Neal Stephenson - L'âge de diamant

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Dans une Chine rétro-futuriste partagée entre réseaux neuronaux, rebelles intégristes néo-confucéens et comptoirs occidentaux, l’Itinéraire d’une toute jeune fille guidée par les préceptes de son étonnant mentor électronique… Un roman interactif et frénétique, électronique et victorien, érotique et poétique, où l’on verra intervenir une actrice au grand cœur, un producteur trop curieux, un savant pas si fou que ça, un mandarin, quelques nobles actionnaires, plusieurs petites filles, une armée de rebelles, des hordes de réfugiés et la reine Victoria II…
Entre Jules Verne et William Gibson, voici une épopée délirante qui allie les inventions du cyberpunk et les images des clips vidéo avec la tradition du roman-feuilleton et le charme suranné des poèmes victoriens.
Malmenant les genres, mêlant science-fiction, théâtre, poésie, récit d’aventures et conte pour enfants, dans cet hommage irrévérencieux à Samuel Coleridge, Lewis Carroll et Edgar Poe, voire Michael Moorcock ou Georges Perec, Neal Stephenson s’affirme avec ce roman dense et foisonnant comme l’étoile montante du nouveau fantastique américain.

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La Peacock Bank était un homme élégant, périt bouc poivre et sel, parfum de cédrat et veston excessivement cintré pour mieux mettre en valeur sa taille de guêpe. Il siégeait dans un bureau plutôt miteux, au-dessus d’une agence de voyages, dans l’un de ces immeubles sinistres situés entre l’Aérodrome et les bordels des quais.

Le banquier n’ouvrit guère la bouche après qu’ils se furent serré la main ; il se contenta de croiser les bras, l’air pensif, appuyé au coin de son bureau. C’est dans cette attitude qu’il écouta les faux-fuyants que Bud élaborait à mesure, dodelinant parfois du chef comme s’il y avait là de quoi l’intéresser. C’était pour le moins déconcertant, car Bud avait conscience de lui raconter des bobards, mais on lui avait bien dit que ces têtes d’oppression se vantaient de leur service clientèle.

À un moment donné et sans raison particulière, le banquier coupa Bud en le fixant brusquement dans les yeux : « Vous, vous cherchez à obtenir une ligne de crédit, lança-t-il, comme s’il était agréablement surpris, hypothèse hautement improbable.

— Je suppose qu’on peut le dire comme ça », concéda Bud, qui aurait bien aimé savoir manier une terminologie aussi élégante.

Le banquier glissa la main dans son veston et sortit de sa poche de poitrine une feuille de papier pliée en trois. « Vous souhaiterez peut-être examiner cette brochure », lui dit-il avant de s’adresser directement au document, dans une langue peu familière à Bud. Au moment où ce dernier saisissait le dépliant, la page vierge généra un joli logo animé en couleurs avec accompagnement musical. Le logo se transforma en paon, rappel du nom de la banque. En dessous commença une présentation vidéo. « Les Parsis vous invitent à la Peacock Bank », lança un animateur à la dégaine similaire – vaguement indien, mais un peu arabe aussi.

« C’est quoi, un Parsi ? » demanda Bud au banquier, qui se contenta de battre des paupières en pointant le bouc vers la feuille qui avait noté la question et se branchait déjà sur un paragraphe explicatif. Bud finit par regretter de l’avoir posée, car la réponse se révéla être un vague baratin sur ces fameux Parsis, qui désiraient manifestement ne surtout pas être confondus avec des têtes d’oppression, des Paks ou des Arabes – non pas qu’ils aient le moindre problème avec ces groupes ethniques savamment définis, remarquez. Bud avait beau tenter de feindre l’indifférence, il en absorbait plus qu’il n’aurait voulu sur ces fameux Parsis, leur religion excentrique, leur tendance à l’errance, et même leur foutue cuisine qui, toute bizarre qu’elle soit, le faisait quand même saliver. Puis le prospectus revint aux affaires en cours, à savoir les lignes de crédit.

Bud avait déjà vu tout ça. La banque Peacock pratiquait le même racket que tous les autres établissements : s’ils vous acceptaient, ils vous balançaient illico leur carte de crédit, sans autre forme de procès. Ces gars vous l’implantaient dans la crête iliaque du pelvis, d’autres préféraient le mastoïde – n’importe quel os massif près de la surface faisait l’affaire. L’incrustation osseuse était indispensable, car la carte avait besoin de dialoguer par radio, d’où nécessité d’une antenne de taille suffisante pour capter les ondes. Ensuite, vous n’aviez plus qu’à désigner en passant les articles que vous vouliez acheter : la Peacock, le commerçant et la carte implantée dans votre aine se chargeaient de régler les détails.

Les banques avaient des politiques différentes en matière de taux d’intérêt, de prélèvements mensuels et ainsi de suite. Peu importait pour Bud. Ce qui l’intéressait, c’était le traitement qu’on lui réserverait si jamais il se retrouvait à découvert ; aussi après avoir laissé s’écouler un intervalle décent, tout en faisant mine d’écouter avec la plus extrême attention tout ce baratin sur les taux d’intérêt, il s’enquit, l’air détaché, comme si ça lui revenait, des procédures de recouvrement. Le banquier regardait dehors, l’air de rien.

La bande-son de la démo enchaîna sur un vague morceau de jazz cool pour accompagner une scène multiculturelle où l’on voyait des dames et des messieurs, pas franchement l’air de fraudeurs bancaires, réunis autour d’une table et montant à la main de la bijouterie artisanale. Tout ce petit monde semblait bien s’amuser, buvant du thé et discutant avec animation. Et buvant même un peu trop de thé, releva l’œil soupçonneux de Bud, si aveugle à tant de choses et pourtant si aiguisé quand il s’agissait des tactiques de manipulation médiatique. Bref, ils insistaient un peu trop sur le thé.

Il nota également avec satisfaction qu’ils étaient vêtus normalement, pas en uniforme, et qu’hommes et femmes avaient le droit de se mêler. « La banque Peacock finance un réseau mondial d’ateliers propres, sûrs et bien aménagés, de sorte que si des circonstances imprévues devaient vous frapper au cours de nos relations, ou que vous deviez, par inadvertance, surestimer vos moyens, vous pourrez compter séjourner dans un établissement proche de votre domicile le temps de résoudre tout différend avec votre banque. Les pensionnaires des ateliers de la banque Peacock bénéficient de lits individuels et, dans certains cas, de chambres particulières. Naturellement, vos enfants pourront rester à vos côtés pour la durée de votre séjour. Les conditions de travail sont parmi les meilleures de l’industrie, et la valeur ajoutée élevée de nos créations de joaillerie artisanale signifie que, quelle que soit l’ampleur de vos difficultés, votre situation se résoudra au mieux en un rien de temps.

— Et quelle est, euh, la stratégie pour vous assurer que les gens se… eh bien, se présentent quand ils sont censés se présenter ? » s’enquit Bud. Là, le banquier se désintéressa de la conversation, se releva, contourna son bureau et retourna s’asseoir, tournant son regard vers la baie vitrée pour contempler Pudong et Shanghai, sur la rive opposée. « Ce détail est précisé dans la brochure, répondit-il, puisque la plupart de nos clients ne partagent pas votre curiosité quant aux dispositions détaillées concernant cet aspect de la question. »

Il souffla par le nez, comme un homme soucieux d’éviter quelque odeur, puis il lissa son petit bouc. « Le régime de mise en œuvre de ces dispositions consiste en trois phases. Nous leur donnons bien sûr des noms plaisants, mais vous pourriez classer ces mesures comme, primo : un rappel poli ; secundo : dépassant de loin votre seuil de douleur ; tertio, spectaculairement fatale. »

Bud caressa l’idée de montrer sur-le-champ à ce Parsi la signification du mot fatal, mais, en tant que banque, le bonhomme devait être fort bien gardé. Du reste, c’était une procédure assez classique, et Bud était plutôt satisfait que le gars lui ait parlé avec franchise. « Eh bien, parfait, je vous recontacterai… Ça ne vous dérange pas que je garde le prospectus ? »

Le Parsi les congédia d’un geste, la brochure et lui. Bud repartit errer dans les rues, en quête de liquidités à des conditions plus accessibles.

Une visite royale ; les Hackworth prennent des vacances aériennes ; la princesse Charlotte fête son anniversaire ; Hackworth rencontre un membre de la pairie

Trois gousses géodésiques glissaient au-dessus des toits et des jardins d’Atlantis/Shanghai un vendredi après-midi, pareilles aux graines de quelque calebasse grosse comme la lune. Dans le parc de la source Victoria, deux mâts d’amarrage jaillirent du terrain de cricket et grimpèrent vers le ciel. Le plus petit de la flotte d’aéronefs arborait les armes royales ; il resta au point fixe tandis que les deux plus gros descendaient vers leur berceau. Leur enveloppe, vide, était pour l’essentiel transparente. Au lieu de bloquer les rayons du soleil, ils les jaunissaient et les mouchetaient, en projetant de vastes motifs abstraits de pénombre et de lumière, que les enfants vêtus de leurs plus beaux shorts et de leurs plus jolies crinolines essayaient de saisir dans leurs bras. Une fanfare joua. Une minuscule silhouette en robe blanche se tenait au bastingage de l’aéronef Atlantis, saluant de la main les enfants en dessous. Tous savaient que ce devait être la jeune fille dont on fêtait l’anniversaire, la princesse Charlotte, et ils poussèrent des vivats en lui rendant son salut.

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