Louis Enault - Christine
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Quelques amis de Christine s'étaient rapprochés d'elle. Georges la salua profondément et rentra dans le salon où l'on dansait.
«En vérité, comtesse, dit un homme d'une quarantaine d'années qui venait de prendre la main de Mme de Rudden à l'instant même où M. de Simiane s'éloignait d'elle, je ne vous ai jamais vue comme ce soir. Vous devenez d'une beauté inquiétante.
– Pour qui?
– Pour moi!
– Il y a si longtemps que vous êtes inquiet!
– Hélas!
– Et sans raison… Je ne suis pas coquette, vous le savez bien…
– Par malheur.
– Pourquoi?
– Parce qu'alors vous auriez un défaut.
– Monsieur le baron, vous devenez bien… français.
– Est-ce un compliment ou une épigramme?
– Je ne fais pas d'épigrammes et je n'aime pas les compliments.
– Je ne vous en faisais point en vous disant que jamais vous n'avez été plus belle.
– Eh bien! tant mieux! dit-elle en riant, je veux l'être…
– Ah! comtesse, il ne fait que d'arriver!
– Fou! dit Christine en cachant derrière son éventail une rougeur furtive.
– Ma pauvre amie, reprit le causeur avec une nuance de mélancolie, vous ne savez pas encore mentir.
– Cela viendra peut-être, dit-elle en riant, mais sans le regarder. En attendant, soyez assez bon pour faire demander mon traîneau.
– Savez-vous, mon cher, disait de son côté le chevalier de Valborg en passant son bras sous celui du jeune homme, que vous faites rapidement vos conquêtes?
– Je ne comprends pas…
– Dissimulé!
– Étourdi!
– Enfin, mon cher, il y a trois ans qu'elle n'avait valsé…
– Voilà une preuve!
– Évidente!
– Si elle ne danse point, c'est que vous ne l'invitiez pas…
– Elle nous refuse!
– C'est votre faute.
– Et une demi-heure de tête-à-tête!
– En plein bal!
– La faveur n'en était que plus précieuse.
– Que n'en preniez-vous votre part?
– Et l'hospitalité! je m'en serais bien gardé: la comtesse, d'ailleurs, ne me l'aurait jamais pardonné, ni vous non plus… Mais, vrai, comment la trouvez-vous?
– Charmante!
– Adorable, mon cher, un diamant sans tache!
– Non: une perle; elle en a les douces lueurs.
– Soit! mais dites-le plus bas, car la voici.»
La comtesse, en effet, traversait le salon au bras de l'homme qui venait de demander son traîneau.
«Qui donc est avec elle? fit Georges au chevalier.
– C'est le major baron de Vendel: cinquante ans, mais le cœur jeune; un peu gros, mais parfaitement distingué; l'ami de la maison.
– Ah?
– Non pas comme vous l'entendez.
– Un cousin?
– Point. Un soupirant, mais pour le bon motif, comme vous dites en France; du reste, un vrai héros de roman… une âme délicate et chevaleresque. Il se jetterait au feu ou à l'eau pour la comtesse. En attendant, il vient de faire la campagne des Duchés , où il a gagné de la gloire, deux blessures et une décoration, en se battant comme volontaire pour le Danemark.»
La comtesse en ce moment passait devant les deux jeunes gens, qui causaient dans l'embrasure d'une fenêtre. Ils s'inclinèrent devant elle. Le major salua, non sans hauteur; Georges se redressa vivement sous son regard. Mais les yeux de Christine s'arrêtèrent sur les siens, et il ne vit plus qu'elle. Elle sourit doucement au chevalier de Valborg.
«Voilà, dit Axel, un sourire qui a eu soin de se tromper d'adresse. Tout va bien; décidément, vous êtes né sous une heureuse étoile.
– Je n'en sais rien, dit Georges; mais je ne fais jamais de sentiment après minuit… Est-ce qu'on soupe à Stockholm? Je voudrais boire une bouteille de vin de France à la santé des Suédois…
– Et des Suédoises!
– Bien entendu!
– Rien de plus facile. Nous avons ici notre Café de Paris , ainsi nommé parce qu'il est tenu par un Allemand et fréquenté par des Anglais. Il est dans la rue de la Reine, non loin du palais de la belle; car nous avons un palais, mon cher comte!
– Eh bien! chevalier, je vous invite à souper.
– J'accepte.
– A la seule condition que nous ne parlerons pas d'elle.
– J'aurai soin de vous désobéir.
– Andiamo! »
Les deux jeunes gens descendirent gaiement l'escalier d'honneur, garni d'un tapis rouge et planté de petits sapins auxquels on avait mis des fleurs de serre dans les branches, pour leur donner une apparence de végétation exotique.
«Enveloppez-vous, dit Axel au moment où son groom ouvrait la porte du vestibule; il est une heure après minuit, nous allons passer les ponts, il fait trente degrés de froid à l'ombre, et mon traîneau est découvert!
– Andiamo! » répéta Georges en modulant la délicieuse phrase que Mozart a mise dans la bouche de Zerline et de Mazetto. Et il se jeta au fond de la petite voiture basse, découverte comme le chevalier l'avait dit.
Les chevaux, sans bruit, comme des fantômes, emportèrent le traîneau rapide, qui glissait sur la neige durcie. De chaque côté, les maisons noires semblaient courir; la lune riait dans le ciel, toute blanche, entre les nuages gris. Un coup de vent froid avertit les voyageurs qu'ils franchissaient la petite rivière de Norrstrom et les bains de Rosen. Ils entrèrent bientôt dans la longue rue de Drottninggatan (la rue de la Reine). Au bout de cinq minutes, les chevaux fumants s'arrêtaient devant la taverne de Hans-Bamberg, éclairée a giorno . Hans-Bamberg est honoré de la confiance de toute la jeunesse élégante, et il ne ferme jamais son café les nuits de bal. Les deux jeunes gens traversèrent, entre deux rangées de torches résineuses fixées au mur dans des anneaux ne fer, un petit vestibule garni d'arbres aux verts rameaux, et franchissant les vingt marches d'un escalier de bois, ils se trouvèrent à la porte de la salle commune.
«Norra! un cabinet, dit Axel en prenant par le menton une grande et belle fille qui était venue à sa rencontre: c'est possible, j'espère? ajouta-t-il en lui tapant familièrement sur la joue.
– Tout est possible à monsieur le chevalier.
– Même de t'empêcher d'avoir des amoureux?
– Cela plus que tout le reste! dit Norra en faisant une belle révérence.
– Je te préviens, friponne, que je n'en crois pas un mot!.. Mais n'importe… c'est ton affaire; à souper!
– Que veut monsieur le chevalier?
– Ce que tu as… des huîtres.
– Monsieur le chevalier veut rire… Il y a trois mois qu'elles sont gelées au fond de la mer.
– C'est juste! Eh bien! ce que tu voudras, et du champagne Cliquot! Vous verrez, mon cher comte, qu'il faut venir en Suède pour boire des vins de France.
– Il n'est pas encore frappé, monsieur le chevalier.
– Eh bien! ma belle, ouvre la fenêtre, et ce sera fait tout de suite.»
Norra descendit pour aller commander le souper.
«Savez-vous, mon cher Axel, dit Georges en s'asseyant, que je vous trouve assez Sybarites de vous faire servir à table par de jolies filles?
– Que voulez-vous, mon cher comte? nous aimons mieux cela que des garçons, comme chez vous; rien ne nous déplaît comme le service des hommes; celui des femmes est meilleur: leur main est plus légère; elles ont tout à la fois plus de prévenance, plus de douceur et plus de délicatesse. Je suis toujours tenté de rire de vos valets de pied, robustes gaillards qui portent à bras tendus… une assiette de porcelaine ou un verre mousseline. Et puis j'avoue que j'aime assez, comme coup d'œil, voir passer et repasser devant moi ces jolies créatures en jupon court, en corset de couleur, le petit bonnet sur l'oreille, – un rien ce bonnet, un morceau de velours, et un bout de dentelle chiffonné sur le chignon, – et l'œil éveillé! Oui, j'aime mieux cela que vos laquais solennels, empesés dans leur cravate.»
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