Jonathan Swift - Les Voyages De Gulliver
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Je pris un grand chemin, qui me parut tel, quoiqu’il ne fût pour les habitants qu’un petit sentier qui traversait un champ d’orge. Là, je marchai pendant quelque temps; mais je ne pouvais presque rien voir, le temps de la moisson étant proche et les blés étant de quarante pieds au moins. Je marchai pendant une heure avant que je pusse arriver à l’extrémité de ce champ, qui était enclos d’une haie haute au moins de cent vingt pieds; pour les arbres, ils étaient si grands, qu’il me fut impossible d’en supputer la hauteur.
Je tâchais de trouver quelque ouverture dans la haie, quand je découvris un des habitants dans le champ prochain, de la même taille que celui que j’avais vu dans la mer poursuivant notre chaloupe. Il me parut aussi haut qu’un clocher ordinaire, et il faisait environ cinq toises à chaque enjambée, autant que je pus conjecturer. Je fus frappé d’une frayeur extrême, et je courus me cacher dans le blé, d’où je le vis s’arrêter à une ouverture de la haie, jetant les yeux çà et là et appelant d’une voix plus grosse et plus retentissante que si elle fût sortie d’un porte-voix; le son était si fort et si élevé dans l’air que d’abord je crus entendre le tonnerre.

Aussitôt sept hommes de sa taille s’avancèrent vers lui, chacun une faucille à la main, chaque faucille étant de la grandeur de six faux. Ces gens n’étaient pas si bien habillés que le premier, dont ils semblaient être les domestiques. Selon les ordres qu’il leur donna, ils allèrent pour couper le blé dans le champ où j’étais couché. Je m’éloignai d’eux autant que je pus; mais je ne me remuais qu’avec une difficulté extrême, car les tuyaux de blé n’étaient pas quelquefois distants de plus d’un pied l’un de l’autre, en sorte que je ne pouvais guère marcher dans cette espèce de forêt. Je m’avançai cependant vers un endroit du champ où la pluie et le vent avaient couché le blé: il me fut alors tout à fait impossible d’aller plus loin, car les tuyaux étaient si entrelacés qu’il n’y avait pas moyen de ramper à travers, et les barbes des épis tombés étaient si fortes et si pointues qu’elles me perçaient au travers de mon habit et m’entraient dans la chair. Cependant, j’entendais les moissonneurs qui n’étaient qu’à cinquante toises de moi. Étant tout à fait épuisé et réduit au désespoir, je me couchai entre deux sillons, et je souhaitais d’y finir mes jours, me représentant ma veuve désolée, avec mes enfants orphelins, et déplorant ma folie, qui m’avait fait entreprendre ce second voyage contre l’avis de tous mes amis et de tous mes parents.
Dans cette terrible agitation, je ne pouvais m’empêcher de songer au pays de Lilliput, dont les habitants m’avaient regardé comme le plus grand prodige qui ait jamais paru dans le monde, où j’étais capable d’entraîner une flotte entière d’une seule main, et de faire d’autres actions merveilleuses dont la mémoire sera éternellement conservée dans les chroniques de cet empire, pendant que la postérité les croira avec peine, quoique attestées par une nation entière. Je fis réflexion quelle mortification ce serait pour moi de paraître aussi misérable aux yeux de la nation parmi laquelle je me trouvais alors, qu’un Lilliputien le serait parmi nous; mais je regardais cela comme le moindre de mes malheurs: car on remarque que les créatures humaines sont ordinairement plus sauvages et plus cruelles à raison de leur taille, et, en faisant cette réflexion, que pouvais-je attendre, sinon d’être bientôt un morceau dans la bouche du premier de ces barbares énormes qui me saisirait? En vérité, les philosophes ont raison quand ils nous disent qu’il n’y a rien de grand ou de petit que par comparaison. Peut-être que les Lilliputiens trouveront quelque nation plus petite, à leur égard, qu’ils me le parurent, et qui sait si cette race prodigieuse de mortels ne serait pas une nation lilliputienne par rapport à celle de quelque pays que nous n’avons pas encore découvert? Mais, effrayé et confus comme j’étais, je ne fis pas alors toutes ces réflexions philosophiques.
Un des moissonneurs, s’approchant à cinq toises du sillon où j’étais couché, me fit craindre qu’en faisant encore un pas, je ne fusse écrasé sous son pied ou coupé en deux par sa faucille; c’est pourquoi, le voyant près de lever le pied et d’avancer, je me mis à jeter des cris pitoyables et aussi forts que la frayeur dont j’étais saisi me le put permettre. Aussitôt le géant s’arrêta, et, regardant autour et au-dessous de lui avec attention, enfin il m’aperçut. Il me considéra quelque temps avec la circonspection d’un homme qui tâche d’attraper un petit animal dangereux d’une manière qu’il n’en soit ni égratigné ni mordu, comme j’avais fait moi-même quelquefois à l’égard d’une belette, en Angleterre. Enfin, il eut la hardiesse de me prendre par les deux cuisses et de me lever à une toise et demie de ses yeux, afin d’observer ma figure plus exactement. Je devinai son intention, et je résolus de ne faire aucune résistance, tandis qu’il me tenait en l’air à plus de soixante pieds de terre, quoiqu’il me serrât très cruellement, par la crainte qu’il avait que je ne glissasse d’entre ses doigts. Tout ce que j’osai faire fut de lever mes yeux vers le soleil, de mettre mes mains dans la posture d’un suppliant, et de dire quelques mots d’un accent très humble et très triste, conformément à l’état où je me trouvais alors, car je craignais à chaque instant qu’il ne voulût m’écraser, comme nous écrasons d’ordinaire certains petits animaux odieux que nous voulons faire périr; mais il parut content de ma voix et de mes gestes, et il commença à me regarder comme quelque chose de curieux, étant bien surpris de m’entendre articuler des mots, quoiqu’il ne les comprit pas.
Cependant je ne pouvais m’empêcher de gémir et de verser des larmes, et, en tournant la tête, je lui faisais entendre, autant que je pouvais, combien il me faisait de mal par son pouce et par son doigt. Il me parut qu’il comprenait la douleur que je ressentais, car, levant un pan de son justaucorps, il me mit doucement dedans, et aussitôt il courut vers son maître, qui était un riche laboureur, et le même que j’avais vu d’abord dans le champ.
Le laboureur prit un petit brin de paille environ de la grosseur d’une canne dont nous nous appuyons en marchant, et avec ce brin leva les pans de mon justaucorps, qu’il me parut prendre pour une espèce de couverture que la nature m’avait donnée; il souffla mes cheveux pour mieux voir mon visage; il appela ses valets, et leur demanda, autant que j’en pus juger, s’ils avaient jamais vu dans les champs aucun animal qui me ressemblât. Ensuite il me plaça doucement à terre sur les quatre pattes; mais je me levai aussitôt et marchai gravement, allant et venant, pour faire voir que je n’avais pas envie de m’enfuir. Ils s’assirent tous en rond autour de moi, pour mieux observer mes mouvements. J’ôtai mon chapeau, et je fis une révérence très soumise au paysan; je me jetai à ses genoux, je levai les mains et la tête, et je prononçai plusieurs mots aussi fortement que je pus. Je tirai une bourse pleine d’or de ma poche et la lui présentai très humblement. Il la reçut dans la paume de sa main, et la porta bien près de son œil pour voir ce que c’était, et ensuite la tourna plusieurs fois avec la pointe d’une épingle qu’il tira de sa manche; mais il n’y comprit rien. Sur cela, je lui fis signe qu’il mît sa main à terre, et, prenant la bourse, je l’ouvris et répandis toutes les pièces d’or dans sa main. Il y avait six pièces espagnoles de quatre pistoles chacune, sans compter vingt ou trente pièces plus petites. Je le vis mouiller son petit doigt sur sa langue, et lever une de mes pièces les plus grosses, et ensuite une autre; mais il me sembla tout à fait ignorer ce que c’était; il me fit signe de les remettre dans ma bourse, et la bourse dans ma poche.
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