Neal Stephenson - L'âge de diamant

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Dans une Chine rétro-futuriste partagée entre réseaux neuronaux, rebelles intégristes néo-confucéens et comptoirs occidentaux, l’Itinéraire d’une toute jeune fille guidée par les préceptes de son étonnant mentor électronique… Un roman interactif et frénétique, électronique et victorien, érotique et poétique, où l’on verra intervenir une actrice au grand cœur, un producteur trop curieux, un savant pas si fou que ça, un mandarin, quelques nobles actionnaires, plusieurs petites filles, une armée de rebelles, des hordes de réfugiés et la reine Victoria II…
Entre Jules Verne et William Gibson, voici une épopée délirante qui allie les inventions du cyberpunk et les images des clips vidéo avec la tradition du roman-feuilleton et le charme suranné des poèmes victoriens.
Malmenant les genres, mêlant science-fiction, théâtre, poésie, récit d’aventures et conte pour enfants, dans cet hommage irrévérencieux à Samuel Coleridge, Lewis Carroll et Edgar Poe, voire Michael Moorcock ou Georges Perec, Neal Stephenson s’affirme avec ce roman dense et foisonnant comme l’étoile montante du nouveau fantastique américain.

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Le policier regarda par-dessus son épaule, tournant la tête avec précaution pour ne pas perdre l’équilibre sur son engin, et lui répondit dans un anglais fort décent : « Joue pas au con, mec, on est en Chine. »

Ruminations matinales d’Hackworth ; petit déjeuner et départ au boulot

Songeant au crime du lendemain, John Percival Hackworth eut une nuit agitée : à trois reprises, il se réveilla, prétextant un besoin urgent. Chaque fois, il contemplait Fiona, étalée en chemise de nuit de dentelle blanche, les bras au-dessus de la tête, comme jetée dans les bras de Morphée. Dans la pénombre de la chambre, son visage était à peine visible, pareil à la lune cachée sous des replis de soie blanche.

À cinq heures du matin, un carillon pentatonique strident jaillit des rustiques médiatrons nord-coréens. Leur clave, connue sous le nom de Sendero, était située tout près du niveau de la mer : quinze cents mètres plus bas que l’immeuble des Hackworth, en altitude, et vingt degrés de plus en température moyenne. Pourtant, chaque fois que les chœurs féminins entonnaient, d’une voix à transpercer les armures, leur rengaine sur l’omnisciente bienveillance du Guide serein, on avait l’impression qu’ils étaient juste derrière la porte.

Gwendolyn ne broncha même pas. Elle allait dormir comme une souche une heure encore, jusqu’à ce que Tiffany Sue, sa bonne, entre dans la chambre, tout affairée, en lui apportant ses habits : lingerie élastique pour la gymnastique matinale, robe stricte, chapeau, gants et voilette pour le reste de la journée.

Hackworth sortit de la penderie une robe de chambre en soie, qu’il jeta sur ses épaules. Après avoir noué la ceinture, dont les pompons froids jouaient sur ses doigts dans le noir, il jeta un œil par l’embrasure de la porte en direction de la penderie personnelle de Gwendolyn et de son boudoir, à l’autre bout de l’appartement. Sous les fenêtres, on voyait le bureau qu’elle utilisait pour rédiger son courrier personnel, en fait une simple table à dessus de vrai marbre, jonchée de papier à lettre – le sien et celui de ses correspondants, vaguement identifiables, même à cette distance : cartes professionnelles, cartes de visite, notes, invitations diverses en attente de tri. Le sol du boudoir était presque entièrement recouvert d’un tapis effrangé, usé par endroits jusqu’à la trame de jute, mais tissé à la main par d’authentiques esclaves chinois en rééducation sous la dynastie Mao. Sa seule fonction véritable était de protéger le sol des atteintes du matériel d’exercice de Gwendolyn que l’on voyait étinceler dans la chiche lumière filtrée par les nuages recouvrant Shanghai : un escaladeur style fer forgé Art déco, un rameur artistement formé de serpents de mer enchevêtrés et de néréides au corps ferme, un râtelier d’haltères soutenu par quatre cariatides callipyges – non pas des Grecques massives mais des femmes modernes, une par groupe ethnique principal, chaque triceps, gluteus, latissimus, sartorius et rectus abdominus saillant avec ses reflets propres. Bref, de l’architecture classique. Les cariatides étaient censées représenter des modèles et, malgré de subtiles différences raciales, chacun des quatre corps se conformait aux canons de beauté en vigueur : cinquante-cinq de tour de taille, et pas plus de dix-sept pour cent de graisse corporelle. Ce genre de corps était impossible à simuler avec des sous-vêtements, quoique en disent les publicités dans les magazines féminins ; les longs collants serrés de la mode actuelle et les tissus modernes plus fins que des bulles de savon dévoilaient tout. Faute d’avoir une force de caractère surhumaine, la majorité des femmes ne pouvaient atteindre cet idéal sans l’aide d’une gouvernante, chargée de les forcer à pratiquer deux ou trois vigoureuses séances d’exercice quotidien. C’est pourquoi, dès que Gwen avait cessé d’allaiter Fiona et jugé qu’il lui faudrait bientôt ranger pour de bon ses habits de grossesse, ils avaient engagé Tiffany Sue – une dépense de plus qu’Hackworth n’avait jamais imaginée avant d’avoir un enfant et de devoir régler les factures. Gwen l’accusa, sur le ton de la plaisanterie, d’avoir des visées sur la bonne. L’accusation était presque rituelle chez les couples modernes, car les jeunes gouvernantes étaient toujours jeunes, jolies, et impeccablement policées. Mais Tiffany Sue était une thète typique : lourde, vulgaire, sans distinction, et Hackworth ne pouvait pas la souffrir. S’il avait des yeux pour qui que ce soit, c’était pour ces cariatides qui soutenaient le râtelier d’haltères ; au moins avaient-elles pour elles un bon goût sans faille.

Mme Hull ne l’avait pas entendu et continuait à vaquer, la démarche somnolente, dans ses quartiers. Hackworth glissa une crêpe épaisse dans le toaster, puis il gagna leur minuscule balcon, une tasse de thé à la main, pour profiter un peu de la brise de l’aube apportée par l’estuaire du Yangzi.

L’immeuble des Hackworth faisait partie d’un ensemble situé en bordure d’un jardin où des lève-tôt étaient déjà en train de promener leur épagneul ou de faire des flexions. Tout en bas des pentes de New Chusan, les Territoires concédés commençaient à s’éveiller : les Senderos sortaient en foule de leurs baraquements et se mettaient en rang dans les rues pour effectuer leur gymnastique matinale, au rythme des chants et des slogans. Tous les autres thètes, engoncés dans les petites claves pouilleuses appartenant à leurs phyles synthétiques, montaient le son de leurs médiatrons pour couvrir le bruit des Senderos, lançaient des pétards ou tiraient des coups de feu – Hackworth n’arrivait jamais à faire la différence – et déjà plusieurs maniaques de la combustion interne avaient fait démarrer leurs véhicules routiers primitifs, d’autant plus ravis qu’ils étaient bruyants. Les banlieusards faisaient la queue aux stations du métro qui gagnait, par la Chaussée, l’agglomération de Shanghai qu’on distinguait comme un front d’orage de brumée empestant le charbon et tachetée de néon, là-bas à l’horizon.

On avait, par dérision, baptisé ce quartier Montcalm, mais le bruit ne dérangeait pas outre mesure Hackworth. C’eût été un signe de meilleur lignage, ou à tout le moins d’ambitions supérieures, que de se montrer par trop délicat et de se plaindre en permanence, jusqu’à se décider à chercher un hôtel particulier, voire un petit domaine, plus à l’intérieur des terres.

Enfin, la cloche de St. Mark sonna six heures. Au premier coup, Mme Hull fit son entrée dans la cuisine, manifestement honteuse que monsieur l’y ait précédée, et scandalisée qu’il ait déjà souillé les lieux. Le compilateur de matière installé dans l’angle se mit en route automatiquement pour développer la pédomotive qu’Hackworth emprunterait pour se rendre au travail.

Avant que se soit éteint l’écho du dernier coup de six heures, le chuintement rythmé d’une grosse pompe à vide se fit entendre. Les ingénieurs du Service d’aspiration royal s’étaient déjà attelés à leur tâche d’expansion de l’environnement eutactique. Les pompes avaient l’air de fort calibre, sans doute des Intrépides, et Hackworth se remémora qu’ils devaient se préparer à dresser une nouvelle structure, peut-être une aile supplémentaire pour l’Université.

Il s’assit à la table de la cuisine. Mme Hull nappait déjà de confiture sa crêpe. Tandis qu’elle mettait la table, Hackworth saisit une grande feuille de papier blanc. « Comme d’habitude », dit-il, et la feuille cessa d’être vierge ; c’était à présent la une du Times.

Hackworth recevait toutes les informations exigées par sa position sociale, plus quelques services optionnels : les dernières caricatures politiques, les dernières chroniques de ses journalistes préférés de par le monde ; une sélection d’articles concernant divers sujets incroyables transmise par son père, toujours soucieux, même après tout ce temps, de parachever l’édification de son fils ; et tous les papiers concernant les Uitlanders – un sous-phyle de la Nouvelle-Atlantis, formé d’individus d’origine britannique qui avaient fui l’Afrique du Sud, quelques décennies plus tôt. La mère d’Hackworth était une Uitlander, d’où son abonnement à ce service.

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