Indridason, Arnaldur - Hypothermie
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– C’est vrai qu’aujourd’hui elles sont mortes toutes les deux.
– Tout à fait.
– Et que, par conséquent, cela ne changera rien.
– Je ne pense pas, en effet.
– Je ne sais rien à propos de l’hélice de ce bateau à moteur, précisa Kristin.
Elle demeura un moment silencieuse avant de poursuivre :
– Pourquoi donc Maria a-t-elle fait cela ?
– Je l’ignore, répondit Erlendur.
– La pauvre petite, soupira Kristin. Je me souviens si bien d’elle du vivant de mon frère. Elle était leur rayon de soleil. Elle était leur seul enfant et ils l’ont élevée avec un amour infini. Quand Magnus est mort à Thingvellir, on aurait dit que ses jambes s’étaient subitement dérobées sous son corps. Ça valait pour toutes les deux, pour Maria et Leonora. Je sais que Leonora était très amoureuse de mon frère, au point qu’il lui aurait presque caché le soleil. Et la gamine était très proche de lui. Voilà ce qui m’échappe. Je ne comprends pas ce qu’il avait dans la tête.
– Il ? Vous voulez dire Magnus ?
– Après l’accident, la mère et la fille ne se quittaient pas d’une semelle. Leonora protégeait tellement Maria que c’en était trop. Je crois qu’elle la surprotégeait. Les autres pouvaient à peine l’approcher et nous, la famille de Magnus, pas du tout. Les liens qui nous unissaient se sont dissous avec le temps. En fait, Leonora a coupé toute relation avec nous, avec la famille paternelle de sa fille, après l’accident. Ça m’a toujours semblé très étrange. Mais je n’ai appris toute la vérité qu’un peu avant le décès de Leonora. Elle m’a demandé de venir la voir avant de s’en aller, elle était clouée sur son lit de mort, extrêmement faible, et savait qu’il ne lui restait que quelques jours à vivre. Nous n’avions aucun contact depuis… depuis une éternité. Elle était dans sa chambre, elle m’a demandé de fermer la porte et de venir m’asseoir à son chevet. Elle avait quelque chose à me confier avant de dire adieu à ce monde. Je ne savais franchement pas à quoi m’attendre. Alors, elle s’est mise à me parler de Magnus.
– Vous a-t-elle dit ce qui s’est passé au lac ?
– Non, mais elle était furieuse contre lui.
Kristin remplit une nouvelle fois son verre d’aquavit. Erlendur refusa d’en prendre un second. Elle vida le sien d’un trait avant de le reposer doucement sur la table.
– Et maintenant elles sont parties toutes les deux, reprit-elle.
– Oui.
– Elles formaient presque une seule personne.
– Que vous a avoué Leonora ?
– Que Magnus s’apprêtait à la quitter. Il avait rencontré une autre femme. J’étais déjà au courant, il me l’avait raconté à l’époque. Enfin, c’est pour cette raison que Leonora m’a demandé de venir la voir. Elle a plus ou moins laissé entendre que j’avais participé à une sorte de complot contre elle. Elle ne l’a pas dit de façon directe, mais je l’ai bien senti.
Erlendur hésitait.
– En d’autres termes, il lui était infidèle.
Kristin hocha la tête.
– Ça avait débuté quelques mois avant son décès. Il me l’avait confié. Je crois qu’il ne l’avait dit qu’à moi et je ne l’ai pas répété à qui que ce soit. Ça ne regarde personne. Magnus a annoncé à Leonora qu’il voulait mettre un terme à leur mariage. Elle en a été profondément affectée, m’a-t-elle dit. Elle tombait des nues. Elle aimait mon frère et se consacrait tout entière…
– Il lui a révélé cela à Thingvellir ?
– Oui. Ensuite, Magnus est mort et je n’ai jamais soufflé mot de son infidélité. Ni à Leonora, ni à quiconque. Il était décédé et je me suis dit que ça ne regardait personne.
Kristin inspira profondément.
– Leonora m’a reproché de ne pas l’avoir prévenue dès que j’ai appris qu’il la trompait. Magnus a dû lui dire que j’étais au courant. En ce qui me concerne, il me semblait préférable qu’elle l’apprenne de sa bouche. Elle s’est montrée extrêmement butée et rancunière à mon égard. J’avais l’impression qu’elle pensait encore que je l’avais trahie, même après toutes ces années. Quand elle est morte… je n’ai pas eu la force de me rendre à son inhumation. Et aujourd’hui je le regrette. À cause de Maria.
– Ça vous est arrivé de parler de l’accident avec Maria ?
– Non.
– Vous pouvez me dire qui était cette femme que Magnus avait rencontrée ?
Kristin avala une autre gorgée d’aquavit.
– Qu’est-ce que ça changerait ?
– Je ne sais pas, répondit Erlendur.
– Je crois bien que c’est justement pour cette raison que Magnus a tellement hésité à lui dire, à cause de l’identité de celle qu’il voyait.
– Comment ça ?
– La femme en question était une bonne amie de Leonora.
– Ah, je vois.
– Elles ne se sont plus jamais adressé la parole après ça.
– Avez-vous, à un moment où à un autre, établi un lien quelconque entre cette affaire et l’accident ?
Kristin regarda Erlendur d’un air grave.
– Non, où voulez-vous en venir ?
– Je…
– Pour quelle raison vous intéressez-vous à cet accident seulement maintenant ?
– J’ai entendu parler de ce qui est survenu à…
– Le décès de Maria laisserait penser à autre chose ?
– Non, répondit Erlendur.
– Pourtant, elle a dit à une de ses amies que, peut-être, Magnus devait mourir, c’est bien ça ?
– C’est exact.
– J’ai toujours considéré ce qui est arrivé là-bas comme un terrible accident. Pas un seul instant, je n’ai envisagé qu’il ait pu s’agir d’autre chose.
– Mais… ?
– Il n’y a pas de mais qui tienne. Il est trop tard pour changer quoi que ce soit.
La station de taxis était située en plein centre-ville, dans un bâtiment qui avait connu des jours meilleurs. Il avait abrité une boîte de nuit, dans un passé où les jeunes hommes mettaient de la brillantine, portaient la banane, où leurs petites amies étaient coiffées à la Bardot et où un rock tout frais arrivé d’Amérique avait déchaîné les foules sur les pistes de danse avant de sombrer dans le silence. La moitié du bâtiment avait été transformée en station de taxis et le calme régnait désormais dans les parages. Deux hommes d’âge mûr jouaient au rami. Le sol était tapissé d’un lino jaune plein de trous, la laque immaculée des murs avait depuis longtemps cédé le pas à la crasse et ce n’était pas demain la veille qu’on trouverait le désodorisant permettant d’atténuer les relents d’humidité qui émanaient du parquet et des murs en bois. En entrant ici, on avait l’impression de faire un bond de cinquante ans en arrière. Erlendur ne boudait pas son plaisir. Il s’attarda un instant au milieu de l’espace pour humer l’histoire des lieux.
La standardiste leva les yeux. Voyant que les joueurs de rami n’avaient aucune intention d’interrompre leur partie, elle demanda à Erlendur s’il voulait qu’elle lui appelle une voiture. Il s’approcha pour la questionner au sujet d’un chauffeur, un certain Elmar.
– Elmar, le 32 ? s’enquit la femme qui avait eu son heure de gloire à la même époque que le bâtiment.
– Oui, je suppose.
– Il est en route, observa-t-elle, vous voulez l’attendre ? Il ne va pas tarder. Il mange toujours ici, le soir.
– Oui, c’est ce qu’on m’a dit, répondit Erlendur.
Il la remercia, puis alla s’installer à une table. L’un des joueurs leva les yeux et lui lança un bref regard. Erlendur lui adressa un signe de la tête, mais ne reçut aucune réponse. On aurait dit que le rami était la raison d’être de ces deux hommes.
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