Émile Zola - Au Bonheur Des Dames

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Les Rougon-Macquart: histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire. XI (1883)
Denise arrive à Paris avec ses deux frères, Jean et Pépé. Un grand magasin Au bonheur des dames s'installe en face de la boutique de leur oncle. L'état empirant des affaires de l'oncle contraint Denise à travailler au bonheur des dames. Ses collègues de travail et les clientes ne sont pas tendres envers la pauvre provinciale…
Un compte rendu fascinant du phénomène des grands magasins et des terribles conditions de travail de l'époque…

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Depuis le matin, la cohue augmentait. Aucun magasin n'avait encore remué la ville d'un tel fracas de publicité. Maintenant, le Bonheur dépensait chaque année près de six cent mille francs en affiches, en annonces, en appels de toutes sortes; le nombre des catalogues envoyés allait à quatre cent mille, on déchiquetait plus de cent mille francs d'étoffes pour les échantillons. C'était l'envahissement définitif des journaux, des murs, des oreilles du public, comme une monstrueuse trompette d'airain, qui, sans relâche, soufflait aux quatre coins de la terre le vacarme des grandes mises en vente. Et, désormais, cette façade, devant laquelle on s'écrasait, devenait la réclame vivante, avec son luxe bariolé et doré de bazar, ses vitrines larges à y exposer le poème entier des vêtements de la femme, ses enseignes prodiguées, peintes, gravées, taillées, depuis les plaques de marbre du rez-de-chaussée, jusqu'aux feuilles de tôle arrondies en arc au-dessus des toits, déroulant l'or de leurs banderoles, et où le nom de la maison se lisait en lettres couleur du temps, découpées sur le bleu de l'air. Pour fêter l'inauguration, on avait ajouté des trophées, des drapeaux; chaque étage se trouvait pavoisé de bannières et d'étendards aux armes des principales villes de France; tandis que, tout en haut, les pavillons des peuples étrangers, hissés à des mâts, battaient au vent du ciel. En bas, enfin, l'exposition de blanc prenait, au fond des vitrines, une intensité de ton aveuglante. Rien que du blanc, un trousseau complet et une montagne de draps de lit à gauche, des rideaux en chapelle et des pyramides de mouchoirs à droite, fatiguaient le regard; et, entre les «pendus» de la porte, des pièces de toile, de calicot, de mousseline, tombant en nappe, pareilles à des éboulements de neige, étaient plantées debout des gravures habillées, des feuilles de carton bleuâtre, où une jeune mariée et une dame en toilette de bal, toutes deux de grandeur naturelle, vêtues de vraies étoffes, dentelle et soie, souriaient de leurs figures peintes. Un cercle de badauds se reformait sans cesse, un désir montait de l'ébahissement de la foule.

Ce qui ameutait encore la curiosité autour du Bonheur des Dames, c'était un sinistre dont Paris entier causait, l'incendie des Quatre Saisons, le grand magasin que Bouthemont avait ouvert près de l'Opéra, depuis trois semaines à peine. Les journaux débordaient de détails: le feu mis par une explosion de gaz pendant la nuit, la fuite épouvantée des vendeuses en chemise, l'héroïsme de Bouthemont qui en avait sauvé cinq sur ses épaules. Du reste, les pertes énormes se trouvaient couvertes, et le public commençait à hausser les épaules, en disant que la réclame était superbe. Mais, pour le moment, l'attention refluait vers le Bonheur, enfiévrée des histoires qui couraient, occupée jusqu'à l'obsession de ces bazars dont l'importance prenait une si large place dans la vie publique. Toutes les chances, ce Mouret! Paris saluait son étoile, accourait le voir debout, puisque les flammes maintenant se chargeaient de balayer à ses pieds la concurrence; et l'on chiffrait déjà les gains de la saison, on estimait le flot élargi de cohue qu'allait faire couler, sous sa porte, la fermeture forcée de la maison rivale. Un instant, il avait éprouvé des inquiétudes, troublé de sentir contre lui une femme, cette Mme Desforges, à laquelle il devait un peu sa fortune. Le dilettantisme financier du baron Hartmann, mettant de l'argent dans les deux affaires, l'énervait aussi. Puis, il était surtout exaspéré de n'avoir pas eu une idée géniale de Bouthemont: ce bon vivant ne venait-il pas de faire bénir ses magasins par le curé de la Madeleine, suivi de tout son clergé! une cérémonie étonnante, une pompe religieuse promenée de la soierie à la ganterie, Dieu tombé dans les pantalons de femme et dans les corsets; ce qui n'avait pas empêché le tout de brûler, mais ce qui valait un million d'annonces, tellement le coup était porté sur la clientèle mondaine. Mouret, depuis ce temps, rêvait d'avoir l'archevêque!

Cependant, trois heures sonnaient à l'horloge qui surmontait la porte. C'était l'écrasement de l'après-midi, près de cent mille clientes s'étouffant dans les galeries et dans les halls. Dehors, des voitures stationnaient, d'un bout à l'autre de la rue du Dix-Décembre; et, du côté de l'Opéra, une autre masse profonde occupait le cul-de-sac, où devait s'amorcer la future avenue. De simples fiacres se mêlaient aux coupés de maître, les cochers attendaient parmi les roues, les rangées de chevaux hennissaient, secouaient les étincelles de leurs gourmettes, allumées de soleil. Sans cesse, les queues se refaisaient, au milieu des appels des garçons, de la poussée des bêtes, qui, d'elles-mêmes, serraient la file, tandis que des voitures nouvelles, continuellement, s'ajoutaient aux autres. Les piétons s'envolaient sur les refuges par bandes effarouchées, les trottoirs étaient noirs de monde, dans la perspective fuyante de la voie large et droite. Et une clameur montait entre les maisons blanches, ce fleuve humain roulait sous l'âme de Paris épandue, un souffle énorme et doux, dont on sentait la caresse géante.

Devant une vitrine, Mme de Boves, accompagnée de sa fille Blanche, regardait avec Mme Guibal un étalage de costumes mi-confectionnés.

– Oh! voyez donc, dit-elle, ces costumes de toile, pour dix-neuf francs soixante-quinze!

Dans leurs cartons carrés, les costumes noués d'une faveur, étaient pliés de façon à présenter les garnitures seules, brodées de bleu et de rouge; et, occupant l'angle de chaque carton, une gravure montrait le vêtement tout fait, porté par une jeune personne aux airs de princesse.

– Mon Dieu! ça ne vaut pas davantage, murmura Mme Guiball. De vraies loques, dès qu'on a ça dans la main!

Maintenant, elles étaient intimes, depuis que M. de Boves restait dans un fauteuil, cloué par des accès de goutte. La femme supportait la maîtresse, préférant encore que la chose eût lieu chez elle, car elle y gagnait un peu d'argent de poche, des sommes que le mari se laissait voler, ayant lui-même besoin de tolérance.

– Eh bien! entrons, reprit Mme Guibal. Il faut voir leur exposition… Est-ce que votre gendre ne vous a pas donné rendez-vous là-dedans?

Mme de Boves ne répondit pas, les regards perdus, l'air absorbé par la queue des voitures, qui une à une, s'ouvraient et lâchaient toujours des clientes.

– Si, dit enfin Blanche de sa voix molle. Paul doit nous prendre vers quatre heures dans la salle de lecture, après sa sortie du ministère.

Ils étaient mariés depuis un mois, et Vallagnosc, à la suite d'un congé de trois semaines, passé dans le Midi, venait de rentrer à son poste. La jeune femme avait déjà la carrure de sa mère, la chair soufflée et comme épaissie par le mariage.

– Mais c'est Mme Desforges, là-bas! s'écria la comtesse, les yeux sur un coupé qui s'arrêtait.

– Oh! croyez-vous? murmura Mme Guibal. Après toutes ces histoires… Elle doit encore pleurer l'incendie des Quatre Saisons.

C'était bien Henriette pourtant. Elle aperçut ces dames, elle s'avança d'un air gai, cachant sa défaite sous l'aisance mondaine de ses manières.

– Mon Dieu! oui, j'ai voulu me rendre compte. Il vaut mieux savoir par soi-même, n'est-ce pas?… Oh! nous sommes toujours bons amis avec M. Mouret, bien qu'on le dise furieux, depuis que je me suis intéressée à cette maison rivale… Moi, il n'y a qu'une chose que je ne lui pardonne pas, c'est d'avoir poussé à ce mariage, vous savez? ce Joseph, avec ma protégée, Mlle de Fontenailles…

– Comment! c'est fait? interrompit Mme de Boves. Quelle horreur!

– Oui, ma chère, et uniquement pour mettre le talon sur nous. Je le connais, il a voulu dire que nos filles du monde ne sont bonnes qu'à épouser ses garçons de magasin.

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