Patientez. Il n’a absolument pas besoin de soins car plus sain que lui tu meurs.

LE DOCTEUR. Attendez, et son amnésie…

JEANNE. C’était de la simulation. Il a une excellente mémoire. Ce n’est pas pour rien qu’il a la réputation de meilleur joueur de cartes de notre ville.

LE DOCTEUR. Alors pourquoi avez-vous…

JEANNE. ( Sur le ton d’un avocat .) Docteur, si vous ne cessez pas de poser des questions, nous ne terminerons jamais.

LE DOCTEUR. Pardon.

JEANNE. À présent, écoutez. Il y a deux ans, Michel perd, au casino, une grosse somme. Il supplie Irène de lui donner cette somme et lui promet de la lui rendre rapidement. Sinon, dit-il, on peut l’abattre. Irène lui fait un transfert d’argent par la banque et moi, malheureusement, je n’ai pas tenté de l’en dissuader. Je craignais pour mon mari et les enfants.

LE DOCTEUR. Et ensuite ?

JEANNE. Michel, au lieu de rendre cet argent, le perd, là aussi, au jeu. La dette double. Il court à nouveau voir ma sœur et la supplie de le sauver. Irène aime mon frère à perdre la mémoire et cède. Et de cette façon, nous nous enfonçons tous petit à petit dans un trou dont il n’est plus possible de sortir. Vous n’imaginez pas comme c’est dur : savoir que votre mari joue, qu’il est sur la pente descendante et qu’il entraîne avec lui toute la famille… L’aimer, vouloir le sauver et ne pas être en état de rien changer…

LE DOCTEUR. Bon… Et qu’ai-je à voir avec tout ça ?

JEANNE. ( Embarrassée .) Pour être honnête, cette partie de l’histoire n’est pas très agréable à raconter, mais on ne change pas les mots de la chanson. Il y avait un recours, vous, et ça, c’est ma contribution.

LE DOCTEUR. Et en quoi a-t-elle consisté ?

JEANNE. Nous comprenions que l’on ne tarderait pas à être démasqués. J’ai échafaudé un plan : faire en sorte, au plus vite, que Michel soit reconnu irresponsable. Alors, il pourrait éviter le jugement et la condamnation. Mais pour ça, il fallait les conclusions d’un médecin reconnu et honnête. Dans votre genre.

LE DOCTEUR. Ah ! c’est donc ça…

JEANNE. Nous comprenions qu’obtenir de vous par la voie normale une carte médicale était impossible.

LE DOCTEUR. C’est juste.

JEANNE. C’est pourquoi j’ai imaginé de faire donner la grosse artillerie pour vous mettre dans un état de profond désarroi et obtenir de cette manière ce qu’il nous fallait. Nous avons étudié dans le guide médical les symptômes de la maladie et tous les trois nous avons monté cette comédie. ( L’air repenti .) Je reconnais que c’était stupide, malhonnête et cruel. Nous regrettons beaucoup.

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