Émile Zola - Au Bonheur Des Dames

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Les Rougon-Macquart: histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire. XI (1883)
Denise arrive à Paris avec ses deux frères, Jean et Pépé. Un grand magasin Au bonheur des dames s'installe en face de la boutique de leur oncle. L'état empirant des affaires de l'oncle contraint Denise à travailler au bonheur des dames. Ses collègues de travail et les clientes ne sont pas tendres envers la pauvre provinciale…
Un compte rendu fascinant du phénomène des grands magasins et des terribles conditions de travail de l'époque…

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– Tu sais, ce sont des chemises à coulisse, dit Jean, que ce déshabillé, cette crue de chiffons où il enfonçait, ravissait d'aise.

Aux trousseaux, Pauline accourut tout de suite, quand elle aperçut Denise. Et, avant même de savoir ce que celle-ci désirait, elle lui parla bas, très émue des bruits dont causait le magasin entier. À son rayon, deux vendeuses s'étaient même querellées, l'une affirmant, l'autre niant le départ.

– Vous nous restez, j'ai parié ma tête… Que deviendrais-je, moi?

Et, comme Denise répondait qu'elle partait le lendemain: – Non, non, vous croyez ça, mais je sais le contraire… Dame! à présent que j'ai un bébé, il faut bien que vous me nommiez seconde. Baugé y compte, ma chère.

Pauline souriait d'un air convaincu. Ensuite, elle donna les six chemises; et, Jean ayant dit qu'ils allaient maintenant aux mouchoirs, elle appela aussi une auxiliaire, pour porter ces chemises et le paletot laissé par l'auxiliaire des confections. La fille qui se présenta était Mlle de Fontenailles, mariée récemment à Joseph. Elle venait d'obtenir par faveur ce poste de servante, elle avait une grande blouse noire, marquée à l'épaule d'un chiffre en laine jaune.

– Suivez mademoiselle, dit Pauline.

Puis, revenant et baissant la voix de nouveau:

– Hein? je suis seconde, c'est entendu!

Denise promit en riant, pour plaisanter à son tour. Et elle s'en alla, elle descendit avec Pépé et Jean, accompagnés tous les trois de l'auxiliaire. Au rez-de-chaussée, ils tombèrent dans les lainages, un coin de galerie entièrement tendu de molleton blanc et de flanelle blanche. Liénard, que son père rappelait vainement à Angers, y causait avec le beau Mignot, devenu courtier, et qui osait reparaître effrontément au Bonheur des Dames. Sans doute ils parlaient de Denise, car tous deux se turent pour la saluer d'un air empressé. Du reste, à mesure qu'elle avançait, au travers des rayons, les vendeurs s'émotionnaient et s'inclinaient, dans le doute de ce qu'elle serait le lendemain. On chuchotait, on la trouvait triomphante; et les paris en reçurent un nouveau contrecoup, on se remit à risquer sur elle du vin d'Argenteuil et des fritures. Elle s'était engagée dans la galerie du blanc, pour atteindre les mouchoirs, qui étaient au bout. Le blanc défilait: le blanc de coton, les madapolams, les basins, les piqués, les calicots: le blanc de fil, les nansouks, les mousselines, les tarlatanes; puis venaient les toiles, en piles énormes, bâties à pièces alternées comme des cubes de pierres de taille, les toiles fortes, les toiles fines, de toutes largeurs, blanches ou écrues, en lin pur, blanchies sur le pré; puis, cela recommençait, des rayons se succédaient pour chaque sorte de linge, le linge de maison, le linge de table, le linge d'office, un éboulement continu de blanc, des draps de lit, des taies d'oreiller, des modèles innombrables de serviettes, de nappes, de tabliers et de torchons. Et les saluts continuaient, on se rangeait sur le passage de Denise, Baugé s'était précipité aux toiles pour lui sourire, comme à la bonne reine de la maison. Enfin, après avoir traversé les couvertures, une salle pavoisée de bannières blanches, elle entra aux mouchoirs, dont la décoration ingénieuse faisait pâmer la foule: ce n'était que colonnes blanches, que pyramides blanches, que châteaux blancs, une architecture compliquée, uniquement construite avec des mouchoirs, en linon, en batiste de Cambrai, en toile d'Irlande, en soie de Chine, chiffrés, brodés au plumetis, garnis de dentelle, avec des ourlets à jour et des vignettes tissées, toute une ville en briques blanches d'une variété infinie, se découpant dans un mirage sur un ciel oriental, chauffé à blanc.

– Tu dis encore une douzaine? demanda Denise à son frère. Des Cholet, n'est-ce pas?

– Oui, je crois, les pareils à celui-ci, répondit-il en montrant un mouchoir dans le paquet.

Jean et Pépé n'avaient pas quitté ses jupes, se serrant toujours contre elle, comme autrefois, lorsqu'ils étaient débarqués à Paris, brisés du voyage. Ces vastes magasins, où elle se trouvait chez elle, finissaient par les troubler; et ils s'abritaient à son ombre, ils se remettaient sous la protection de leur petite mère, par un réveil instinctif de leur enfance. On les suivait des yeux, on souriait de ces deux grands gaillards filant sur les pas de cette fille mince et grave, Jean effaré avec sa barbe, Pépé éperdu dans sa tunique, tous les trois du même blond aujourd'hui, un blond qui faisait chuchoter sur leur passage, d'un bout à l'autre des comptoirs:

– Ce sont ses frères… Ce sont ses frères…

Mais, pendant que Denise cherchait un vendeur, il y eut une rencontre. Mouret et Bourdoncle entraient dans la galerie; et, comme le premier s'arrêtait de nouveau en face de la jeune fille, sans lui adresser du reste la parole, Mme Desforges et Mme Guibal passèrent. Henriette réprima le tressaillement dont toute sa chair avait frémi. Elle regarda Mouret, elle regarda Denise. Eux-mêmes l'avaient regardée, ce fut le dénouement muet, la fin commune des gros drames du cœur, un coup d'œil échangé dans la bousculade d'une foule. Déjà Mouret s'était éloigné, tandis que Denise se perdait au fond du rayon, accompagnée de ses frères, toujours à la recherche d'un vendeur libre. Alors, Henriette, ayant reconnu Mlle de Fontenailles dans l'auxiliaire qui suivait, avec son chiffre jaune à l'épaule et son masque épaissi et terreux de servante, se soulagea, en disant d'une voix irritée à Mme Guibal:

– Voyez ce qu'il a fait de cette malheureuse… N'est-ce pas blessant? une marquise! Et il la force à suivre comme un chien les créatures ramassées par lui sur le trottoir!

Elle tâcha de se calmer, elle affecta d'ajouter d'un air indifférent:

– Allons donc à la soie voir leur étalage.

Le rayon des soieries était comme une grande chambre d'amour, drapée de blanc par un caprice d'amoureuse à la nudité de neige, voulant lutter de blancheur. Toutes les pâleurs laiteuses d'un corps adoré se retrouvaient-là, depuis le velours des reins, jusqu'à la soie fine des cuisses et au satin luisant de la gorge. Des pièces de velours étaient tendues entre les colonnes, des soies et des satins se détachaient, sur ce fond de blanc crémeux, en draperies d'un blanc de métal et de porcelaine; et il y avait encore, retombant en arceaux, des poults de soie et des siciliennes à gros grain, des foulards et des surahs légers, qui allaient du blanc alourdi d'une blonde de Norvège au blanc transparent, chauffé de soleil, d'une rousse d'Italie ou d'Espagne.

Justement, Favier métrait du foulard blanc pour la «jolie dame», cette blonde élégante, une habituée du comptoir, que les vendeurs ne désignaient que par ces mots. Depuis des années, elle venait, et on ne savait toujours rien d'elle, ni sa vie, ni son adresse, ni même son nom. Aucun, du reste, ne tâchait de savoir, bien que tous, à chacune de ses apparitions, se permissent des hypothèses, simplement pour causer. Elle maigrissait, elle engraissait, elle avait bien dormi ou elle devait s'être couchée tard, la veille; et chaque petit fait de sa vie inconnue, événements du dehors, drames de l'intérieur, avait de la sorte un contrecoup, longuement commenté. Ce jour-là, elle paraissait très gaie. Aussi, lorsque Favier revint de la caisse où il l'avait conduite, communiqua-t-il ses réflexions à Hutin.

– Peut-être bien qu'elle se remarie.

– Elle est donc veuve? demanda l'autre.

– Je ne sais pas… Seulement, vous devez vous rappeler, la fois qu'elle était en deuil… À moins qu'elle n'ait gagné de l'argent à la Bourse.

Un silence régna. Ensuite, il conclut:

– Ça la regarde… Si l'on tutoyait toutes les femmes qui viennent ici?

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