François Coppée - Promenades Et Intérieurs

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Le chien perdu

Quand on rentre, le soir, par la cité déserte,
Regardant sur la boue humide, grasse et verte,
Les longs sillons du gaz tous les jours moins nombreux,
Souvent un chien perdu, tout crotté, morne, affreux,
Un vrai chien de faubourg, que son trop pauvre maître
Chassa d’un coup de pied en le pleurant peut-être,
Attache à vos talons obstinément son nez
Et vous lance un regard si vous vous retournez.
Quel regard! long, craintif, tout chargé de caresse,
Touchant comme un regard de pauvre ou de maîtresse,
Mais sans espoir pourtant, avec cet air douteux
De femme dédaignée et de pauvre honteux.
Si vous vous arrêtez, il s’arrête, et, timide,
Agite faiblement sa queue au poil humide.
Sachant bien que son sort en vous est débattu,
Il semble dire: – Allons, emmène-moi, veux-tu?
On est ému, pourtant on manque de courage;
On est pauvre soi-même, on a peur de la rage,
Enfin, mauvais, on fait la mine de lever
Sa canne, on dit au chien: «Veux-tu bien te sauver!»
Et, tout penaud, il va faire son offre à d’autres.
La sinistre rencontre! et quels temps sont les nôtres!
Et quel mal nous ont fait ces féroces Prussiens,
Que les plus pauvres gens abandonnent leurs chiens
Et que, distrait du deuil public, il faille encore
Plaindre ces animaux dont le regard implore!

Tableau rural

Au village, en juillet. Un soleil accablant.
Ses lunettes au nez, le vieux charron tout blanc
Répare, près du seuil, un timon de charrue.
Le curé tout à l’heure a traversé la rue,
Nu-tête. Les trois quarts ont sonné, puis plus rien,
Sauf monsieur le marquis, un gros richard terrien,
Qui passe, en berlingot [2]et la pipe à la bouche,
Et qui, pour délivrer sa jument d’une mouche,
Lance des claquements de fouet très campagnards
Et fait fuir, effarés, coqs, poules et canards.

Croquis de banlieue

L’homme, en manches de veste, et sous son chapeau noir,
À cause du soleil, ayant mis son mouchoir,
Tire gaillardement la petite voiture,
Pour faire prendre l’air à sa progéniture,
Deux bébés, l’un qui dort, l’autre suçant son doigt.
La femme suit et pousse, ainsi qu’elle le doit,
Très lasse, et sous son bras portant la redingote;
Et l’on s’en va dîner dans une humble gargote
Où sur le mur est peint – vous savez? à Clamart! –
Un lapin mort, avec trois billes de billard.

Cheval de Renfort

Le cheval qu’a jadis réformé la remonte
Est là, près du trottoir du long faubourg qui monte,
Pour qu’on l’attelle en flèche au prochain omnibus.
Il a cet air navré des animaux fourbus,
Sous son sale harnais qui traîne par derrière.
Mais lorsque, précédés d’une marche guerrière,
Des soldats font venir les femmes aux balcons,
Il se souvient alors du sixième dragon
Et du soleil luisant sur les lattes vermeilles;
Et le vieux vétéran redresse les oreilles.

Au bord de la Marne

C’est régate à Joinville. On tire le pétard.
Les cinq canots, deux en avant, trois en retard,
Partent, et de soleil la rivière est criblée.
Sur la berge, là-bas, la foule est assemblée,
Et la gendarmerie est en pantalon blanc.
– Et l’on prévoit, ce soir, les rameurs s’attablant
Au cabaret, les chants des joyeuses équipes,
Les nocturnes bosquets constellés par les pipes,
Et les papillons noirs qui, dans l’air échauffé,
Se brûlent au cognac flambant sur le café.

Rythme des vagues

J’étais assis devant la mer sur le galet.
Sous un ciel clair, les flots d’un azur violet,
Après s’être gonflés en accourant du large,
Comme un homme accablé d’un fardeau s’en décharge,
Se brisaient devant moi, rythmés et successifs
J’observais ces paquets de mer lourds et massifs
Qui marquaient d’un hourra leurs chutes régulières
Et puis se retiraient en râlant sur les pierres.
Et ce bruit m’enivrait; et pour écouter mieux
Je me voilai la face et je fermai les yeux.
Alors, en entendant les lames sur la grève
Bouillonner et courir, et toujours, et sans trêve
S’écrouler en faisant ce fracas cadencé,
Moi, l’humble observateur du rythme, j’ai pensé
Qu’il doit être en effet une chose sacrée,
Puisque Celui qui sait, qui commande et qui crée,
N’a tiré du néant ces moyens musicaux,
Ces falaises au roc creusé par les échos,
Ces sonores cailloux, ces stridents coquillages,
Incessamment heurtés et roulés sur les plages
Par la vague, pendant tant de milliers d’hivers,
Que pour que l’Océan nous récitât des vers.

Matin d’octobre

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
À travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées:
Mais ce n’est pas l’hiver encor.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

Musée de marine

Au Louvre, je vais voir ces délicats modèles
Qui montrent aux oisifs les richesses d’un port,
Je connais l’armement des vaisseaux de haut-bord
Et la voilure des avisos-hirondelles.

J’aime cette flottille avec ses bagatelles,
Le carré d’Océan qui lui sert de support,
Ses petits canons noirs se montrant au sabord,
Et ses mille haubans fins comme des dentelles.

Je suis un loup de mer et sais apprécier
Le blindage de cuivre et les ancres d’acier:
Car tous ces riens de bois, de ficelle et de liège

M’ont souvent fait trouver les dimanches bien courts.
Et, forçat de Paris dès longtemps pris au piège,
C’est là que j’ai rêvé le voyage au long cours.

Nostalgie parisienne

Bon Suisse expatrié, la tristesse te gagne,
Loin de ton Alpe blanche aux éternels hivers;
Et tu songes alors aux prés de fleurs couverts,
À la corne du pâtre, au loin, dans la montagne.

Lassé parfois, je fuis la ville comme un bagne,
Et son ciel fin, miré dans la Seine aux flots verts.
Mais c’est là que mes yeux d’enfant se sont ouverts,
Et le mal du pays me prend, à la campagne.

Le vrai fils de Paris ne regrette pas moins
Le relent du pavé que, toi, l’odeur des foins.
Montagnard nostalgique, – il faut que tu le saches, –

Mon cœur, comme le tien, fidèle et casanier,
Souffre en exil, et l’air strident du fontainier
Me ferait fondre en pleurs ainsi qu’un Ranz des Vaches.

IV

À mes jeunes camarades, aux équipiers du Club nautique de Chatou

Jadis, la Seine était verte et pure à Saint-Ouen,
Et, dans cette banlieue aujourd’hui sale et rêche,
J’ai canoté, j’ai même essayé de la pêche.
Le lieu semblait alors champêtre. Que c’est loin!

On dînait là. Le beurre, au cabaret du coin,
Était rance, et le vin fait de bois de campêche.
Mais les charmants retours, sur l’eau, dans la nuit fraîche,
Quand, sur les prés fauchés, flottait l’odeur du foin!

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