Émile Zola - La Faute de l'abbé Mouret
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- Название:La Faute de l'abbé Mouret
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– Mais son enfant? interrompit le prêtre.
– L'enfant? il n'est pas là, n'est-ce pas? Il n'y sera peut-être jamais… Si elle fait le petit, nous verrons.
Rosalie, voyant comment tournait la démarche du curé, crut devoir s'enfoncer les poings dans les yeux en geignant. Elle se laissa même tomber par terre, montrant ses bas bleus qui lui montaient au-dessus des genoux.
– Tu vas te taire, chienne! cria le père devenu furieux.
Et il la traita ignoblement, avec des mots crus, qui la faisaient rire en-dessous, sous ses poings fermés.
– Si je te trouve avec ton mâle, je vous attache ensemble, je vous amène comme ça devant le monde… Tu ne veux pas te taire? Attends, coquine!
Il ramassa une motte de terre, qu'il lui jeta violemment, à quatre pas. La motte s'écrasa sur son chignon, glissant dans son cou, la couvrant de poussière. Étourdie, elle se leva d'un bond, se sauva, la tête entre les mains pour se garantir. Mais Bambousse eut le temps de l'atteindre encore avec deux autres mottes: l'une ne fit que lui effleurer l'épaule gauche; l'autre lui arriva en pleine échine, si rudement, qu'elle tomba sur les genoux.
– Bambousse! s'écria le prêtre, en lui arrachant une poignée de cailloux, qu'il venait de prendre.
– Laissez donc! monsieur le curé, dit le paysan. C'était de la terre molle. J'aurais dû lui jeter ces cailloux… On voit bien que vous ne connaissez pas les filles. Elles sont joliment dures. Je tremperais celle-là au fond de notre puits, je lui casserais les os à coups de trique, qu'elle n'en irait pas moins à ses saletés! Mais je la guette, et si je la surprends!.. Enfin, elles sont toutes comme cela.
Il se consolait. Il but un coup de vin, à une grande bouteille plate, garnie de sparterie, qui chauffait sur la terre ardente. Et, retrouvant son gros rire:
– Si j'avais un verre, monsieur le curé, je vous en offrirais de bon coeur.
– Alors, demanda de nouveau le prêtre, ce mariage?..
– Non, ça ne peut pas se faire, on rirait de moi… Rosalie est gaillarde. Elle vaut un homme, voyez-vous. Je serai obligé de louer un garçon, le jour où elle s'en ira… On reparlera de la chose, après la vendange. Et puis, je ne veux pas être volé. Donnant, donnant, n'est-ce pas?
Le prêtre resta encore là une grande demi-heure à prêcher Bambousse, à lui parler de Dieu, à lui donner toutes les raisons que la situation comportait. Le vieux s'était remis à la besogne; il haussait les épaules, plaisantait, s'entêtant davantage. Il finit par crier:
– Enfin, si vous me demandiez un sac de blé, vous me donneriez de l'argent… Pourquoi voulez-vous que je laisse aller ma fille contre rien!
L'abbé Mouret, découragé, s'en alla. Comme il descendait le sentier, il aperçut Rosalie se roulant sous un olivier avec Voriau, qui lui léchait la figure, ce qui la faisait rire. Elle disait au chien:
– Tu me chatouilles, grande bête. Finis donc!
Puis, quand elle vit le prêtre, elle fit mine de rougir, elle ramena ses vêtements, les poings de nouveau dans les yeux. Lui, chercha à la consoler, en lui promettant de tenter de nouveaux efforts auprès de son père. Et il ajouta qu'en attendant, elle devait obéir, cesser tout rapport avec Fortuné, ne pas aggraver son péché davantage.
– Oh! maintenant, murmura-t-elle en souriant de son air effronté, il n'y a plus de risque, puisque ça y est.
Il ne comprit pas, il lui peignit l'enfer, où brûlent les vilaines femmes. Puis, il la quitta, ayant fait son devoir, repris par cette sérénité qui lui permettait de passer sans un trouble au milieu des ordures de la chair.
VII
La matinée devenait brûlante. Dans ce vaste cirque de roches, le soleil allumait, dès les premiers beaux jours, un flamboiement de fournaise. L'abbé Mouret, à la hauteur de l'astre, comprit qu'il avait tout juste le temps de rentrer au presbytère, s'il voulait être là à onze heures, pour ne pas se faire gronder par la Teuse. Son bréviaire lu, sa démarche auprès de Bambousse faite, il s'en retournait à pas pressés, regardant au loin la tache grise de son église, avec la haute barre noire que le grand cyprès, le Solitaire, mettait sur le bleu de l'horizon. Il songeait, dans l'assoupissement de la chaleur, à la façon la plus riche possible, dont il décorerait, le soir, la chapelle de la Vierge, pour les exercices du mois de Marie. Le chemin allongeait devant lui un tapis de poussière doux aux pieds, une pureté d'une blancheur éclatante.
A la Croix-Verte, comme l'abbé allait traverser la route qui mène de Plassans à la Palud, un cabriolet qui descendait la rampe, l'obligea à se garer derrière un tas de cailloux. Il coupait le carrefour, lorsqu'une voix l'appela.
– Eh! Serge, eh! mon garçon!
Le cabriolet s'était arrêté, un homme se penchait. Alors, le jeune prêtre reconnut un de ses oncles, le docteur Pascal Rougon, que le peuple de Plassans, où il soignait les pauvres gens pour rien, nommait "monsieur Pascal" tout court. Bien qu'ayant à peine dépassé la cinquantaine, il était déjà d'un blanc de neige, avec une grande barbe, de grands cheveux, au milieu desquels sa belle figure régulière prenait une finesse pleine de bonté.
– C'est à cette heure-ci que tu patauges dans la poussière, toi! dit-il gaiement, en se penchant davantage pour serrer les deux mains de l'abbé. Tu n'as donc pas peur des coups de soleil?
– Mais pas plus que vous, mon oncle, répondit le prêtre en riant.
– Oh! moi, j'ai la capote de ma voiture. Puis, les malades n'attendent pas. On meurt par tous les temps, mon garçon.
Et il lui conta qu'il courait chez le vieux Jeanbernat, l'intendant du Paradou, qu'un coup de sang avait frappé dans la nuit. Un voisin, un paysan qui se rendait au marché de Plassans, était venu le chercher.
– Il doit être mort à l'heure qu'il est, continua-t-il. Enfin, il faut toujours voir… Ces vieux diables-là ont la vie joliment dure.
Il levait le fouet, lorsque l'abbé Mouret l'arrêta.
– Attendez… Quelle heure avez-vous, mon oncle?
– Onze heures moins un quart.
L'abbé hésitait. Il entendait à ses oreilles la voix terrible de la Teuse, lui criant que le déjeuner allait être froid. Mais il fut brave, il reprit aussitôt:
– Je vais avec vous, mon oncle… Ce malheureux voudra peut-être se réconcilier avec Dieu, à sa dernière heure.
Le docteur Pascal ne put retenir un éclat de rire.
– Lui! Jeanbernat! dit-il, ah! bien! si tu le convertis jamais, celui-là!.. Ça ne fait rien, viens toujours. Ta vue seule est capable de le guérir.
Le prêtre monta. Le docteur, qui parut regretter sa plaisanterie, se montra très affectueux, tout en jetant au cheval de légers claquements de langue. Il regardait son neveu curieusement, du coin de l'oeil, de cet air aigu des savants qui prennent des notes. Il l'interrogea, par petites phrases, avec bonhomie, sur sa vie, sur ses habitudes, sur le bonheur tranquille dont il jouissait aux Artaud. Et, à chaque réponse satisfaisante, il murmurait, comme se parlant à lui-même, d'un ton rassuré:
– Allons, tant mieux, c'est parfait.
Il insista surtout sur l'état de santé du jeune curé. Celui-ci, étonné, lui assurait qu'il se portait à merveille, qu'il n'avait ni vertiges, ni nausées, ni maux de tête.
– Parfait, parfait, répétait l'oncle Pascal. Au printemps, tu sais, le sang travaille. Mais tu es solide, toi… A propos, j'ai vu ton frère Octave, à Marseille, le mois passé. Il va partir pour Paris, il aura là-bas une belle situation dans le haut commerce. Ah! le gaillard, il mène une jolie vie!
– Quelle vie? demanda naïvement le prêtre.
Le docteur, pour éviter de répondre, claqua de la langue. Puis, il reprit:
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