Émile Zola - Le Rêve
Здесь есть возможность читать онлайн «Émile Zola - Le Rêve» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: literature_19, foreign_antique, foreign_prose, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Le Rêve
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 60
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Le Rêve: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le Rêve»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Le Rêve — читать онлайн ознакомительный отрывок
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le Rêve», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
Ensuite, elle le vit qui demeurait debout, derrière les petites vitres verdâtres. Il se tourna, il eut un geste, sa femme reparut, très belle. Tous les deux, côte à côte, ne bougeaient plus, ne la quittaient plus du regard, l'air profondément triste.
Il y avait quatre cents ans que la lignée des Hubert, brodeurs de père en fils, habitait cette maison. Un maître chasublier l'avait fait construire sous Louis XI, un autre, réparer sous Louis XIV; et l'Hubert, actuel y brodait des chasubles, comme tous ceux de sa race. À vingt ans, il avait aimé une jeune fille de seize ans, Hubertine, d'une t'elle passion, que, sur le refus de la mère, veuve d'un magistrat, il l'avait enlevée, puis épousée.
Elle était d'une beauté merveilleuse, ce fut tout leur roman, leur joie et leur malheur. Lorsque, huit mois plus tard, enceinte, elle vint au lit de mort de sa mère, celle-ci la déshérita et la maudit, si bien que l'enfant, né le même soir, mourut. Et, depuis, au cimetière, dans son cercueil, l'entêtée bourgeoise ne pardonnait toujours pas, car le ménage n'avait plus eu d'enfant, malgré son ardent désir. Après vingt-quatre années, ils pleuraient encore celui qu'ils avaient perdu, ils désespéraient maintenant de jamais fléchir la morte. Troublée de leurs regards, la petite s'était renfoncée derrière le pilier de sainte Agnès. Elle s'inquiétait aussi du réveil de la rue: les boutiques s'ouvraient, du monde commençait à sortir. Cette rue des Orfèvres, dont le bout vient buter contre la façade latérale de l'église, serait une vraie impasse, bouchée du côté de l'abside par la maison des Hubert, si la rue Soleil, un étroit couloir, ne la dégageait, de l'autre côté, en filant le long du collatéral, jusqu'à la grande façade, place du Cloître; et il passa deux dévotes, qui eurent un coup d'œil étonné sur cette petite mendiante, qu'elles ne connaissaient pas, à Beaumont. La tombée lente et obstinée de la neige continuait, le froid semblait augmenter avec le jour blafard, on n'entendait qu'un lointain bruit de voix, dans la sourde épaisseur du grand linceul blanc qui couvrait la ville.
Mais, sauvage, honteuse de son abandon comme d'une faute, l'enfant se recula encore, lorsque, tout d'un coup, elle reconnut devant elle Hubertine, qui n'ayant pas de bonne, était sortie chercher son pain.
– Petite, que fais-tu là? qui es-tu?
Et elle ne répondit point, elle se cachait le visage. Cependant elle ne sentait plus ses membres, son être s'évanouissait, comme si son cœur, devenu de glace, se fût arrêté. Quand la bonne dame eut tourné le dos, avec un geste de pitié discrète, elle s'affaissa sur les genoux, à bout de forces, glissa ainsi qu'une chiffe dans la neige, dont les flocons, silencieusement, l'ensevelirent. Et la dame, qui revenait avec son pain tout chaud, l'apercevant ainsi par terre, de nouveau s'approcha.
– Voyons, petite, tu ne peux rester sous cette porte.
Alors, Hubert, qui était sorti à son tour, debout au seuil de la maison, la débarrassa du pain, en disant:
– Prends-la donc, apporte-la!..
Hubertine, sans ajouter rien, la prit dans ses bras solides.
Et l'enfant ne se reculait plus, emportée comme une chose, les dents serrées, les yeux fermés, toute froide, d'une légèreté de petit oiseau tombé de son nid.
On rentra, Hubert referma la porte, tandis qu'Hubertine, chargée de son fardeau, traversait la pièce sur la rue, qui servait de salon et où quelques pans de broderie étaient en montre, devant la grande fenêtre carrée. Puis, elle passa dans la cuisine, l'ancienne salle commune, conservée presque intacte, avec ses poutres apparentes, son dallage raccommodé en vingt endroits, sa vaste cheminée au manteau de pierre. Sur les planches, les ustensiles, pots, bouilloires, bassines, dataient d'un ou deux siècles, de vieilles faïences, de vieux grés, de vieux étains. Mais, occupant l'âtre de la cheminée, il y avait un fourneau moderne, un large fourneau de fonte, dont les garnitures de cuivre luisaient. Il était rouge, on entendait bouillir l'eau du coquemar. Une casserole, pleine de café au lait, se tenait chaude, à l'un des bouts.
– Fichtre! il fait meilleur ici que dehors, dit Hubert, en posant le pain sur une lourde table Louis XIII qui occupait le milieu de la pièce. Mets cette pauvre mignonne près du fourneau, elle va se dégeler.
Déjà Hubertine asseyait l'enfant; et tous les deux la regardèrent revenir à elle. La neige de ses vêtements fondait, tombait en gouttes pesantes. Par les trous des gros souliers d'homme, on voyait ses petits pieds meurtris, tandis que la mince robe dessinait la rigidité de ses membres, ce pitoyable corps de misère et de douleur. Elle eut un long frisson, ouvrit des yeux éperdus, avec le sursaut d'un animal qui se réveille pris au piège. Son visage sembla se renfoncer sous la guenille nouée à son menton. Ils la crurent infirme du bras droit, tellement elle le serrait immobile, sur sa poitrine.
– Rassure-toi, nous ne voulons pas te faire du mal… D'où viens-tu? qui es-tu? À mesure qu'on lui parlait, elle s'effarait davantage, tournant la tête, comme si quelqu'un était derrière elle, pour la battre. Elle examina la cuisine d'un coup d'œil furtif, les dalles, les poutres, les ustensiles brillants; puis, son regard, par les deux fenêtres irrégulières, laissées dans l'ancienne baie, alla au-dehors, fouilla le jardin jusqu'aux arbres de l'évêché, dont les silhouettes blanches dominaient le mur du fond, parut s'étonner de retrouver là, à gauche, le long d'une allée, la cathédrale, avec les fenêtres romanes des chapelles de son abside. Et elle eut de nouveau un grand frisson, sous la chaleur du fourneau qui commençait à la pénétrer; et elle ramena son regard par terre, ne bougeant plus.
– Est-ce que tu es de Beaumont?.. Qui est ton père?
Devant son silence, Hubert s'imagina qu'elle avait peut-être la gorge trop serrée pour répondre.
– Au lieu de la questionner, dit-il, nous ferions mieux de lui servir une bonne tasse de café au lait bien chaud.
C'était si raisonnable, que, tout de suite, Hubertine donna sa propre tasse. Pendant qu'elle lui coupait deux grosses tartines, l'enfant se défiait, reculait toujours; mais le tourment de la faim fut le plus fort, elle mangea et but goulûment. Pour ne pas la gêner, le ménage se taisait, ému de voir sa petite main trembler, au point de manquer sa bouche. Et elle ne se servait que de sa main gauche, son bras droit demeurait obstinément collé à son corps. Quand elle eut finir elle faillit casser la tasse, qu'elle rattrapa du coude, maladroite, avec un geste d'estropiée.
– Tu es donc blessée au bras? lui demanda Hubertine. N'aie pas peur, montre un peu, ma mignonne.
Mais, comme elle la touchait, l'enfant, violente, se leva, se débattit; et, dans la lutte, elle écarta le bras. Un livret cartonné, qu'elle cachait sur sa peau même, glissa par une déchirure de son corsage. Elle voulut le reprendre, resta les deux poings tordus de colère, en voyant que ces inconnus l'ouvraient et le lisaient.
C'était un livret d'élève, délivré par l'Administration des Enfants assistés du département de la Seine. À la première page, au-dessous d'un médaillon de saint Vincent de Paul, il y avait, imprimées, les formules: nom de l'élève, et un simple trait à l'encre remplissait le blanc; puis, aux prénoms, ceux d'Angélique. Marie; aux dates, née le 22 janvier! 85!, admise le 23 du même mois, sous le numéro matricule! 634. Ainsi, père et mère inconnus, aucun papier, pas même un extrait de naissance, rien que ce livret d'une froideur administrative, avec sa couverture de toile rose pâle. Personne au monde et un écrou, l'abandon numéroté et classé. – Oh! une enfant trouvée! s'écria Hubertine.
Angélique, alors, parla, dans une crise folle d'emportement.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Le Rêve»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le Rêve» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Le Rêve» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.