Alexandre Dumas - La San-Felice, Tome 09
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Le roi Ferdinand, qui, sous des dehors vulgaires, cachait une grande science et surtout une grande observation de l'étiquette, se mordit les lèvres jusqu'au sang.
Cinq minutes après, sir William Hamilton porta, à son tour, la santé du roi Ferdinand. Les mêmes hourras éclatèrent, et le canon lui rendit les mêmes honneurs.
Il n'en parut pas moins au roi Ferdinand que l'on avait interverti l'ordre des toasts et que c'était à lui qu'était dû l'honneur de la santé.
Aussi, comme les barques qui entouraient le bâtiment et qui se pressaient surtout à l'arrière avaient fait entendre de frénétiques acclamations, le roi jugea qu'il devait partager ses remercîments entre les convives présents et ceux qui, moins heureux, mais non moins dévoués, entouraient le Foudroyant .
Il fit donc un léger signe de tête pour remercier sir William, vida son verre à moitié plein, puis sortit sur la galerie, et alla saluer ceux qui, par crainte, par dévouement ou par bassesse, venaient de lui donner cette marque de sympathie.
A la vue du roi, les hourras, les applaudissements, les acclamations, éclatèrent; les cris de «Vive le roi!» semblèrent sortir du fond de l'abîme pour monter au ciel.
Le roi salua et commença le geste de porter la main à sa bouche; mais tout à coup sa main s'arrêta, son regard devint fixe, ses yeux se dilatèrent horriblement, ses cheveux se dressèrent sur sa tête, et un cri rauque, peignant à la fois l'étonnement et la terreur, érailla sa gorge et sortit de sa poitrine.
En même temps, un grand tumulte se fit à bord des barques, qui s'écartèrent à droite et à gauche en laissant un grand espace vide.
Au milieu de cet espace s'élevait, chose terrible à voir, sortant de l'eau jusqu'à la ceinture, le cadavre d'un homme que, malgré les algues dont était couverte sa chevelure, aplatie contre les tempes, malgré sa barbe hérissée, malgré son visage livide, on pouvait reconnaître pour celui de l'amiral Caracciolo.
Ces cris de «Vive le roi!» semblaient l'avoir tiré du fond de la mer, où il dormait depuis treize jours, pour venir mêler son cri de vengeance aux cris de la flatterie et de la lâcheté.
Le roi, au premier coup d'oeil, l'avait reconnu; tout le monde l'avait reconnu. Voilà pourquoi Ferdinand était resté le bras suspendu, le regard fixe, l'oeil hagard, râlant un cri d'effroi; voilà pourquoi les barques s'étaient écartées d'un mouvement unanime et précipité.
Ferdinand voulut un instant mettre en doute la réalité de cette apparition, mais inutilement: le cadavre, suivant le mouvement onduleux de la mer, s'inclinait et se redressait, comme s'il eût salué celui qui le regardait, muet et immobile d'épouvante.
Mais peu à peu les nerfs crispés du roi se détendirent, sa main trembla et laissa tomber son verre, qui se brisa sur la galerie, et il rentra pâle, effaré, haletant, cachant sa tête dans ses mains en criant:
–Que veut-il? que me demande-t-il?
A la voix du roi, à la terreur visible qui se peignait sur ses traits, tous les convives se levèrent effrayés, et, se doutant que le roi avait vu de la galerie quelque spectacle qui l'avait effrayé, coururent à la galerie.
Au même instant, ces mots, sortis de toutes les bouches comme un frisson électrique, passèrent par tous les coeurs:
–L'amiral Caracciolo!
Et, à ces mots, le roi, tombant sur un fauteuil, répéta:
–Que veut-il? que me demande-t-il?
–Que vous lui accordiez le pardon de sa trahison, sire, répondit sir William, courtisan jusqu'en face de ce roi éperdu et de ce cadavre menaçant.
–Non! s'écria le roi, non! il veut autre chose! il demande autre chose!
–Une sépulture chrétienne, sire, murmura à l'oreille de Ferdinand le chapelain du Foudroyant.
–Il l'aura! répondit le roi, il l'aura!
Puis, trébuchant dans les escaliers, se heurtant aux murailles du navire, il se précipita dans sa chambre, dont il referma la porte derrière lui.
–Harry, prenez une barque et allez repêcher cette charogne, dit Nelson, de la même voix qu'il eût dit: «Déployez le grand hunier,» ou: «Carguez la voile de misaine.»
LXXXVIII
LES REMORDS DE FRA PACIFICO
La fête de Nelson avait fini, comme le songe d'Athalie, par un coup de tonnerre.
Emma Lyonna avait d'abord voulu tenir ferme devant la terrible apparition; mais le mouvement de la houle qui venait du sud-est, poussant d'un mouvement visible le cadavre vers le vaisseau, elle était rentrée à reculons et était tombée à moitié évanouie sur un fauteuil.
C'est alors que Nelson, inébranlable dans son courage comme il était implacable dans sa haine, avait donné à Harry l'ordre que nous avons entendu.
Harry avait obéi à l'instant même: une barque du vaisseau avait glissé sur ses palans, six hommes et un contre-maître y étaient descendus, et le capitaine Harry les avait suivis.
Comme une volée d'oiseaux au milieu desquels s'abat un milan, toutes les barques, nous l'avons dit, s'étaient écartées du cadavre, et, musique muette, flambeaux éteints, glissaient à la surface de la mer, faisant jaillir à chaque coup de rames une gerbe d'étincelles.
Celles qui étaient séparées de la terre par le cadavre faisaient un grand détour pour le contourner et agitaient d'autant plus leurs avirons qu'elles avaient un plus grand cercle à parcourir.
Sur le bâtiment, tous les convives, levés de table, s'étaient rejetés en arrière et se pressaient du côté opposé à l'apparition, chacun appelant ses bateliers. Les officiers anglais, seuls, occupaient la galerie, et, par des railleries plus ou moins grossières, apostrophaient le cadavre, vers lequel s'avançaient à grands coups d'avirons le capitaine Harry et ses hommes.
Arrivé près de lui, et voyant que ses hommes hésitaient à le toucher, Harry le prit par les cheveux et essaya de le soulever hors de l'eau; mais on eût dit, tant le corps était pesant, qu'il était retenu dans la mer par une force invisible, et les cheveux restèrent dans la main du capitaine.
Il fit entendre un juron dans l'accent duquel le dégoût dominait, lava sa main dans la mer et ordonna à deux de ses hommes de prendre le cadavre par la corde restée à son cou, et de le tirer dans la barque.
Mais la tête détachée du corps, dont elle ne pouvait supporter le poids, obéit seule à leur effort et vint rouler dans la barque.
Harry frappa du pied.
–Ah! démon! murmura-t-il, tu as beau faire, tu y viendras tout entier, dussé-je t'arracher membre à membre!
Le roi priait dans sa cabine, tenant le chapelain par le collet de son habit et le secouant d'un tremblement nerveux; Nelson faisait respirer des sels à la belle Emma Lyonna; sir William essayait d'expliquer l'apparition à l'aide de la science; les officiers raillaient de plus en plus; les barques continuaient de fuir.
Les matelots, d'après l'ordre du capitaine Harry, avaient passé la corde, qui serrait le cou de Caracciolo, sous ses bras, et attiraient à eux; mais, quoique les corps, dans l'eau, perdent un tiers à peu près de leur pesanteur, les efforts des quatre hommes réunis parvinrent à grand'peine à faire passer le tronc par-dessus le bordage du canot.
Les officiers anglais battirent des mains avec de grands éclats de rire et en criant:
–Hourra pour Harry!
La barque regagna le bâtiment et fut amarrée sous le beaupré.
Les officiers, curieux de connaître la cause de ce phénomène, passèrent du gaillard d'arrière au gaillard d'avant, tandis que les convives quittaient furtivement le vaisseau par les escaliers de tribord et de bâbord, pressés qu'ils étaient de fuir un spectacle qui, pour la plupart d'entre eux, avait quelque chose de diabolique, ou tout au moins de surnaturel.
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