Karin Alvtegen - Recherchée

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Depuis plusieurs années, Sibylla vit dans l'ombre, fuyant le souvenir de son enfance malheureuse et les conventions d'une société dans laquelle elle ne se sent pas à l'aise. Mais soudain, elle est catapultée sur le devant de la scène et fait la "une" des journaux: un homme a été brutalement assassiné, un homme avec qui elle a passé la soirée, avec qui elle a été vue. Tout le pays recherche la jeune femme comme témoin - ou comme coupable? Traquée, seule, Sibylla se réfugie dans un squat où elle rencontre Patrik, un adolescent de quinze ans à qui elle raconte son histoire et confie les secrets de son passé. Ensemble, ils mènent l'enquête pour retrouver le véritable assassin. Avec le personnage de Sibylla, Karin Alvtegen brosse un portrait tout en finesse d'une femme marquée par le manque d'amour, à la recherche de son identité. Considérée en Suède comme le plus grand auteur de romans policiers, elle a été comparée à Henning Mankell.

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Toujours nue, elle ramassa ses billets froissés sur le sol. Elle fit de son mieux pour les lisser contre sa cuisse et les fourra rapidement dans la pochette.

Thomas était allongé sur le côté, la bouche ouverte. Un mince trait de salive coulait de sa bouche, traversait sa barbe hirsute et se perdait dans le matelas. Elle fut reconnaissante de ne pas s'être couchée sur son tapis de sol, car elle aurait été obligée de l'abandonner. Le sac de couchage, lui, avait glissé sur le côté et elle n'eut qu'à soulever légèrement l'une des jambes de Thomas pour le tirer.

Elle s'habilla en hâte. Elle avait envie d'une douche, pour se laver de son regard.

Il fallait absolument qu'elle trouve un endroit où il y avait de l'eau courante, sans quoi elle ne tiendrait jamais le coup.

Elle eut bientôt fourré toutes ses affaires dans son sac à dos et elle le referma. La culotte et la serviette encore un peu mouillées, qu'elle avait oublié de sortir, sentaient mauvais. Il faudrait qu'elle les lave à nouveau.

Mais où? Et où aller?

Elle désirait partir de là le plus vite possible, mais la soif l'incita à s'attarder un peu, le temps de boire un peu d'eau au bidon en plastique. Pendant qu'elle y était, elle laissa l'eau couler et se lava rapidement les mains et le visage. Il se forma une sorte de pâte faite de sciure mouillée et de marc de café, sur le sol. À ce moment, Thomas remua celle de ses jambes à laquelle elle avait touché et elle se figea sur place, un instant, pour s'assurer qu'il dormait toujours.

Puis elle escalada l'échelle, ouvrit l'écoutille et sortit.

Elle se retrouva... où cela, au juste? En liberté? Non, c'était impossible, désormais.

Les salauds.

Il faisait maintenant nuit. Elle regarda machinalement sa montre, mais celle-ci était toujours arrêtée. Sur le quai de Söder Mälarstrand les deux files de circulation étaient désertes et il n'y avait que quelques lumières allumées sur les façades des maisons qui le surplombaient. Peu de gens étaient encore éveillés. Tant mieux. Moins ils seraient nombreux à la voir, mieux cela vaudrait.

Elle avança en faisant le moins de bruit possible et enjamba la lisse pour passer sur le navire de guerre. Quelques instants plus tard elle était sur le quai et se dirigeait vers le pont.

Ses jambes bougeaient d'elles-mêmes, car elle n'avait aucune idée de l'endroit vers lequel elle se dirigeait. Cela n'avait d'ailleurs rien d'extraordinaire, pour elle. C'était en quelque sorte son état normal. Un jour comme les autres, donc. Il lui arrivait parfois de se demander si les difficultés qu'elle avait à faire des projets avaient trait à la maladie dont elle avait souffert étant jeune. Peut-être le système régissant l'aptitude à prévoir avait-il été endommagé, en elle. Tout ce à quoi il servait, désormais, était à lui assurer de quoi manger et un endroit assez tranquille pour qu'elle puisse y dérouler son sac de couchage. Si l'on n'était pas trop exigeant, ce n'était guère difficile. Dans l'existence errante qui était la sienne, la sécurité résidait dans la liberté. N'avoir personne qui décidait pour elle. Pouvoir faire ce qu'elle voulait, quand elle en avait envie.

Mais maintenant, plus rien n'était pareil.

Elle ne savait même plus où elle pouvait aller.

Elle s'engagea dans Heleneborgsgatan et, une fois parvenue au bout de la rue, entra dans Skinnarviksparken. Le jour commençait à poindre. Un homme était en train de contempler la vue, tandis que son chien faisait sa crotte. En entendant ses pas sur l'allée de gravier, tous deux tournèrent la tête dans sa direction. L'homme se pencha et ramassa, ainsi qu'il se devait, la crotte de son chien dans un sac en plastique. Comme s'il avait peur qu'elle ne lui adresse une remontrance.

Elle continua son chemin. Au coin de Hornsgatan, un panier de pain frais avait été posé à la porte d'un restaurant. Un de plus ou de moins, ils ne verraient pas la différence.

Ce qu'il lui fallait, maintenant, c'était un endroit où rester cachée pendant quelques jours. Où elle pourrait être tranquille et où personne n'aurait l'idée de venir la chercher. Elle était lasse de cette inquiétude qui la suivait partout où elle allait. Elle avait besoin de repos. Si elle ne parvenait pas à dormir tout son soûl, elle savait d'expérience qu'elle aurait plus de mal à faire fonctionner son cerveau et, si son jugement était défaillant, elle serait une proie facile.

Elle fouilla dans sa mémoire pour se remémorer la liste des endroits où elle avait dormi. Mais elle n'en trouva aucun offrant la tranquillité dont elle avait besoin.

Les voitures étaient de plus en plus nombreuses, maintenant. Elle avait choisi de monter sur ce qu'on appelait "la bosse" de Hornsgatan, afin d'échapper à la circulation. À sa droite se trouvait l'église Sainte-Marie. Elle regarda la pendule pour savoir l'heure.

Au même instant, elle sut où elle allait pouvoir se cacher.

Jour et nuit. Les mêmes êtres sans visage lui parlant une langue qu'elle ne comprenait pas et ne semblant pas comprendre le danger qui la menaçait.

Des êtres sans visage qui entraient et sortaient de la pièce en tendant les mains vers elle et la forçant à avaler des comprimés empoisonnés. Des voix qui montaient du radiateur pour se moquer d'elle. Sous son lit était caché le Diable, qui attendait qu'elle pose le pied sur le sol. Sitôt qu'elle l'effleurerait, il la saisirait et la tirerait vers ce trou, en dessous d'elle, et la jetterait dans le cachot où l'attendaient les hommes en noir avec leurs outils incandescents.

Elle ne voulait pas dormir, n'osait pas le faire, mais les pilules empoisonnées l'y contraignaient. C'était pour cette raison qu'ils voulaient qu'elle dorme.

Un cauchemar interminable.

Elle refusait de se lever, mais ils lui enfonçaient quelque chose dans le ventre pour l'empoisonner encore un peu plus. Le poison était de couleur jaune et le sac le contenant était accroché à côté de son lit. Pour que le Diable puisse en remettre, quand il n'y en aurait plus.

Si elle arrachait ce tuyau, ils lui attachaient les mains.

L'homme en blanc entrait de temps en temps et lui demandait de lui parler. Il faisait semblant d'être gentil, pour qu'elle lui révèle ses secrets, qu'il irait aussitôt rapporter aux hommes de la cave.

La lumière et les ténèbres ne cessaient d'alterner. Le temps n'existait plus, il n'y avait plus que des mains qui la forçaient à avaler ces pilules blanches empoisonnées.

Mais, un jour, elle avait soudain compris ce qu'ils lui disaient. Ils lui parlaient doucement et semblaient vraiment vouloir son bien. La protéger. L'un d'entre eux avait poussé le lit sur lequel elle se trouvait, afin qu'elle voie qu'il n'y avait pas de trou en dessous. Elle avait accepté d'en sortir et de se rendre aux toilettes. Ils avaient alors retiré le tuyau de son ventre et enlevé le sac au liquide jaune.

Le lendemain, tous ceux qui venaient la voir avaient retrouvé leur visage. Ils lui souriaient. Ils bavardaient avec elle tout en lissant ses draps et redressant son oreiller. Mais ils continuaient à la forcer à avaler des pilules. Ils disaient qu'elle était malade et qu'elle était à l'hôpital. Qu'elle allait y rester encore un certain temps, jusqu'à ce qu'elle soit complètement guérie.

Et après cela? Elle s'efforça de ne pas penser à ce qui se passerait ensuite.

D'autres jours et d'autres nuits. Les voix du radiateur se turent et la laissèrent en paix.

Maintenant, elle sortait parfois dans le couloir. À l'une des extrémités, se trouvait un poste de télévision. Aucun des autres malades ne lui parlait. Chacun était dans son petit monde. Souvent, elle se tenait debout près de la fenêtre de sa chambre, le front contre la grille très froide, et observait le monde extérieur. La vie continuait, là-bas. Sans elle.

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