Émile Zola - La Faute de l'abbé Mouret
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- Название:La Faute de l'abbé Mouret
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– Tiens, c'est plein de lait, ajouta-t-elle en soulevant les pis énormes de la bête.
L'abbé battit des paupières, comme si on lui eût montré une obscénité. Il se souvenait d'avoir vu, dans le cloître de Saint-Saturnin, à Plassans, une chèvre de pierre décorant une gargouille, qui forniquait avec un moine. Les chèvres, puant le bouc, ayant des caprices et des entêtements de filles, offrant leurs mamelles pendantes à tout venant, étaient restées pour lui des créatures de l'enfer, suant la lubricité. Sa soeur n'avait obtenu d'en avoir une qu'après des semaines de supplications. Et lui, quand il venait, évitait le frôlement des longs poils soyeux de la bête, défendait sa soutane de l'approche de ses cornes.
– Va, je vais te rendre la liberté, dit Désirée qui s'aperçut de son malaise croissant. Mais, auparavant, il faut que je te montre encore quelque chose… Tu promets de ne pas me gronder? Je ne t'en ai pas parlé, parce que tu n'aurais pas voulu… Si tu savais comme je suis contente!
Elle se faisait suppliante, joignant les mains, posant la tête contre l'épaule de son frère.
– Quelque folie encore, murmura celui-ci, qui ne put s'empêcher de sourire.
– Tu veux bien, dis? reprit-elle, les yeux luisants de joie. Tu ne te fâcheras pas?.. Il est si joli!
Et, courant, elle ouvrit une porte basse, sous le hangar. Un petit cochon sauta d'un bond dans la cour.
– Oh! le chérubin! dit-elle d'un air de profond ravissement, en le regardant s'échapper.
Le petit cochon était charmant, tout rose, le groin lavé par les eaux grasses, avec le cercle de crasse que son continuel barbotement dans l'auge lui laissait près des yeux. Il trottait, bousculant les poules, accourant pour leur manger ce qu'on leur jetait, emplissant l'étroite cour de ses détours brusques. Ses oreilles battaient sur ses yeux, son groin ronflait à terre; il ressemblait, sur ses pattes minces, à une bête à roulettes. Et, par derrière, sa queue avait l'air du bout de ficelle qui servait à l'accrocher.
– Je ne veux pas ici de cet animal! s'écria le prêtre très contrarié.
– Serge, mon bon Serge, supplia de nouveau Désirée, ne sois pas méchant… Vois comme il est innocent, le cher petit. Je le débarbouillerai, je le tiendrai bien propre. C'est la Teuse qui se l'est fait donner pour moi. On ne peut pas le renvoyer maintenant… Tiens, il te regarde, il te sent. N'aie pas peur, il ne te mangera pas.
Mais elle s'interrompit, prise d'un rire fou. Le petit cochon, ahuri, venait de se jeter dans les jambes de la chèvre, qu'il avait culbutée. Il reprit sa course, criant, roulant, effarant toute la basse-cour. Désirée, pour le calmer, dut lui donner une terrine d'eau de vaisselle. Alors, il s'enfonça dans la terrine jusqu'aux oreilles; il gargouillait, il grognait, tandis que de courts frissons passaient sur sa peau rose. Sa queue, défrisée, pendait.
L'abbé Mouret eut un dernier dégoût à entendre cette eau sale remuée. Depuis qu'il était là, un étouffement le gagnait, des chaleurs le brûlaient aux mains, à la poitrine, à la face. Peu à peu sa tête avait tourné. Maintenant, il sentait dans un même souffle pestilentiel la tiédeur fétide des lapins et des volailles, l'odeur lubrique de la chèvre, la fadeur grasse du cochon. C'était comme un air chargé de fécondation, qui pesait trop lourdement à ses épaules vierges. Il lui semblait que Désirée avait grandi, s'élargissant des hanches, agitant des bras énormes, balayant de ses jupes, au ras du sol, cette senteur puissante dans laquelle il s'évanouissait. Il n'eut que le temps d'ouvrir la claie de bois. Ses pieds collaient au pavé humide encore de fumier, à ce point qu'il se crut retenu par une étreinte de la terre. Et le souvenir du Paradou lui revint tout d'un coup, avec les grands arbres, les ombres noires, les senteurs puissantes, sans qu'il pût s'en défendre.
– Te voilà tout rouge, à présent, dit Désirée en le rejoignant de l'autre côté de la barrière. Tu n'es pas content d'avoir tout vu?.. Les entends-tu crier?
Les bêtes, en la voyant partir, se poussaient contre les treillages, jetaient des cris lamentables. Le petit cochon surtout avait un gémissement prolongé de scie qu'on aiguise. Mais, elle, leur faisait des révérences, leur envoyait des baisers du bout des doigts, riant de les voir tous là, en tas, comme amoureux d'elle. Puis, se serrant contre son frère, l'accompagnant au jardin:
– Je voudrais une vache, lui dit-elle à l'oreille, toute rougissante.
Il la regarda, refusant déjà du geste.
– Non, non, pas maintenant, reprit-elle vivement. Plus tard, je t'en reparlerai… Il y aurait de la place dans l'écurie. Une belle vache blanche, avec des taches rousses. Tu verras comme nous aurions du bon lait. Une chèvre, ça finit par être trop petit… Et quand la vache ferait un veau!
Elle dansait, elle tapait des mains, tandis que le prêtre retrouvait en elle la basse-cour qu'elle avait emportée dans ses jupes. Aussi la laissa-t-il au fond du jardin, assise par terre, en plein soleil, devant une ruche dont les abeilles ronflaient comme des balles d'or sur son cou, le long de ses bras nus, dans ses cheveux, sans la piquer.
XII
Frère Archangias dînait à la cure tous les jeudis. Il venait de bonne heure, d'ordinaire, pour causer de la paroisse. C'était lui qui, depuis trois mois, mettait l'abbé au courant, le renseignait sur toute la vallée. Ce jeudi-là, en attendant que la Teuse les appelât, ils allèrent se promener à petits pas, devant l'église. Le prêtre, lorsqu'il raconta son entrevue avec Bambousse, fut très surpris d'entendre le Frère trouver naturelle la réponse du paysan.
– Il a raison, cet homme, disait l'ignorantin. On ne donne pas son bien comme ça… La Rosalie ne vaut pas grand'chose; mais c'est toujours dur de voir sa fille se jeter à la tête d'un gueux.
– Cependant, reprit l'abbé Mouret, il n'y a que le mariage pour faire cesser le scandale.
Le Frère haussa ses fortes épaules. Il eut un rire inquiétant.
– Si vous croyez, cria-t-il, que vous allez guérir le pays, avec ce mariage!.. Avant deux ans, Catherine sera grosse; puis, les autres viendront, toutes y passeront. Du moment qu'on les marie, elles se moquent du monde… Ces Artaud poussent dans la bâtardise, comme dans leur fumier naturel. Il n'y aurait qu'un remède, je vous l'ai dit, tordre le cou aux femelles, si l'on voulait que le pays ne fût pas empoisonné… Pas de mari, des coups de bâton, monsieur le curé, des coups de bâton!
Il se calma, il ajouta:
– Laissons chacun disposer de son bien comme il l'entend.
Et il parla de régler les heures du catéchisme. Mais l'abbé Mouret répondait d'une façon distraite. Il regardait le village, à ses pieds, sous le soleil couchant. Les paysans rentraient, des hommes muets, marchant lentement, du pas des boeufs harassés qui regagnent l'écurie. Devant les masures, les femmes debout jetaient un appel, causaient violemment d'une porte à une autre, tandis que des bandes d'enfants emplissaient la route du tapage de leurs gros souliers, se poussant, se roulant, se vautrant. Une odeur humaine montait de ce tas de maisons branlantes. Et le prêtre se croyait encore dans la basse-cour de Désirée, en face d'un pullulement de bêtes sans cesse multipliées. Il trouvait là la même chaleur de génération, les mêmes couches continues, dont la sensation lui avait causé un malaise. Vivant depuis le matin dans cette histoire de la grossesse de Rosalie, il finissait par penser à cela, aux saletés de l'existence, aux poussées de la chair, à la reproduction fatale de l'espèce semant les hommes comme des grains de blé. Les Artaud étaient un troupeau parqué entre les quatre collines de l'horizon, engendrant, s'étalant davantage sur le sol, à chaque portée des femelles.
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