Neal Stephenson - L'âge de diamant

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Dans une Chine rétro-futuriste partagée entre réseaux neuronaux, rebelles intégristes néo-confucéens et comptoirs occidentaux, l’Itinéraire d’une toute jeune fille guidée par les préceptes de son étonnant mentor électronique… Un roman interactif et frénétique, électronique et victorien, érotique et poétique, où l’on verra intervenir une actrice au grand cœur, un producteur trop curieux, un savant pas si fou que ça, un mandarin, quelques nobles actionnaires, plusieurs petites filles, une armée de rebelles, des hordes de réfugiés et la reine Victoria II…
Entre Jules Verne et William Gibson, voici une épopée délirante qui allie les inventions du cyberpunk et les images des clips vidéo avec la tradition du roman-feuilleton et le charme suranné des poèmes victoriens.
Malmenant les genres, mêlant science-fiction, théâtre, poésie, récit d’aventures et conte pour enfants, dans cet hommage irrévérencieux à Samuel Coleridge, Lewis Carroll et Edgar Poe, voire Michael Moorcock ou Georges Perec, Neal Stephenson s’affirme avec ce roman dense et foisonnant comme l’étoile montante du nouveau fantastique américain.

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Le brouillard et l’écume se dissipèrent bientôt, révélant une nouvelle île, couleur saumon dans les lueurs de l’aube. Applaudissements et vivats s’atténuèrent en un murmure professionnel. Le babil des enfants étonnées se fit trop fort et trop aigu.

Il y en aurait encore pour deux heures. Hackworth claqua des doigts pour appeler un garçon à qui il commanda des fruits frais, des gaufres belges, du jus de fruit et un supplément de café. Autant qu’ils profitent pleinement de la cuisine réputée de l’ Æther pendant que l’île faisait germer châteaux, faunes, centaures et forêts enchantées.

La princesse Charlotte fut le premier être humain à poser le pied sur l’île enchantée ; elle descendit la passerelle de débarquement de l’ Atlantis, suivie de deux de ses petites amies, et toutes trois ressemblaient à de minuscules fleurs sauvages avec leur capeline enrubannée et leur petit panier d’osier pour les souvenirs, même si bientôt des gouvernantes vinrent les en soulager. La princesse se retourna vers l’ Æther et le Chinook, amarrés deux cents mètres plus loin, et elle s’adressa à eux, sans élever la voix, bien que parfaitement entendue de tous : dissimulé dans le col de dentelle de son tablier, un nanophone était relié au système amplificateur à réseau de phase cultivé dans les couches supérieures du sol de l’île.

« J’aimerais exprimer ma gratitude à Lord Finkle-McGraw et à tous les employés de Machine-Phase Systems Limited pour ce cadeau d’anniversaire réellement magnifique. Et maintenant, enfants d’Atlantis/Shanghai, n’avez-vous pas envie de vous joindre à moi pour cette grande fête ?

Tous les enfants d’Atlantis/Shanghai crièrent oui en chœur avant de se bousculer sur les rampes de débarquement de l’ Æther et du Chinook, qui avaient toutes été déployées pour l’occasion, dans l’espoir d’éviter ces embouteillages, toujours susceptibles d’entraîner des accidents ou, pis encore, des invectives. Les tout premiers moments, les enfants se contentèrent de jaillir des aéronefs, telles les bulles de gaz s’échappant d’une bouteille. Puis ils se mirent à converger vers toutes ces sources d’émerveillement : un centaure qui faisait bien ses huit pieds de haut, et traversait une prairie, son fils et sa fille gambadant dans ses jambes. Des bébés dinosaures. Une caverne s’enfonçant en pente douce au flanc d’une colline, promesse d’enchantement. Une route en lacet gravissant une autre éminence vers les ruines d’un château.

Les adultes étaient restés pour la plupart à bord des aéronefs, accordant à leurs enfants quelques minutes de détente, même si l’on pouvait apercevoir Lord Finkle-McGraw qui se dirigeait vers l’ Atlantis en retournant la terre, l’air curieux, de la pointe de sa canne, histoire de s’assurer qu’elle était digne d’être foulée par des pieds royaux.

Un couple descendit la passerelle de l’ Atlantis : vêtue d’une robe à fleurs qui explorait la frontière labile entre décence et confort estival, accompagnée d’une ombrelle assortie, la reine Victoria II d’Atlantis ; portant un complet de lin beige, son époux, le prince consort, dont le prénom, détail lamentable, était Joe. Joe, ou Joseph comme on l’appelait dans les circonstances officielles, mit le premier pied à terre, d’une démarche un rien pompeuse, style « un petit pas pour l’homme », avant de se retourner pour tendre la main à sa royale épouse, qui l’accepta avec grâce mais indifférence, comme si elle voulait rappeler à tout un chacun qu’elle avait fait ses classes à Oxford, et que, pour évacuer la tension durant ses humanités à Stanford, elle avait pratiqué la natation de compétition, le patin à roulettes et le jeet kune do. Lord Finkle-McGraw s’inclina quand les royales espadrilles touchèrent le sol. La reine tendit la main, qu’il baisa, ce qui était piquant mais permis quand vous étiez un personnage âgé et chic, comme l’était Alexander Chung-Sik Finkle McGraw.

« Nous renouvelons nos remerciements à Lord Finkle McGraw, l’Imperial Tectonics Limited, et la Machine-Phase-Systems Limited pour cette admirable occasion. Et maintenant, profitons tous de ces superbes paysages avant que, comme la première Atlantis, ils ne s’abîment à jamais dans les flots. »

Les parents d’Atlantis/Shanghai descendirent à leur tour, même si beaucoup s’étaient repliés vers leur cabine pour se changer sitôt qu’ils avaient entrevu ce que portaient la reine et le prince consort. La grande nouvelle, déjà transmise au Times par les chroniqueurs de mode surveillant la cérémonie à la longue-vue depuis l’ Æther, était que l’ombrelle était de retour.

Gwendolyn Hackworth n’en avait pas pris une dans ses bagages, mais cela ne la troubla pas outre mesure ; elle avait toujours possédé une alamodalité naturelle, innée. Elle et John descendirent à grands pas vers l’île. Hackworth avait à peine eu le temps de s’accoutumer à la lumière du jour qu’il s’était déjà accroupi pour saisir entre ses doigts une pincée de terre. Gwen le laissa à ses obsessions pour se joindre à un groupe d’autres femmes, épouses d’ingénieurs pour la plupart, et au nombre desquelles on comptait même une ou deux baronnes actionnaires.

Hackworth découvrit un sentier caché qui serpentait entre les arbres à flanc de colline et débouchait sur une clairière entourant un bassin d’eau fraîche et limpide ; de l’eau douce – il y goûta quand même, pour vérifier. Il resta là quelques instants, embrassant du regard l’ensemble de l’île enchantée, tout en se demandant ce que pouvait bien faire sa fille en ce moment. Ce qui l’amena à rêvasser : peut-être avait-elle, par quelque miracle, rencontré la princesse Charlotte, et, s’étant liées d’amitié, exploraient-elles ensemble quelque prodige. Cela le conduisit vers une longue rêverie qui s’interrompit lorsqu’il prit conscience qu’une voix était en train de lui déclamer un poème.

Où en serions-nous, tous deux, ami bien-aimé ?
Si dans la saison des choix sans péril,
Au lieu d’errer, comme nous le fîmes, par les vallons
riches de produits indigènes, les plaines
Fantasques, et les gais pâturages disposés à loisir,
Nous avions été filés, épiés d’heure en heure, et pris au collet,
À chacune de nos déambulations mélancoliques,
Puis, ligotés telle la génisse entravée d’un pauvre paysan,
Conduits, par les chemins, vers une triste servitude.

Hackworth se retourna et découvrit qu’un vieillard partageait sa contemplation. Type asiatique, accent nord-américain nasillard, l’homme semblait avoir au moins soixante-dix ans. Sa peau translucide était encore tendue sur les larges pommettes, mais les paupières, les oreilles et le creux des joues étaient fripés et ridés. Et pas la moindre mèche de cheveux ne dépassait de sous le casque colonial ; l’homme était complètement chauve. Hackworth mit du temps à rassembler ces indices, avant d’identifier son compagnon.

« On dirait du Wordsworth », nota Hackworth.

L’homme contemplait les prairies en contrebas. Il inclina la tête et, pour la première fois, regarda directement son voisin.

« Et à en juger par le thème, je pencherais pour le Prélude.

— Bien vu, commenta l’homme.

— John Percival Hackworth, pour vous servir. » Il fit un pas vers l’autre et lui tendit sa carte.

« Enchanté. » Il n’usa pas sa salive à se présenter.

Lord Alexander Chung-Sik Finkle-McGraw était l’un des Lords actionnaires ayant rang de duc issus d’Apthorp. Apthorp n’était pas une banale organisation officielle inscrite à l’annuaire téléphonique ; dans le jargon de la finance, le nom faisait référence à l’alliance stratégique de plusieurs compagnies gigantesques, parmi lesquelles Machine-Phase Systems Limited et Imperial Tectonics Limited. Quand ils étaient à l’abri des oreilles indiscrètes, ses employés le surnommaient John Zaibatsu, tout comme ses ancêtres d’un siècle précédent avaient rebaptisé John Company la fameuse Compagnie des Indes orientales.

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