Au même moment, la puanteur l'agressa, fétide et écrasante, semblant remplir l'espace qui l'entourait. La puanteur de la mort y était aussi présente et, alors, Stephania vit les corps, que l'on avait simplement abandonnés comme s'ils n'étaient rien. Au loin, elle pensa apercevoir des feux funéraires mais douta qu'il s'agisse des élégants bûchers que l'on embrasait habituellement aux funérailles. Ces feux ne pouvaient être que des fosses communes en attente d'une série infinie de corps à consumer.
A présent, Stephania savait où elle était. Elle se trouvait dans le dépotoir au-delà de la ville, où l'on vidait mille tas d'ordures et où les plus pauvres des pauvres récupéraient ce qu'ils pouvaient trouver. En général, les seuls corps qui finissaient ici étaient ceux des gens qui ne pouvaient pas se permettre de s'acheter une tombe ou qui arrivaient là morts, victimes de criminels.
Stephania retomba en arrière pendant ce qui sembla durer une éternité. Au dessus-d'elle, le ciel formait des vagues. Seule la force de sa volonté l'empêcha de céder et de succomber aux ténèbres qui menaçaient de la consumer. Elle se força lever à nouveau la tête sans tenir compte de la douleur.
Il y avait des gens qui bougeaient au-dessus des tas d'ordures. Ils portaient des haillons et avaient le visage crasseux. Beaucoup d'entre eux n'étaient guère plus que des enfants. Ils avaient les pieds enveloppés dans des chiffons pour se protéger contre les objets tranchants.
“A l'aide … à l'aide”, appela Stephania.
Ce n'était pas qu'elle ait tellement foi en la générosité d'autrui. C'était simplement qu'elle n'avait pas de meilleure possibilité. Après tout ce qui lui était arrivé, elle ne pourrait jamais survivre à cette épreuve sans aide. Ils lui avaient arraché son enfant pour le sacrifier. Ils l'avaient volé !
Comme appelée par cette pensée, l'agonie se réveilla brusquement dans sa blessure à l'estomac et Stephania hurla. Quand elle avait appelé à l'aide, cela n'avait fait venir aucun des miséreux, mais son hurlement le fit. Ils arrivèrent en marchant d'un pas raide sur les tas d'objets cassés comme s'ils étaient certains que c'était une sorte de piège. Cela dit, ils ne ressemblaient pas à des gens de Felldust. Il semblait que les plus pauvres des pauvres puissent survivre même en temps de guerre sans que leur situation ne change.
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